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Cathubodua, Thalia Took

Une représentation très graphique, en 4 couleurs, de Thalia Took (Page originale).

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Justesse de notre Être et de nos Actions

Source : une publication du groupe Facebook  « Morrigu’s Daughters: A Sisterhood Dedicated to The Great Queen »:

« Un magnifique message sur la Justesse de notre Être et de nos Actions. » – Valiel

Version originale :

Good evening everyone! Lately I have been reading all over FB hate spewed from both sides of an argument, which led me to question- is there even a right side to be on anymore?”

Sat down with The Great Queen and started writing and thought I would share. Would love to hear how we, as daughters of the the Great Queen, can lead by example and rise above.

“Remember don’t just talk the talk, but walk the walk. Live at a higher vibration and do not judge others – their journey is not the same as yours.

Learn something from everyone you meet. You may be surprised at how you evolve.

Pointing fingers at another does not make you the better person. Actions speak louder than words.

Accept your mistakes and make them a platform to learn from, breaking the cycles and change future outcomes, while healing your past.

Apologize when necessary but remember you are not a sorry person. We all make mistakes and every decision we make leads us to the next step of our journey. Find the beauty of being imperfect.

Honor those who came before you. It is where our wisdom lies. The stories, parables and whispers of our ancestors is part of our legacy and will remain for generations to come.

And make this lifetime something magickal and worth remembering!”

Much love and many blessings!
-Ivy

Traduction semie-automatique (l’automatique était vraiment trop mauvaise, j’ai procédé à des modifications – Valiel) :

Bonsoir tout le monde ! Dernièrement, j’ai lu partout sur fb de la haine crachée des deux côtés d’un débat houleux, ce qui m’a conduit à me poser des questions – Existe-t-il seulement un côté juste à choisir ? »

Je me suis assise avec la grande reine et j’ai commencé à écrire et j’ai pensé que je pourrais le partager. J’aimerais savoir comment nous, en tant que filles de la grande reine, pouvons montrer l’exemple et nous élever.

« Souviens-toi, ne te contente pas de parler seulement, mais joins le geste à la parole. Vis sur une vibration plus élevée et ne juge pas les autres – leur voyage n’est pas le même que le tiens.

Apprends quelque chose de tous ceux que tu rencontres. Tu es peut-être surpris(e) de la façon dont tu évolues.

Pointer quelqu’un du doigt ne fait pas de toi quelqu’un de meilleur. Les actions parlent plus fort que les mots.

Accepte tes erreurs et fais-en une plate-forme pour apprendre, brise ainsi les cycles et change les résultats futurs, tout en guérissant ton passé.

Excuse-toi si nécessaire, mais souviens-toi que tu n’es pas une personne autocentrée qui passe son temps à s’apitoyer sur son sort. Nous faisons tous des erreurs et toutes les décisions que nous prenons nous conduisent à la prochaine étape de notre voyage. Trouve la beauté d’être imparfaite.

Honore ceux qui sont venus avant toi. C’est là que se trouve notre sagesse. Les histoires, les paraboles et les murmures de nos ancêtres font partie de notre héritage et resteront pour les générations à venir.

Et faire de cette vie quelque chose de bienfaisantes et qui vaut la peine de se souvenir ! »

Beaucoup d’amour et beaucoup de bénédictions !
– Ivy

October Devotional Challenge

Dans le même genre que le « inktober » (défi de dessin du mois d’octobre: 1 jour = 1 dessin), un défi dévotionnel sur/pour La Morrigan.
Le mois d’octobre permettait évidemment de conclure en beauté sur Samhain mais c’est un défi applicable/modifiable à l’envie assez facilement pour correspondre aux autres mois. (La traduction suit l’original)

Challenge proposé par le groupe Facebook « Morrigan, Great Queen »

L’image contient peut-être : texte qui dit ’October Devotional Challenge 1) Raven 2) Blood. 23) Feather 2) Poetry 13) Candle. 24) Altar 3) Sword 14) Macha. 25) Experience 4) Red 15) Eel. 26) Prophecy 5) Crow. 1 6) Song. 27) Celtic 6) Blessing. 17) Horse. 28) Morrigan 7) Badb. 1 8) Offering. 29) Dream 8) Wolf. 19) Bone. 30) Banner 9) Prayer. 20) Symbol. 31) Ritual 10) Spear. 21) Nemain 1 1) Black. 22) Heifer Morrigan, Great Queen’

  1. Corbeau
  2. Poésie
  3. Épée
  4. Rouge
  5. Corneille
  6. Bénédiction
  7. Badb
  8. Louve
  9. Prière
  10. Lance
  11. Noir
  12. Sang
  13. bougie
  14. Macha
  15. Anguille
  16.  Chanson
  17. Cheval
  18. Offrande (sacrifice/don)
  19. Os
  20. Symbole
  21. Nemain
  22. Génisse
  23. Plume
  24. Autel
  25. Expérience
  26. Prophétie
  27. Celtique
  28. Morrigan
  29. Rêve
  30. Bannière/étendard
  31. Rituel

Source: https://www.facebook.com/greatqueenmorrigan/photos/a.128282951078826/335321010375018/?type=3&theater

Aubépine.

Comprendre la différence entre l’appropriation culturelle et l’appréciation culturelle

Voici une vidéo essentielle de Lora O’Brien (que vous pouvez retrouver sur Facebook, sur Youtube, sur Patreon etc) dont je partage souvent ici les travaux. Elle est relativement courte (20 min) étant donné la densité du sujet, elle est vraiment limpide et pleine de suggestions concrètes ! Pour moi, la question de la décolonisation et de l’appropriation culturelle est essentielle, bien que je pratage très peu dessus car je me sens absolument novice. Cela entre pour moi pleinement dans la phase guerrière et juste (justice) du travail avec la Morrigan. Aussi, comme le signifie Lora à la fin de sa vidéo, le paganisme irlandais (et dans mon cas, le paganisme « celte ») est fondé sur ce principe clé de la relation juste. Pour équilibrer les relations, et les dynamiques de pouvoir, nous avons tous besoin de prendre du temps de réfléchir à ce sujet et de procéder à des actes clairs pour réparer ce qui a été fait, et sortir des schémas du passé.

Avec l’accord de l’auteure, je transcris ici un résumé de la vidéo. Il ne s’agit pas d’une transcription fixe, ligne à ligne, mot à mot. Je résume les grandes idées, je mets en forme des titres, j’ai arrangé l’ordre, et j’ajoute parfois des exemples.

Note préliminaire : il est assez délicat de savoir comment traduire en français le mot « native ». Il y a 15 ans je me serais posée moins de questions je pense, mais avec la montée des extrêmes en Europe, certains termes ont pris une connotation terrible. « Native » peut se dire « natif », mais le mot n’est pas toujours explicite en contexte ; l’expression de base est une personne « de souche », qui est devenue très connotée racisme d’extrême droite… Pour cette raison, vous trouverez partout dans le résumé des guillemets autour de cette expression, parce que je l’ai trouvée problématique (mais ça ne devrait pas en fait, c’est factuellement ce sens-là.)

Quelle est la différence entre le fait d’aimer, d’apprécier, une culture, et le fait de se l’approprier ?

[Note contextuelle de Valiel] Cette réflexion découle des mouvements de décolonisation qui ont eu lieu partout dans le monde depuis le milieu du 20e siècle : l’appropriation culturelle est un comportement colonisateur non acceptable.

[Résumé de la vidéo de Lora]

L’appropriation culturelle découle d’une attitude de besoin et de satisfaction immédiate : j’adore cette chose (ndt: les attrapes rêves, la roue de médecine, les chakas, la kundalini…), elle me plaît, je la veux, je la prends ; souvent, je la sors de sa culture, de sa langue, de son contexte. Si on voulait le résumer en un mot, l’appropriation culturelle c’est « prendre ».

Petit résumé d’introduction :

Vous êtes sur un terrain sain, vous n’êtes pas en situation d’appropriation culturelle, si :

  • Vous ne gagnez pas d’argent avec
  • Vous ne l’enseignez pas
  • Vous n’avez pas gagné un statut social supérieur uniquement sur cette base

L’exemple d’appropriation classique :  enseigner cette / ces chose(s) alors qu’une personne « native », de souche, pourrait / devrait le faire. Dans ce cas-là, vous prenez la place (physique, morale, et « vocale ») qui devrait être occupée par une personne de souche (native), mais à laquelle on ne donne pas cette place (ndt: par interdit, par manque d’attention, etc ; c’est un privilège, parfois lié à la couleur de la peau mais pas forcément). Vous pourriez donc être dans l’intention bienveillante de promouvoir à tout prix une culture, alors que vous vous êtes en réalité approprié un fragment d’une culture qui ne vous appartient pas.

Si vous retrouvez dans les cas mentionnés ci-dessus : il va falloir s’asseoir un long moment et réfléchir à ce que l’on fait. Ensuite, se rendre compte que pour rééquilibrer cette dynamique (appropriation) il est possible de « rendre », de donner au lieu de prendre. Par ailleurs cela est nécessaire pour tout le monde, également si l’on est dans « simple » démarche d’appréciation culturelle. Il est essentiel de rendre à cette culture qui nous a tant donné (puisque l’on apprécie autant).  Lora nous donne des conseils pratiques pour rétablir l’équilibre et donner :

  • Soutenir des créateurs et artistes « de souche » (tout type de contenu ; des écrivains, des musiciens, des peintres, des vidéastes… etc) ;
  • Souscrire à des Patreon, des crowd-funding (type kickstarter), acheter des livres de personnes « de souche », …
  • Regarder des vidéos qui viennent de sources « originales » (des personnes ou groupes de personnes dont c’est la culture d’origine)

Il s’agit donc de vérifier toujours ses sources et de les interroger :

  • (exemple) Qui a fait ce film sur l’Irlande ?
  • De quelle origine est le réalisateur ?
  • De quelles origines sont les acteurs ?
  • Est-ce qu’il y a une star irlandaise ?
  • Est-ce que c’est tourné en Irlande ?

Les conseils pratiques quand nos budgets sont limités : on dit bien « le temps c’est de l’argent », donc on peut donner de notre temps :

  • Écrire des revues / critiques (reviews) de livres / jeux / films / etc de la culture donnée, exécuté par des personnes « de souche » ;
  • Laisser des évaluations sur les sites de ces créateurs ;
  • Aller à des événements organisés par eux ;
  • Amplifier les messages de ces personnes, artistes, créateurs, enseignants, sur les réseaux sociaux ;
  • En parler à nos proches, nos amis, partager nos ressentis sur vos blogs ou vos pages ;
  • Trouver des causes charitables et les soutenir (des associations locales)

Au sujet de ce dernier point, Lora rappelle que si ces personnes, dans leur pays, sont actuellement en situation de crise, si elles sont cantonnées à « survivre » plutôt que « vivre », elles ne pourront pas créer, enseigner, développer, promouvoir leur culture, faire survivre leur langue etc. Quelques exemples de causes : les abris pour les femmes, pour les sans-abris, de l’activisme écologique, la défense de la faune et flore, du paysage, etc. Qui essaie de défendre la société, la vie de ses habitants ? Si vous appréciez une langue, une musique, une culture, etc, ce sont les gens qui la créent, et s’ils sont dans le besoin ils ne pourront pas le faire.

Le cas de la langue est également très marquant, beaucoup de langues sont en danger de disparaître (y compris l’irlandais) :

  • nous pouvons les apprendre ;
  • donner à nos proches l’envie de les apprendre ;
  • cherchons des ressources de qualité, et partageons-les autour de de nous ;
  • donnons un peu d’argent à ces organisations de sauvegarde lorsque nous pouvons (des bibliothèques par exemple, des projets d’archives en ligne etc)
  • Exemple : si nous sommes intéressés par le paganisme irlandais, Lora nous invite à nous rendre sur le site de https://www.duchas.ie/  et nous renseigner pour aider à transcrire la collection folklore (National Folklore) ;

Un autre rappel : « Never speak over, for, or instead of a native person« . Autrement dit :

  • never speak over : ne coupez pas la parole ou ne parlez pas plus fort qu’un natif  (ne prenez pas tout l’espace de parole) ;
  • never speak for : n’exprimez jamais les convictions ou la position d’un natif ;
  • never speak instead of : ne parlez jamais à la place d’un natif.

Ce n’est pas parce qu’une personne travaille avec une culture depuis longtemps qu’elle sera plus qualifiée qu’une personne « de souche ». Les créateurs et les enseignants natifs ont souffert d’un grand trauma de dépréciation générationnel. Leur culture a longtemps été insultée, vue comme inférieure, arriérée, etc (c’est le processus de colonisation), et donc il est très difficile d’avoir confiance en ce que l’on fait, de prendre la parole, de promouvoir ce qui a été dégradé. Ils auront tendance à se sentir systématiquement moins bon qu’un autre. C’est important de prendre quelques pas de recul, et de laisser la place à un natif, pour booster sa confiance en soi, pour redonner une place qui leur a été volée aussi.

 

– Valiel.

 

Morrighan par Iecee

Un vrai coup de cœur

Morrighan by Iecee

Morrighan par Iecee,
En argile cuite et émaillée.

Source: https://www.deviantart.com/iecee/art/Morrighan-33472582

Aubépine

« La Morrigan: à la rencontre des grandes reines » de Morgan Daimler

« La Morrigan : à la rencontre des grandes reines » de Morgan Daimler
Parution le : 24/01/2019
Éditeur(s) : éditions Danaé
Traducteur : Hervé Solarczyck
ISBN: 979-10-94876-32-9
Prix: 12 €

Jusqu’ici le seul livre francophone était le très bon et très universitaire « La souveraineté guerrière de l’Irlande » de Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc’h (Référence ISBN 978-2-36747-019-1 pour les intéressés)

Selon toute vraisemblance, les éditions Danaé nous offrent ici la traduction de « The Morrigan: Meeting the Great Queens » de Morgan Daimler, un livre considéré comme un livre de référence sur La Morrigan. 

Morgan Daimler est depuis des années une référence dans le milieu païen anglophone, connue principalement pour être une « spécialiste » de la Morrigan et de Faery. Elle fait partie des personnes qui emploient une approche systématiquement sourcée et appuyée sur beaucoup de rigueur intellectuelle, ayant un travail proche (voire identique?) de la démarche académique. Parallèlement à ses livres, qui sont de véritables condensés synthétiques sur un thème donné, elle a publié intensément sur son blog (Living Liminally) depuis de nombreuses années, autant des poèmes que des micros articles à thème sur la Morrigan et le domaine des Êtres du Sidh, entre autres.  Récemment, elle a commencé également à y vulgariser et à proposer des articles un peu moins « austères ». Auteure, elle compte de nombreux livres à son actif, dont des introductions à la religion polythéiste irlandaise, à Manannan Mac Lyr, à Brigid, mais aussi également de la fiction.

Mot de l’éditeur: Morrigan, déesse de la guerre, de la bataille, de la pophétie, de la mort, de la souveraineté et de la magie, continue encore aujourd’hui d’affirmer sa présence et son importance, avec la même force que dans les siècles passés. Ce livre constitue une introduction à la Morrigan et à plusieurs déesses apparentées qui partagent son titre (y compris Badb et Macha). Il vous permettra d’en apprendre davantage sur elle et de vous préparer à travailler avec elle dans les meilleures conditions. Car jusqu’ici, répondre à l’appel de Morrigan signifiait souvent relever le défi de trouver son histoire et son mythe dans un océan de désinformation, de suppositions et de textes anciens devenus difficiles à trouver. Grace à cet ouvrage, toutes les informations nécessaires sont désormais à votre portée.

La Morrigan : à la rencontre des grandes reines