Equinoxe, et un tarot vers l’Autre Monde

Quelques nouvelles…

Cela fait deux mois que je pense à vous. Lecteurs dont je ne connais pas le nom, suiveurs du blog, et connaissances virtuelles que je sais honorer la Déesse Morrigan. Je reprends le chemin, j’erre, j’arpente… J’aimerais en toucher deux mots, j’aimerais partager avec vous moi-même avide que vous plantiez quelques mots de votre propre chemin, et puis pour nourrir ce sanctuaire sacré aussi. Mais je n’y arrive pas. Mes réflexions et mes rencontres avec Morrigan ont monté (ou descendu!) d’un cran au moins encore, et j’expérimente de plus en plus des choses que je suis incapable de mettre en mots. Trop personnelles, trop bouleversantes, et parfois même juste non verbales… des choses que l’on trouve très profond en soi, vers le chakra racine, entre le racine et le sacré, dans le ventre, dans l’instinct animal.

J’aurais voulu vous parler de l’Equinoxe aussi, le plus fort pour moi pour aller à la rencontre de Morrigan, notre date d’anniversaire… j’en frissonne toujours. L’anniversaire de notre première rencontre, toujours aussi bouleversante, un équinoxe d’automne 2009 (disponible ici). Cette année, j’ai eu le droit à mon lot de peurs, j’ai freiné des quatre fers parce que non, je suis encore fatiguée, je ne voulais pas rentrer dans la période sombre… et puis je me suis pris un petit coup de pied aux fesses, j’ai songé à certaines « initiations » de Morrigan, et j’ai décidé de plonger la tête sous l’eau pour la suivre. Apprendre à embrasser ma peur et mes difficultés pleinement quitte à étouffer un peu… un moment à passer puis on s’habitue, on s’abandonne au processus, et tout d’un coup ça coule tout seul. L’Equinoxe, qui résonne toujours un peu « Mabon » dans ma tête même si ça n’est pas historique et pas adapté à mon chemin, oscille pour moi en terme de symbolique entre la traversée du lac dans le noir ou la brume, pour aller à la rencontre de quelque chose, et la plongée dans le chaudron noir de la Déesse (Morrigan). Cette année c’était le deuxième cas, à l’image de mes descentes dans le lac miroir, embrasser cette matière entre deux, visqueuse, noir, qui colle à la peau et aux poumons, pour accepter de me « détruire » symboliquement, de laisser mes vieilles peaux macérer dans cette pâte pour ensuite être consumées, et que j’en ressorte purifiée et neuve… à Samhain idéalement.

L’équinoxe d’automne est mon seuil et mon anniversaire. Et les Dieux savent à quel point je suis définie par les seuils, même si j’ai toujours cherché à me définir autrement parce que ça n’est pas bien confortable. J’ai parlé un peu des mes expérience cette année sur mon blog principal, et l’étape, une fois de plus, a été marquée par une « création » et inauguration. De la même façon que ce sanctuaire a été créée pour Morrigan à Mabon 2010, j’ouvre désormais une nouvelle page de « ma vie » au sens large cette année pour l’équinoxe. J’accepte les signes, je suis les flux même si cela me paraît tôt. Je dis « ma vie » avec des guillemets car l’expression résonne d’une platitude un peu désespérante, mais c’est de cela qu’il s’agit. Les mots sont connectés mais ils restent des mots, et ils correspondent à une réalité : je tente de suivre mes besoins, et les « consignes » de mes guides, pour être moi-même chaudron et fusionner toutes les différentes parties de mon être. C’est une étape bien délicate à vivre, alors à exprimer encore plus, mais il s’agit de fondre en un lieu une grande partie de mes « projets » et « domaines » principaux. Naïvement, j’en pensais Morrigan éloignée, et puis je me suis rendue compte que depuis le départ elle était ma Dame des Seuils…. The Phantom Queen, la Reine du Sidh et des passages. Malgré tout ce que je croyais, elle veille au grain, et elle me semble perchée au-dessus du projet comme pour narguer mon aveuglement. Je lance progressivement « Sur le Seuil », un nom simple et pourtant qui veut tout dire, qui me résume, et je réalise à quel point je lui en dois une partie, et que je devrais lui dédier également. Pour l’instant la « boutique » simplement, le site est en cours, l’esthétique sera différente, mais en comprenant son importance j’ai signé la bannière de rouge (merci à la Renarde).

Et puis finalement, après ce détour on en arrive progressivement au titre, qui m’a permis de déclenché mon article. Je vois bien, avec les énergies de « Mabon », que je reviens aux sources. De mon être et de ma relation avec Morrigan. Cette ombre qui me suit, et plutôt liminale que directement reine du royaume des morts. Et le hasard a mis sur ma route un nouveau tarot qui vient de sortir, dont je ne savais rien mais dont MOULT illustrations m’ont parlé de Morrigan. Contrairement à mes habitudes je me suis laissée embarquée et j’ai craqué, pré-commandé le jeu. Et en l’ouvrant je découvre naïvement (car je n’y avais pas prêté attention) qu’il s’agit d’un tarot féérique en réalité, au sens fort. « The Tarot of the Hidden Realm« , le royaume caché étant le royaume des fées. Il rayonne d’une extraordinaire énergie, plutôt entre deux (lumière + ombre) et même sombre, et regorge d’êtres qui inspirent effectivement cet autre lieu. Je crois que j’aurais bien du mal à l’utiliser comme un tarot standard, car il me semble tout à fait évoquer surtout un travail de connexion avec ces êtres…. et j’y vois là des nombreuses possibilités de travailler avec Morrigan et le Sidh. Quelques images pour vous présenter ça :

En voir plus ici et ici. Il faudra que je fasse une sélection et une photos des lames qui me parlent le plus.

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~ par Valiel Elentári sur septembre 30, 2013.

3 Réponses to “Equinoxe, et un tarot vers l’Autre Monde”

  1. effectivement, certaines illustrations sont très « morriganesques » ^^

  2. […] de la création de ce sanctuaire en 2010 (et accessoirement, les un an de l’ouverture de mon projet "on the threshold", avec une ouverture prochaine du site […]

  3. Salutations,

    il y a peu de semaines que j’ai découverts tes blogs. Sur ton blogue principal,(lien ci-contre), j’ai lu ton opinion sur les prêtresses.
    Je suis tout a ton avis. Oui tout comme la confiance, être une prêtresse ou grande-prêtresse, cela se mérite. En réalité, être prêtresse, ce n’est pas seulement un titre, c’est aussi la responsabilité de montrer la voie aux aspirants, peu importe la lignée, celte, norse, égyptienne,…..Être prêtresse veut aussi dire être capable d’assimiler une grande quantité énergétique, (grandes invocations), être capable d’assumer ses responsabilités, et les conséquences de ses actes. Être prêtresse est un privilège accordée par les Déités. Alors une soit disant prêtresse qui se prend trop au sérieux, sans aucun mérité, ni de cheminement spirituel personnel, ni par écoles, cours, juste un titre afin de gonfler son propre égo, se verra tout ou tard recevoir le coup de pied au cul, et probablement la perte de ses  »pouvoirs ». Obligée ainsi a réellement et vraiment, faire tout le cheminement nécessaire afin d’acquérir les compétences, la conscience et techniques plus que nécessaires au statut et rôle de prêtresse.
     »Connaitre-Oser-Vouloir-Silence » Kleopatra

    http://valielsurlavoiedesdieux.wordpress.com/category/z-archives/liste-noire/

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