Faire ses premiers pas sur la Voie Guerrière

Depuis le temps que je devais en parler… Je me dis qu’au final, mieux vaut des petites suggestions à droite à gauche que rien du tout. Soyons modeste et patient. La période de Lughnasad vient de s’ouvrir, alors non seulement je vous souhaite à tous de bonnes célébrations, mais en plus c’est le meilleur moment pour venir parler de combat et d’estime.

Il y a un an, j’avais semé des graines ici et là sur ce thème, et plusieurs personnes étaient venues me voir pour me demander de quoi il s’agissait. La Voie Guerrière est un sujet passionnant et très délicat car il existe de nombreux courants, et donc de nombreuses voies guerrières, des traditionnelles comme des modernes. Ici je ne parlerais évidemment pas de ce qui ne me concerne pas, comme les traditions soit-disant ancestrales toltèques (Note: il est dans mes projets d’aller fouiller de quoi il retourne réellement dans les traditions polythéistes et animistes sud-américaines pour voir si ce courant a de « vraies » racines traditionnelles, mais je manque de temps ; en attendant, je suis extrêmement sceptique car j’ai vu beaucoup d’auteurs se justifier et se chercher une légitimité par ce faux argument, d’où le « soit-disant » ; ce sont généralement des courants New Age, que j’affectionne très peu), ou les traditions asiatiques, pour n’en citer que deux.

Comme dans d’autres courants sans rapport direct, qu’ils soient ésotériques, martiaux, tout commence par le « connais-toi toi-même » et la maîtrise de soi. Le fait de se connaître, de s’accepter, de se respecter et de s’assumer pleinement. Il s’agit d’un travail que tout Homme (au sens « humain ») peut faire sur lui-même en termes de psychologie. C’est la première chose à déblayer afin de s’avancer sur une Voie Guerrière spirituelle « appliquée », dans le sens où elle s’avancera dans des pratiques concrètes de principes divers (polythéistes, animistes, autre).

Il est évident que dans les deux cultures qui m’habitent, le Nord et les Celtes, la question du Guerrier est lié à celle de la souveraineté, dans son sens personnel. C’est souvent cet aspect qui est travaillé en premier spirituellement, avant d’entrer dans le second sens, celui du rapport à la Terre (Note: c’est un point commun au deux cultures, mais j’ai cru observer que le Nord possède plus de possibilité de « voies » et « rôles » différents pour le terme guerrier). En effet, avant de pouvoir servir une cause, le guerrier doit d’abord être très au clair avec lui-même et se respecter entièrement, de façon à posséder l’attention, le sens de l’objectif et la détermination nécessaires.

Pour être équilibré, le guerrier doit avoir le sens de soi. Il doit savoir qui il est, où sont ses faiblesses, ses forces, quels sont ses principes, ses croyances, ses besoins. Il doit reconnaître quand il est bien équilibré, quand il est vulnérable. Il doit reconnaître sa propre valeur. Et dans notre société actuelle, c’est une chose qui a l’air difficile pour tous, car les schémas autant sociétaux, que familiaux, qui nous modèlent dès l’enfance et les premières interactions, ont tendance à nous décentrer. Ce qu’il être juste de faire, ce qui est pli, ce qui est nécessaire, ce qui est interdit, ce qui serait mieux, la note qu’il faudrait obtenir, etc… Nous devons (ré)apprendre à nous savoir complet, en soi, et non par une justification extérieure (ex: ni par notre travail, ni à travers les yeux d’une personne (les parents, les amis, l’aimé, etc). Nous avons des forces et des faiblesses, des défauts, mais nous sommes très bien ainsi. Tant que nous sommes conscients, lucides, volontaires, et que nous faisons de notre mieux.

Se connaître soi, c’est savoir qui l’on est réellement, à l’intérieur, de quoi nous sommes faits, de quoi nous avons besoin, et briser le cycle de la quête du formatage, être la personne que l’entourage veut que nous soyons. A partir de ce moment, nous pouvons commencer à nous exprimer clairement, et à mettre en place le nécessaire pour « former », créer autour de nous les situations, les relations, les projets qui nous correspondent.

On dit souvent que le Guerrier est au service du Juste et de la Vérité, et cela commence par la quête de l’authenticité personnelle, être en accord avec soi. Par la suite, la quête aura d’autres applications.

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~ par Valiel Elentári sur août 2, 2015.

3 Réponses to “Faire ses premiers pas sur la Voie Guerrière”

  1. A reblogué ceci sur Valiel sur la Voie des Dieux.

  2. Merci Valiel, c’est bien dit et écrit. Pour moi cela à du sens. Ces derniers jours, je travaille avec un montage vidéo où je cite justement « « connais-toi toi-même » ». Ton message tombe à pic.

  3. Merci pour cette graine , ce sera ma première après les rituels de Lugnasad .
    « Briser le cycle de la quête du formatage pour s’épanouir dans la quête de son authenticité personnelle  » A mon avis , c’est là l’essentiel !
    Milënric

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