De l’importance de gérer ses peurs

Je n’ai pas la force, l’énergie, ni le temps de proposer un texte personnel et un peu réfléchi sans remâcher les idées déjà répandues sur le sujet. Mais je trouvais important de rappeler brièvement ces essentiels étant donné ce qui vient de se produire, à nouveau.

La peur n’est pas un défaut. La peur peut être utile. Elle est utile quand elle nous apprend sur nous-mêmes, notre histoire, nos blessures, notre inconscient. Elle est utile quand elle nous fait garder les pieds sur terre sans partir dans un fantasme, fut-il au sujet d’une personne ou d’un projet (en bien ou en mal). La peur peut servir de garde-fou, de balancier, et aussi de perche d’équilibriste pour traverser le fossé, quand elle est notre motivateur, notre adrénaline (un peu comme le stress). Mais pour cela il faut travailler avec elle. Vous le savez, dans les combats anciens, la peur jouait un effet majeur, comme chez les combats animaux : on dresse le poil, on crie, on fait du bruit, on espère être plus impressionnant que l’on est, on espère se montrer supérieur, plus fort, …. Et l’ennemi aussi. Car l’ennemi peut se servir de nos peurs. Ne le sait-on tous pas, aujourd’hui aussi à cause des films hollywoodiens, que les méchants utilisent les failles de leurs ennemis, leur peur de perdre leurs proches ? Si vous refoulez vos peurs, elles prendront le pas sur vous, elles donneront lieu à des mécanismes émotionnels très puissants clairement identifiés par la psychologie. Vous ne serez plus maître de votre vie, de vos choix, de vos mots, de vos réactions (un peu comme la colère parfois). Et si vous refusez de travailler avec votre peur, elle deviendra votre point faible, et elle sera utilisable par ceux qui vous cherchent du tort.

Un article du NouvelObs sur ce thème explique comment fonctionne la peur en tant que stratégie première du terrorisme (cliquez). C’est très bien écrit, très explicite, facile à lire. Si vous cédez à la peur, vous répondez ainsi exactement à la manipulation de l’ennemi. Vous serez la cible parfaite, pour vous divisez, pour arrêter de réfléchir, pour dresser des amalgames, d’eux, mais aussi des politiques et des médias. C’est difficile, évidemment. Mais prendre du recul, avec ses émotions, permet de se recentrer, et surtout, de ne pas arrêter de réfléchir. Ne pas être embarqué dans un mouvement de foule, un mouvement d’opinion, des amalgames, des insultes… Bref. On pourrait tergiverser longtemps. A lire, et à méditer.

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~ par Valiel Elentári sur juillet 15, 2016.

2 Réponses to “De l’importance de gérer ses peurs”

  1. A reblogué ceci sur Valiel sur la Voie des Dieuxet a ajouté:

    Article très court sur le nouvel événement qui nous accable. Juste un rappel. Par contre, un très bon article plus long y est indiqué pour comprendre ce dans quoi nous sommes engagés.

  2.  » De l’importance de gérer ses peurs » voici une fois encore un très bel article Valiel, une belle réflexion sur « comment nous fonctionnons » et apprendre à nous observer, même dans les moments de crises, pour progresser pour nous-mêmes et pour le bien de ceux qui nous entourent.

    J’ai lu ton article attentivement, et comme souvent, je le relierai. Je vais de ce pas lire l’article du NouvelObs, que tu nous recommandes.

    Je t’embrasse et merci d’être là, forte, dans la crise, comme un phare finalement dans notre recherche intérieure, une étoile.

    Sois apaisée et gratitude

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