Nouveau cycle de dévotion

Edit : Quel étrange timing… J’avais pré-programmé cet article, je remets les mains dans le cambouis depuis peu…. J’ai vu l’annonce des événements à Nice après coup. Je suis dégoûtée, et peinée, c’est peu de le dire. Pour l’instant je ne me vois pas dire quoique ce soit. Simplement, j’envoie toutes mes pensées envers les victimes et leurs familles, ainsi que tous les habitants de la ville et de la région.

***

C’est décidé, je tente autre chose, encore. Comme je l’ai expliqué il y a quelques temps sur mon blog principal, mon « cheminement » (si c’en est encore un) a pris une drôle de tournure. La distance, le manque d’alignement… tout résiste. Tout est silencieux.

Mais après des questionnements nombreux, déchirés, sans réponse, j’ai essayé de repasser à l’action, de tenter des choses. Rien ne marche jusqu’ici, autant dire que je suis dépitée. J’ai confié mes doutes à quelqu’un qui me renvoie souvent le miroir de la Déesse sans le savoir, que je remercie toujours. Bien que je reste lointaine, brève, je me suis laissée aller à exprimer mon déchirement, voire mon désespoir. Mais comme toujours, je répète aussi que je n’ai pas abandonné. Encore un peu, j’attends, je vais voir. Je vais essayer. Puis, comme c’est également souvent le cas, je toque à la porte de mon confident pour ce genre de choses. J’interroge, je chouine aussi. « Mais quoi c’est possible ? Comment dois-je faire ? Tout va-t-il s’arrêter ? », et lui de dire que non, que c’est passager, que c’est une épreuve. Et moi de chouiner encore plus, que ça va bientôt faire un an, que c’est très long, que je ne supporte plus le vide. Que je me sens terriblement vaine, et indigne ; d’avoir certains rôles, certains « titres ». Que plus rien ne se canalise entre mes mains, que je n’ai plus « de jus » pour faire x ou y. L’inspiration n’est pas là. Rien n’est comme avant. Et puis, bon, je me dis, essayons autre chose encore.

Je voudrais y passer du temps. Pas non plus des heures hein, je veux dire, simplement faire symboliquement de la place dans mon quotidien, plus que ça n’était le cas depuis quelques temps – car malheureusement, pendant plusieurs mois j’étais encore pas mal dans l’espoir que ça roule, offrandes régulières, méditations, etc, mais avec l’absence de résultats, je n’ai pas persévéré. Du coup, j’aimerais reprendre les prières. Au moment des sessions de travail, le soir surtout, peut-être le matin, à voir. Brûler des bougies, reprendre les offrandes « au bol » (soit glisser des choses dans le bol régulièrement, soit commencer par un liquide). Remettre de l’énergie, cette énergie, dans mon environnement. Donner surtout. Montrer que c’est important. Faire sans retour.

Puis, il y a quelque chose qui m’a fait tiquer. Une chose à la con, vraiment, que j’ai laissé de côté pour de multiples raisons rationnelles. Ca ne devrait pas être un secret pour certains qui m’ont suivi ici et là, sur Facebook, sur mon blog créatif, et autres, je suis complètement férue de papier, de crayons, de plumes, d’encres etc. C’est mon dada. Malgré le fait que j’ai effectuée ma « transition technologique », autant au niveau personnel qu’au niveau du travail (j’y étais bien obligée), je garde toujours cette passion des carnets, des journaux et de l’écriture. Un beau papier, une belle texture, l’encre qui s’écoule, le stylo qui glisse, c’est toujours un moment privilégié. Or en rentrant plusieurs fois je suis repassée devant cette boutique-librairie-papeterie qui propose milles carnets, stylos, et, à ma grande surprise, un petit rayon calligraphie. Et les encres m’ont fait chavirer. Je n’ai pas emporter de quoi faire mon encre de chine dans la valise, trop lourd et trop fragile. Je me suis contente d’un stylo plume à réservoir qui m’a été offert. J’ai vu les encres et puis… je ne sais pas. Je suppose que mon amour des couleurs, mon fonctionnement vibratoire, comme quand je dessine, peins, crayonne des mandalas, c’est mis en route. Le plaisir d’écrire avec une belle encre, ah, ça n’a pas de pareil. D’adapter son encre à son but (selon le type de lettre, de carte, de papier, de destinataire…). Puis, j’ai tenté de me raisonner : « tu dois faire attention à ton budget » ; « est-ce que c’est une décompensation financière ? » ; « tu ne vas pas encore accumuler quelque chose » ; « vas-tu vraiment t’en servir ou est-ce qu’au bout d’une semaine ça va rester dans un tiroir pour ne plus en sortir? » ; « les prix des produits de calligraphie ont l’air bien plus chers qu’en France, méfie-toi » ; « regardes-donc le prix avant sur internet, je suis sûre que c’est plus cher parce que produit importé » (bingo, c’est le double!) ; « repars sans, et tu verras si l’impression te reste avec le temps » ; (lors de la deuxième visite) « repars encore sans, teste-toi sur une plus longue durée » ; etc etc…. la liste est longue. J’ai mis du temps, j’ai regardé toutes les couleurs, je me suis demandée, si je ne devais en avoir qu’une seule ? laquelle ? Très difficile de choisir avec moi comme toujours, car je voyais déjà cents utilisations, cents projets… Puis j’ai réduit, progressivement, une en moins à chaque fois. Je me suis arrêtée sur 4 couleurs, chaque pour une raison différente, et je ne pense pas que ça soit absurde. Puis j’ai réduit encore. « Là maintenant, qu’est-ce que tu voudrais faire ? Qu’est-ce que ça t’inspire ? » Et puis…. j’ai osé me formuler cette pensée sous-jacente qui était là depuis le début. « Je veux une couleur de terre… Je veux une couleur qui me rappelle d’où je viens, ce que je suis. Je veux une couleur…. qui me rappelle Elle. »

Alors la troisième fois, je me suis dit, « puisque ça vaut le double, c’est vraiment dommage, c’est quelque chose de spécial que tu t’offres, tu devras en faire bon usage. Tu devras être volontaire, tu devras le mettre à profit ». Et puis, ben, j’ai repensé à la façon dont je fonctionne. L’écriture, toujours. D’où les blogs, les sites. D’où les 3 projets d’ouvrage. Et puis mes journaux personnels. J’aimerais bien essayer de lui écrire de nouveau. Ecrire des lettres peut-être, le soir, pour lui parler, pour prier, à voir selon ce que je ressens, ce que j’imagine. Ecrire, peut-être, pour s’exalter, pour se donner du courage, pour retrouver l’inspiration. Ecrire peut-être les pièces manquantes du recueil à son nom qui est dans un tiroir. Peut-être même juste recopier des prières écrites par le passé, en m’appliquant. Les glisser dans mes livres ? Dans mes poches ? Ou publier de nouvelles choses ici ?

Pour l’instant je n’ai aucune idée de là où ça mènera. Mais je vais essayer ; encore. Je nous dois bien ça. J’aimerais parvenir à remplir ce gouffre qui nous sépare. Le vide et le manque sont trop présents, on verra si ma dévotion peut en combler une partie. Je dois apprendre à redécouvrir d’autres façons de relationner. Je dois trouver un pont.

 

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~ par Valiel Elentári sur juillet 15, 2016.

Une Réponse to “Nouveau cycle de dévotion”

  1. A reblogué ceci sur Valiel sur la Voie des Dieuxet a ajouté:

    Des tests pratiques du côté dévotionnel, pour honorer Morrigan.

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