Autel extérieur, une proposition

J’aime énormément les autels extérieurs ; de la même façon que pour moi les rituels « doivent » avoir lieu dehors. On y rejoint les Dieux, les Esprits, les Ancêtres, la « nature ». Je reconnais tout à fait qu’il y a dans ces ressentis une part d’idéalisation et de fantasme du passé, c’est difficile de faire sans, mais je rationalise autant que faire ce peu par des recherches, et par le fait que c’est un ressenti subjectif aussi. Quoi qu’il en soit, le geste de sortir, et d’aller faire mes offrandes (et mes rituels) dehors possède intrinsèquement quelque chose « d’autre », « à part », qui corresponde à ce basculement vers le sacré. Je sais que l’on peut franchir un seuil et marquer un espace sacré par tout un tas d’autres gestes, et y compris à l’intérieur, mais je préfère ce premier seuil-là, de sortir, et d’aller « au contact » de. Bref. Tout ça pour dire que régulièrement je laisse des « autels » à l’extérieur, ou tout simplement des lieux consacrés (grosso modo : où j’ai appelé les ancêtres, l’esprit du lieu, les esprits alentours,  où je me suis présentée, j’ai fait offrande, demandé autorisation etc). La théorie, c’est que les intentions projetées et les gestes répétés dans le temps s’accumulent, dégageant et / ou attirant de l’énergie « sacrée » (ou autre, ou divine, etc). C’est aussi cela qui fait la force d’un lieu (qui est majoritairement découplée dans les lieux sacrés et de pèlerinage, parce qu’ils ont été choisis pour leurs emplacements très particuliers énergétiquement parlant).

Récemment donc, maintenant que je suis de retour, je tente différentes expérimentations. J’ai retrouvé cet « autel consacré » après deux ans d’absence, à me demander ce que je sentirais à mon retour. Je songe à y laisser des choses « non naturelles » constamment, des statuettes, ou d’autres choses, qui pourraient tenir l’épreuve du temps et de la météo. Un remerciement au lieu et à deux divinités ici pour mon retour :

(cliquez pour voir en plus grand)

Ce qui me trotte dans la tête aussi, depuis probablement plusieurs années maintenant, c’est le fait de pouvoir se rassembler ou partager des dévotions ensemble dans le concret. Dans les premiers temps de la création de l’Antre, j’avais utilisé un site web qui proposait des « autels virtuels » où l’on « allumait » des « bougies » et où l’on pouvait écrire sa prière. J’aimais que cela soit un lieu commun. Encore et toujours, ce qui manque je trouve, c’est le collectif. Pratiquer ensemble de temps à autre, prier ensemble, savoir que les autres dévots sont dans une dynamique similaire, partager des récits, des expériences etc. Le sanctuaire avait ce but dès l’origine. Partager mon des informations sur la Déesse, et mon chemin puisque je n’étais pas un puits de science, et pour que cela soit une fois vivante et pas un musée, et puis accueillir le collectif. Des annonces, des prières, des récits, des dessins/autres, et des services au collectif. Qu’est-ce qui pourrait être plus concret ? Des rencontres. Et des services non virtuels. Comme toujours, de l’autre côté de l’Atlantique on observe beaucoup de choses dont on peut s’inspirer.

La salle de prière virtuelle n’existe plus. Aujourd’hui je m’interroge, je visualise, je rêve d’un autel « public » commun. Un lieu extérieur et fixe, où je puisse déposer des offrandes, lire des prières, et pas que les miennes. Des choses qui viennent de l’Antre, qui viennent de vous. Poster des photos de l’autel selon les saisons ? des vidéos ? Y lire nos textes ? Y déposer des dessins, des perles ?

A méditer.

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