Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Dans les Brumes de l’automne

Voici le premier article de notre dossier thématique pour Samhain 2020 pour l’Antre. J’avais à cœur de vous présenter un dossier regroupant des articles à la fois pour alimenter vos réflexions et vos grimoires mais aussi pour vous donner des pistes de pratiques. Samhain est une fête absolument essentielle lorsque l’on honore la Morrigan. C’est pour cette raison que je souhaitais « marquer le coup » cette année car à Samhain, cela fera très précisément une année que j’aurai prêté mes vœux à la Grande Reine. C’est ma façon à moi de réitérer ces vœux auprès d’Elle.

La première partie de ce dossier thématique est une mise en contexte. Sans entrer trop dans les détails de Samhain dans la tradition vivante irlandaise, j’ai souhaité cependant réaffirmer ce que j’ai pu affirmer lors de l’écriture de l’article concernant la roue de l’année irlandaise : Samhain appartient au folklore irlandais et il est important de déconstruire les emprunts du néo paganisme lorsque l’on souhaite se placer dans une pratique polythéiste irlandaise. Sans prétendre à être exhaustif, j’espère que cet article vous sera utile.

La place de Samhain dans la tradition irlandaise

La roue de l’année ou du temps en Irlande n’existe pas ou tout du moins elle n’existe pas dans la forme néo païenne présentant les 8 « sabbats ».

Le mot sabbat appartient aux traditions sorcières et néo païennes et par conséquent ne sera pas adopté dans la suite de ce travail permettant de voyager dans les brumes de légende irlandaise. La roue irlandaise est en réalité deux roues. La première est la roue solaire. Elle correspond au mouvement du soleil et comporte 4 fêtes : les solstices et les équinoxes. Ces fêtes sont souvent des moments de liminalité très importants en Irlande. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre article à ce sujet.

Samhain est le début de Gam, l’hiver et la fin de Sam, l’été. Moment liminal fonctionnant en miroir avec Bealtaine, Samhain, prononcé Sow-wen, est un moment d’ombre et de nuit.

La date précise n’était pas tout à fait fixe. C’est pour cette raison que je fête personnellement Samhain de Lune Noire à Lune Noire dans la lignée de mes enseignements reçus par Lora O’Brien.

Cette fête est l’un des 8 « sabbats » de la roue néo-païenne qui a conservé le plus d’éléments originaux de la tradition dont il est tiré (irlandaise).

Traditionnellement, Samhain est le moment où la lumière se métamorphose en obscurité, où le travail aux champs se termine pour laisser place à un repli dans le foyer.  C’est donc le mouvement de la lumière vers l’obscurité, de l’extérieur vers l’intérieur qui se profile et c’est ce mouvement qui permet d’entrer dans ses ombres pour plus de compréhension de soi.

C’est dans cette liminalité sombre qu’est Samhain. C’est dans ce déchirement de la lumière estivale que l’on peut espérer apercevoir sa magie.

Dans les sociétés préchrétienne, le passage à la saison dite sombre, à l’hiver donc, était un moment particulièrement redouté car avec ce passage se trouvait des problématiques sociétales : comment réussir à nourrir toute la communauté sur les vivres amassés durant la période des moissons ? Comment parvenir à survivre aux maladies qui pouvaient frapper les plus fragiles durant ces longs mois où l’on dormait dans la même pièce que le bétail ?

Autant de questionnements que les anciens pouvaient se poser et redouter. Avec Samhain et ses longues nuits, vient l’hiver redouté.

Lors de ce moment puissant, magique et sombre porteur de danger, on se remémore ceux qui ont déjà succombé. Le retour dans les foyers permet de raconter les histoires et c’est tout naturellement que dans l’ombre à côté de l’âtre s’agitent les âmes des défunts familiaux à l’évocation de leur nom.

En Irlande, on pratique encore le dîner muet lors d’Halloween où les défunts des familles sont accueillis, portes et fenêtres grandes ouvertes, à venir à table. On laisse une assiette et une chaise pour que chaque esprit qui passe par là puisse venir à la table. Les restes du repas sont ensuite placés dehors et aucun vivant ne doit manger ces restes sous peine de demeurer errant et damné lors de sa mort pour avoir osé manquer de générosité de son vivant.

Le culte ancestral demeure la priorité lors de Samhain. Les ancêtres sont ceux de notre lignée familiale mais ils sont aussi les ancêtres spirituels qui nous ont fait l’honneur de nous adopter.

Ils peuvent aussi être des ancêtres militants ou artistiques.

De la Lune Noire débutant Samhain à la Lune Noire la terminant, mon autel dégage la lumière que le soleil n’arrive plus à produire au cœur de la nuit, pour elles et eux.

à suivre: Samhain et Morrigan.

Pour ne rater aucun article de ce dossier thématique, n’oubliez pas de vous abonner à ce blog soit en étant abonné.e par mails, soit en suivant les réseaux de l’Antre.

2 Réponses

  1. Très intéressant ! Je me réjouie de suivre les postes à venir à ce sujet ! Merci pour ce partage. J’ai une question cependant : de quelle lune noir s’agit-il pour commencer ? Est-ce la lune noire d’octobre (cette année le 16 octobre) ? Merci !

    octobre 6, 2020 à 17:28

    • phronesisnox

      Oui il s’agit de la Lune du 16 🙂

      octobre 6, 2020 à 18:52

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s