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Journal de Shadow Work

Journal de prêtrise (2) – Réflexion sur le service

Je vais vous partager juste après le détail du service que je souhaite ouvrir le samedi pour le mois qui arrive, mais avec ce que j’ai entendu, lu, et vu, mes pensées roulent à fond la caisse, et je suis sans cesse plongée dans des méditations sur différents sujets.

(J’hésite à vous mettre ici une petite miniature pour représenter toute la série, car j’ai cru comprendre que certain.e.s préfèrent les articles avec une illustration)

Lire l’article en version pdf, police noire sur fond blanc.

Se livrer

Me voici donc d’abord pour ouvrir une deuxième entrée dans ce « journal de prêtrise » improvisé, dont le nom ne me plaît pas, dont ce que cela renvoie peut être problématique… Mais je n’ai pas le temps de méditer des heures juste pour un titre, juste pour avoir l’air pleine de recul et de sagesse, pour avoir l’air poétesse. C’est le fond qui compte, pas la forme. Comme depuis de nombreux mois, j’apprends à être imparfaite, à faire des erreurs aux yeux de tous, à expérimenter. Donc je ne bloque pas le flux d’écriture sous prétexte que ça n’est pas le bon titre ou la bonne catégorie ou que sais-je encore. Me voici pour faire ce que je peux, ce dont je suis capable : écrire. Et prendre une position qui m’est inconfortable pour travailler : être exposée, avec toutes mes imperfections, partir de mes failles et de mes ombres, et les présenter à tous.tes mes lecteurs.trices.

C’est une véritable surprise pour moi que dans ce moment bizarre et tendu cela refasse surface. En effet, cela faisait des années littéralement que je ne m’étais pas vraiment vidé les tripes sur mes espaces publics en publiant des extraits de journaux et de ce qui m’habite. Pas que cela soit non plus une écriture canalisée viscérale. Mais ce sont des réflexions hautement intimes à mon niveau. J’ai pourtant commencé avec cela, en 2009, « La Voie des Dieux », mon premier journal d’apprentie polythéiste et prêtresse – dont les archives ne sont plus accessibles (ceci dit, quand on regarde les vieux articles de l’Antre, qu’on m’a demandé de laisser en ligne malgré tout ce que je leur reproche, on y retrouve cette même façon d’écrire enthousiaste et souvent un peu fantasque, avec des connaissances et des termes maladroits, y compris des façons de pratiquer que je trouve totalement obsolètes aujourd’hui, voire irrespectueuses). Mais depuis la fin 2014 (il me semble) j’avais arrêté de poster des articles assez approfondis sur mes réflexions spirituelles ; j’ai arrêté de me livrer, de m’exposer.

Ce qui est d’autant plus troublant pour moi, cette reprise d’activité concerne en plus un sujet sur lequel, au final (quel comble), je ne me suis jamais vraiment exprimée : la prêtrise. En 2014 encore, je rejetais la charge, et je publie un témoignage de John Beckett « Not Her Priest » (je ne suis pas son prêtre). Et pourtant après cela, des serments ont été prêtés devant témoins. J’ai continué d’y réfléchir et d’agir plus que jamais. Et même avant, je l’ai cherchée longuement puisqu’on a pu me rencontrer en ligne comme cela au départ (formation de prêtrise celte en ligne, formation de prêtrise générique), donc ça n’était pas du tout un secret. Je l’ai étudiée, et je l’ai aussi pratiquée dans l’ombre ; mais pas que, ce site dévotionnel en est quand même la trace la plus précoce (2010) et continue (toujours en activité). Ce que je remarque, et cela m’est apparu d’autant plus fortement ces derniers jours que j’ai eu quelques retours et questions au sujet de mon précédent article, c’est qu’au final je n’ai jamais pris la parole pour définir clairement une prêtrise païenne, ou au minimum quelle prêtrise je pratique, etc. Et là, du jour au lendemain, me voilà à livrer mes méditations personnelles avec vous.

Mais malgré mes incompréhensions et mes réticences, cela m’apparaît au fur et à mesure avec une certaine logique : je ne suis pas là pour prêcher, pour donner des leçons ou même pour proposer de la théorie. Je pars de ce que je connais, donc de mon Être, de mon ressenti, de mes expériences. Je livre mes vulnérabilités.

Agir et réfléchir en temps de crise

Qu’est-ce que l’éthique d’un praticien spirituel ? Comment maintenir son éthique en temps de crise ? Comment gérer la pression extérieure (situation stressante) ? Comment gérer la pression spirituelle (interne, mais aussi de mes Alliés (externe)) ? Dois-je me précipiter pour aider ? Mais aider qui, aider comment ? Dois-je attendre que l’on vienne me trouver ? Les questions n’en finissent pas. Je me sens inutile et inadéquate. Peut-être qu’il aurait fallu se taire et faire silence. Peut-être que dans 2 mois je me rendrais compte que j’ai mal agi, que je me suis précipitée, que j’ai alimenté un flux que je réprouve. Je baigne dans des incertitudes. Pourtant la pression de faire est trop grande. Mon travail spirituel sera donc notamment de réaliser une grosse introspection sur cette pression. Quelle est-elle ? Quelle est sa nature ? A quoi elle correspond ? D’où vient-elle ? Est-ce qu’il s’agit d’un simple effet domino de stress ? Est-ce que je suis en capacité d’écrire en ce moment ? Est-ce que cette pression est interne ou externe ou les deux ? Est-ce que je suis capable de faire la différence ? Comment la réaliser ? Est-ce que la source est authentique ou floue ? Est-ce que mon ego s’est emballé ? Est-ce qu’il y a bien une pression spirituelle distincte ? Accepter que la réponse que j’ai trouvée pour l’instant est peut-être fausse et que je me trompe totalement… Accepter d’avoir l’air ridicule ou malvenue. Faire malgré tout.

Quel(s) service(s) spirituel(s) dans un contexte de pandémie ?

Nous sommes dans une situation du monde commun, un virus, qui se traite de façon médicale, sociale, sociétale. Que vient faire la spiritualité là-dedans, quelle place lui donner, quelle place ne pas prendre ? Il y a beaucoup de choses à remettre à plat de ce côté.

Déjà, le spirituel ne remplace pas le commun. Aucun service spirituel ne saurait se substituer à des actions dans le monde commun (des actions pratiques) : ce qui prime sur tout le reste, ce sont les recommandations des scientifiques et des médecins, et petit à petit (parce que oui, il est arrivé à la bourre après les autres) de l’Etat. C’est pour cela que la première chose que j’ai commencé à faire, ce fut de partager des informations sur la pandémie. Je voyais des choses que d’autres personnes ne semblaient pas voir (manque de temps, pas les mêmes sources d’informations, etc), alors il m’a semblé essentiel de chercher et de relayer. Entre le mercredi 11 mars, avant l’annonce du chef de l’État, et le lundi 16 mars, j’ai partagé des informations que j’ai trouvées sur la nécessité capitale de procéder à la distanciation sociale et donc à un isolement chez soi. J’ai lu des témoignages de journalistes, de scientifiques, de médecins, qui allaient tous dans le même sens au sujet de la situation en Italie, la gravité et la vitesse de la contagion, et du fonctionnement d’une épidémie pandémie (courbe exponentielle, et comment l’endiguer ; même si un article a été très critiqué, il n’était pas le seul à donner ce genre de conclusion) et des problèmes structurels d’accueil des malades (saturation et manque de moyens). Depuis le départ, depuis le 11 mars et l’annulation de mes propres voyages, rdvs, activités, il m’est apparu que la solution la plus efficace pour limiter tous les risques était l’isolement, et je l’ai recommandée (sur Instagram beaucoup, et aussi sur Facebook un peu) de suite. Malgré la peur d’être ridicule, malgré la peur d’être critiquée, d’avoir l’air parano etc. Les informations factuelles que j’ai trouvées m’ont paru fiables, et elles ont rejoint les gros warnings de mon intuition que je n’avais pas écoutés jusqu’à ce moment (j’en ai parlé dans mon premier article linké plus haut).

Ma position à l’heure actuelle n’a donc pas changé. Avant toute chose, il faut suivre les scientifiques et la communauté médicale, et puis le chef de l’Etat (en prenant soin de continuer à réfléchir, car il a annoncé les mesures trop tard, et il fait également plein de contradictions, je trouve que le maintien du vote était une aberration en regard de ce qu’il avait ordonné ; et même lundi soir, il a encore fait des déclarations contradictoires). Bref, en tout cas, protégez-vous et protégez les autres en restant chez vous. J’ai été sidérée des gens qui ont osé contredire ces règles et qui se sont déplacés partout dans les espaces publics, de rassemblement, et les transports en commun pour changer de lieu de « confinement » (le mot n’a même pas été prononcé). Mais c’est trop tard maintenant, on en paiera le prix et je n’y peux rien.

Dans cette situation très réelle donc, il y a énormément de dangers et d’enjeux non seulement locaux mais aussi sociaux. Les « services » à privilégier sont donc potentiellement très réels, très humains, très concrets. Trouver et soutenir les personnes fragiles (et pas juste les personnes âgées), les personnes précaires, les personnes isolées, les personnes racisées, les sans-abris… Le tissu de solidarité doit se jouer à ce nouveau-là, pas de façon virtuelle mais bien présentielle. A travers des actes, qui répondent à des besoins concrets très spécifiques, et pas des prières. Alors qu’est-ce que je fiche ici en ligne sur mes espaces de blog et autre ? Cela m’a fait me sentir coupable. Cela m’a fait me sentir complètement incohérente et vaine. Et puis les choses ont décanté, et je commence à dresser le tableau de quelques apprentissages. Je crois qu’il y a beaucoup d’Ombre là-dedans. Et j’en tente la déconstruction.

Accepter d’écrire en ce moment, c’est prendre mes contenus au sérieux. Accepter d’être autrice, créatrice, et prêtresse donc, posture de service religieux/spirituel. Rejeter tout cela pour courir dans vers des grands actes politiques et sociaux, c’était en partie nier la valeur intrinsèque à la création, qui est censée exister en tout temps d’ailleurs, pas juste maintenant. Or, ce qui est très révélateur, c’est que je suis capable de reconnaître l’immense valeur des artistes, auteurs.trices, et créateurs.trices, que je suis en ce moment. Je recherche ardemment leur travail, je cherche leurs œuvres pour me nourrir intérieurement. Mais j’érige des barrières et des classements, je ne me situe pas dans le même panier… Ombre te voilà. Il m’est apparu également un autre élément signifiant : en ce moment crucial de crise j’ai immédiatement pensé devoir me tourner vers autre chose que l’écriture et la création. Cela dresse non seulement une barrière entre les « vrais actes » de service et mon écriture, comme si mon écriture était moins que, mais cela dresse aussi une barrière entre mon écriture et d’autres types de service spirituels que je peux offrir. J’ai beau avoir commencé à identifier ce nœud fin 2018, après avoir fermé ma boutique Etsy, cela revient donc ici sur le devant de la scène pour me rappeler que je n’ai toujours pas fait la paix avec cela. A l’époque je me sentais déjà vaine de me dire que mes écrits sur les cartes allaient passer au premier plan, et que c’était censé aider des gens plus qu’en proposant mes tirages de cartes (que je pensais plus « réels », plus concrets). Écouter mes guides et fermer cette page de ma vie spirituelle (la boutique ayant été ouverte en consultation avec eux), c’était le premier pas vers la compréhension d’une autre façon de servir possible. Je n’avais clairement pas tout compris quand je l’ai fait, mais j’ai avancé à moitié à l’aveugle en leur faisant confiance.  En effet, cela faisait déjà de nombreuses années qu’On me disait d’écrire ; j’avais conscience, et en partie intégré, que tout ce que je produisais en ligne participait du service et des offrandes que je leur rendais. Une clé a été notamment qu’en 2014 j’avais ouvert un site spécial pour publier des écrits dévotionnels, qui forment la base du recueil que je travaille actuellement. C’est à ce moment-là que j’ai compris que mon « service d’écriture » dépassait largement le cadre de l’Antre de Morrigan – c’était plus facile d’accepter l’entretien de ce lieu, et son écriture, comme une offrande, alors que l’élargir au reste par contre, me posait une réelle difficulté.

Depuis une petite semaine donc, les réflexions s’enchaînent, je médite beaucoup, et j’éclaircis petit à petit ma vision et ma compréhension de mon cheminement, et de mon rôle de « servante » (difficile de débarrasser ce terme de sa connotation négative). Et j’ai déblayé du chemin encore une autre partie de mes propres Ombres.

Je suis sur un chemin perpétuel d’apprentissage vis à vis de la Morrigan, et clairement depuis plusieurs années j’explore la question de la Souveraineté sous toutes ses formes. Je lis, je m’informe, sur la question des Souverainetés individuelles et collectives, donc sur les questionnements politiques et sociaux très divers vis à vis de la « justice sociale ». A petits pas, je m’informe sur le queer, les lgtb+, le féminisme, les diverses formes de précarisations, le racisme, les combats indigènes, la grossophobie… C’est difficile pour moi de servir Morrigan sans me poser ses questions, et de continuer à écrire ici sans en aborder des morceaux. Je ne me sens pas assez formée, pas assez adéquate. J’ai eu beau ouvrir des brouillons sur des sujets qui me semblent cruciaux (la souveraineté du corps et notamment des femmes et les problèmes de violences médicales) je ne me sens pas légitime à publier mes réflexions. J’ai peur et je recule. Je me dis que c’est à d’autres de le faire. Et pourtant, en ne le faisant pas, je ressens un manque terrible dans le panorama que j’offre ici. Or justement, ces jours-ci, je me suis rendue compte d’une chose : je trouve les combats sur le terrain essentiels et nobles, je vois notamment mes confrères.soeurs des USA et d’Irlande agir en ce sens (directement des prêtresses païennes) mais aussi certaines sorcières en tout genre, et donc j’avais projeté qu’il était nécessaire que je fasse pareil. Ce dont je me suis aperçue, c’est que j’avais donc non seulement projetée une attente (faire X chose), mais aussi une hiérarchie de valeurs, et aussi dressé un joli autel à mon ego. Ce sont les émotions de surprise et de déception qu’ont mise sur la piste. C’est très facile de tomber dans le piège de la romantisation : Morrigan étant une divinité de la Guerre, il fallait donc être une guerrière moi aussi ; il fallait aller au front la crinière au vent. Être pompier, être soignant, être membre d’une association, … tout cela est plus évident. A mon niveau, il y avait d’autres façons de « fantasmer ». J’étais persuadée que j’allais être prise d’une canalisation prophétique, ou d’une canalisation de fureur comme cela m’a déjà été demandé par le passé. C’était beaucoup plus beau et noble de me mettre à écrire frénétiquement des odes à la colère, des odes pour le champ de bataille, de proposer une rituel guerrier collectif, … Mais ça n’est pas parce que c’est déjà arrivé que cela va se reproduire. Projection. Ce n’est pas parce que c’est plus éclatant que c’est nécessaire. Projection.

Ce n’est pas ça qu’on te demande ma fille. J’ai bien de la peur, de la colère, de la rage, du dégoût, mais ça n’est pas cela que je dois mettre en avant et partager. Il y a bien des idées, des actes très concrets à poser, mais lorsque j’ai voulu coucher les mots sur le papier on m’a dit « NON ». Je n’ai pas de conseils à donner, je ne dois pas me mettre dans cette posture-là. Les informations seront trouvables ailleurs, livrées par des personnes plus qualifiées. J’ai changé mon fusil d’épaules et j’ai voulu livrer mon propre partage, mais on m’a crié « NON » encore plus fort que précédemment. Ce que je fais à ce niveau dans ma vie personnelle ne doit pas être partagé non plus. Est-ce un tabou ? Est-ce une recommandation pour éviter tout phénomène de performance, de représentation ? La cause pour l’instant m’importait peu, je continuerai à travailler sur moi pour en trouver les réponses. Ce qui comptait c’était surtout d’écouter ce non. De changer encore mon fusil d’épaule.

Ici n’est pas le lieu pour cela, pas ma mission. Justement, contre mes propres attentes et préjugés, ça n’est pas ce qui m’a été demandé. Je n’aurais pas l’air souveraine, je n’aurais pas l’air guerrière. Je n’aurai pas l’air noble, je ne serai pas présentée en train de réaliser des actions plus urgentes. Je serai présente dans une fonction pas reluisante, dans des domaines qui ont l’air vains en ce moment : l’écriture et la religion / spiritualité. Je serai présente pas pour l’urgence, et pas pour la majorité non plus. Je sers après tout une toute petite partie de la population (les « païens », et même pas tous). Je serai peu lue, et mes lecteurs.trics ne seront pas tous touché.e.s par ce que j’écris. Beaucoup n’auront pas besoin de me lire en ce moment, et n’auront pas non plus besoin de la permanence que je vais ouvrir samedi. Ce que je vais proposer n’est pas essentiel, et donc en le proposant je prends le risque d’être inadéquate. Mais certain.e.s en ressentirons le besoin, et même si nous sommes 5, ma mission sera remplie. Il peut même y avoir une leçon si je suis toute seule samedi. Une grosse leçon d’humilité, et de faire le travail quoiqu’il arrive.

Conclusion

Je crois que je pourrais continuer encore un moment à réfléchir à ses Ombres, mais je vais m’arrêter là après cet article déjà long. En résumé, bien qu’il me semble essentiel de se battre sur le terrain, d’établir des solidarités dans le commun, sur mon chemin public actuellement ça n’est pas ce qui m’a été demandé. Il y a les besoins vitaux, les besoins de survie, manger, dormir, avoir un toit, et les besoins de santé… et il y a les besoins émotionnels et spirituels. Je ne vais soigner personne. Je ne vais pas combattre. Cela peut sembler complètement étrange ou futile de répondre en ce moment au spirituel, mais c’est là que mon rôle se joue. D’un côté, je vais donc continuer à créer. J’ajouterai probablement avec le temps des ressources à la banque que j’ai commencée, et surtout, je vais continuer à écrire et à créer du contenu ; c’est à dire continuer mon « simple » travail habituel. Traduire, compiler, écrire, tourner des vidéos. D’un autre côté, dans le service spirituel plus « direct » (?), on m’a demandé de créer des lieux et des initiatives. Il n’y aura pas de brouhaha autour, il n’y aura pas d’emphase. J’ai ouvert un premier espace de regroupement et de solidarité en ligne, je vous l’ai offert, et celles et ceux qui en trouveront le besoin viendront me trouver. Il n’a aucune prétention, il ne remplace pas toutes vos idées, toutes vos envies, il ne remplace pas vos proches et vos amis, vos réseaux plus urgents. C’est une opportunité, un lieu d’accueil, qui sera ouvert quoiqu’il arrive, comme un temple où vous pouvez passer si l’envie s’en fait ressentir.

Et samedi je vais donc vous ouvrir un deuxième espace, proprement spirituel cette fois-ci, pour répondre à ce besoin spécifique-là. Il ne remplace pas vos pratiques à la maison, il ne remplace pas le fait de communier avec votre coven, votre cercle, votre clairière… Mais il sera présent, il sera ouvert, pour vous accueillir si vous avez envie de retrouver d’autres personnes dans l’acte spirituel du recueillement. Nous ne sommes pas chrétiens, nous n’avons pas d’églises. Beaucoup diront que la nature est notre temple, mais tous n’auront pas la possibilité de s’y rendre. Et encore moins en groupe, puisque nous devons nous isoler les uns des autres. Donc pour celles et ceux qui auraient envie de prier à plusieurs et de discuter de paganisme, ce lieu sera là. Tout ceci demande pas mal de précisions, et je vais publier sous peu un article pour expliquer spécifiquement le principe de ce temple en ligne.