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Aspects et facettes

Retrouvons notre souveraineté individuelle et collective – Notes d’écoute

Notes d’écoute de l’excellent podcast « Floraisons« , que j’ai présenté sur le forum à la suite des demandes qui m’ont été faite au sujet de la lutte environnementale.

Je manque de temps long pour me poser, car une telle émission demande d’être vraiment présent pleinement, d’écouter attentivement, souvent plusieurs fois, et à mon avis de prendre des notes. Mais je trouve ça beaucoup trop important pour le laisser passer et pour attendre que j’ai l’entiereté du temps idéal que j’imagine pour l’écouter, ainsi que celui que j’aimerais passer à transcrire le texte, rapporter les idées, et les commenter… Donc je vais me contenter d’un tout petit article qui pointe deux trois choses qui ont retenu mon attention, un peu comme je l’ai déjà fait avec le format vidéo (fiches de synthèse des vidéo de Lora O’Brien, qui étaient des résumés par contre, pas des citations). Au pire, je me dis, je reviendrais avec le temps ajouter des éléments quand je peux.

L’épisode 5, donc, s’intitule « La radicalité est oligatoire ». Il est magnifique, bien que je n’ai pu que l’écouter en sessions fragmentées et distantes dans le temps. J’ai appris à me dire que « ça ne sert à rien de se presser », ça infuse en moi. L’invitée cette fois-ci est Isabelle Attard, ancienne députée écologiste qui explique extrêmement bien comment se passe l’arrivée à un statut politique, l’attraction du pouvoir, l’illusion de pouvoir jouer un rôle dans les structures en place, et son réveil imprévu à l’anarchisme. Ce qui est vraiment génial selon moi avec ce podcast, c’est que contrairement à beaucoup sur le lien que je vous ai donné dans le titre, on a accès à un petit résumé de la structure de l’épisode, à la présentation de l’invité(e), et ensuite à une présentation synthétique du contenu idéologique ou historique présenté (avec une bibliographie aussi). Alors ça ne remplace pas une transcription, mais c’est un gros atout d’avoir un support écrit en plus de la piste audio.

Nota : je ne suis pas aujourd’hui là pour promouvoir des idées politiques. Je cherche à vous donner des informations, des concepts, des idées, et des points de vue qui sont rattachés à la Souveraineté que l’on aborde en ce lieu sacré.

 

Thèmes que je retiens pour nous aujourd’hui : la perte du lien et la perte de la souveraineté.

[Autour des 38 min pour celles et ceux qui veulent retrouver le passage]

Idée 1 : L’anarchisme c’est retrouver du lien.

Comment redevenir maître de sa vie, de sa propre liberté ?

L’animateur : « Tout ça n’est pas possible sans démanteler les structures de domination qui existe malgré les prises de conscience personnelles, parce que nous on a beau prendre conscience de choses, on n’en reste pas moins dominé politiquement, par l’Etat, sa police, physiquement, économiquement, par le patronat, le capital, les relations. Et l’anarchie ce n’est pas seulement effectivement, une remise en question personnelle mais une remise en question des structures qui font qu’on est dans cet état. »

Isabelle : « C’est ça, de comprendre comment on en est arrivé là., de quelle façon on pourra en sortir. Et surtout, cela fait réaliser quelque chose qui fait mal, c’est qu’aujourd’hui on a perdu la solidarité. Et quand on revient sur les textes et la création finalement du mouvement anarchiste dans le monde entier, ce qui apparaît le plus (…) c’est la solidarité entre et les gens. Et ce qui m’attriste le plus aussi, c’est (…) de voir cette solidarité disparaître. Parce qu’on a tout fait pour qu’on soit dans un monde où l’individualisme règne. »

Idée 2 : Le vice de la pensée positive.

Ça n’est pas formulé exactement comme cela, Isabelle Attard ne prononce pas le terme de « pensée positive » qui a cours dans notre milieu spirituel. En revanche, elle parle de « psychologie positive » (qui pour moi a été importé chez nous via la mode du développement personnel, qui est devenue capitaliste) et ausi de « l’injonction au bonheur ». C’est cette dynamique là, le contenu qui est décrit, qui me fait trouver une correspondance exacte avec le problème du New Age et de toutes les spiritualités « positives » actuelles (dans leurs excès essentiellement, mais pas que).

Isabelle (suite) : « Et c’est très important pour moi de relier tout ça à ce qu’on appelle la psychologie positive, le fait d’inverser la pyramide de Maslow [ndt: la pyramide des besoins]. C’est à dire que, pour résumer, avant on avait [à la base des besoins] satisfaire nos besoins primaires, qu’on ait de quoi manger, un toit, (…) des vêtements, etc. de façon à avoir cette sécurité qui nous permet la réflexion, qui nous donne la capacité de remettre en cause un système. Parce que quand on n’a pas besoin de lutter pour se nourrir, c’est une première sécurité. Aujourd’hui, la pyramide de Maslow [est] inversée, puisqu’en premier on doit chercher le bonheur, on doit être heureux, c’est une injonction à être heureux. Et cette injonction [est] importante pour moi parce que finalement elle fait en sorte qu’on ne se regarde que le nombril, parce que nous sommes responsable de notre propre bonheur, si on n’est pas heureux c’est de notre faute. Et donc elle empêche toute remise en question [ndt: cad. toute lecture et analyse des systèmes de pouvoir], toute condamnation, toute lutte contre un patron autoritaire, contre un Etat autoritaire, contre un gouvernement qui ne fait pas son travail. Y a une inversion complète du rapport de force, c’est soi-même, soyons heureux, et si je critique je deviens une personne nuisible, parce que finalement je n’incarne pas le bonheur absolu, je ne souris pas tout le temps (…). Et c’est surtout une (…) injonction à rester seul chez soi, et à ne pas se regrouper avec d’autres, à la fois pour chercher de l’aide, pour se joindre à une lutte, pour défendre des opprimés etc. Tout ça est annihilé complètement. (…) Les conséquences de tout ça sont beaucoup plus dramatiques que ce que j’imaginais, sur l’isolement, sur le repli sur soi, et sur la non solidarité, et finalement on ne voit même plus qu’il y a une possibilité d’échapper au système actuel… »

Y a tellement d’expressions choisies qui retiennent mon attention, ça a été difficile de me retenir de souligner le texte partout pour vous montrer ce que je vois… Mais je me suis dit que cela gênerait la lecture. J’ai à peine mis quelques mots importants en italiques. En revanche, j’extraie une autre dérive qui vient réduire à néant la souveraineté personnelle et collective : « Si je critique je deviens une personne nuisible ». Le modèle qui nous a élevé, culturel d’abord, puis renforcé et broyé par le capitalisme, empêche la critique. Et la pensée positive vient complètement s’embarquer là-dedans. On n’a plus le droit de remettre en question, on n’a plus le droit d’être critique. Il faut tout accepter, tout le temps, et ne jamais « dépasser ». Pour moi c’est symptomatique du fait qu’on gobe tout ce qu’on nous dit, tout ce qu’on nous vend, etc, sans jamais juste observer clairement, analyser une chose. Dire qu’il y a du négatif n’est pas mauvais en soi, et ça n’enlève pas les choses qui ont été bien faites. Rien n’est tout noir ou tout blanc. Et côté développement personnel c’est vraiment encore plus malsain, car la pensée positive rejette la remise en question des comportements à la fois individuels et collectifs. Si on critique, cela veut dire qu’on projette. Impossible de pratiquer à une réelle remise en question. On nage en pleine transgression de la souveraineté des personnes, de leur liberté de penser. Cela revient à une injonction à « filer droit » autoritaire, totalitaire même (rejet de la dissension).

En résumé, voici que je vois : la « pensée positive » (notamment) brise les libertés et la Souveraineté individuelles, bride la vision, empêche de poser des questions, de critiquer, de remettre en question, et évacue toute forme de dissension. C’est presque une dérive totalitaire.

Voici pour ce premier fragment de l’émission. Je reviendrais si j’arrive à extraire d’autres passages.


Poème pour Macha

Un poème de Phro Nesis, qui nous invite à réfléchir à l’aspect « sauvage » de la Morrigan à travers son visage de Macha.

A titre personnel, j’y vois une forme de méditation et de louange de la puissance de vie de Macha. Ce texte mélange ainsi une ode guerrière au visage traditionnellement plutôt Souverain de Morrigan. (Dans les mythes, Macha n’est pas celle qui se bat sur les champs de bataille à proprement parler, mais plutôt celle qui, dans un mariage juste, accorde l’abondance souveraine. C’est plutôt un aspect de la Terre souveraine.)

Macha
Rouge comme les flammes que ton sang guerrier épuise
Rouge comme le soleil couchant sur ta Terre que tu défends ardemment.
Macha, gardienne de mes territoires secrets et intérieurs, fertiles et extérieur,
Tu es mon bouclier face à toutes les invasions.
Ta couleur est la trace indélébile de tes séjours dans l’Autre Monde d’où tu viens et où tu vas.
Dame nourricière tu nous apprends où chercher nos ressources et à réclamer ce qui nous est dû.
Pour survivre, jamais pas avidité, tu nous aides à devenir guerriers.
Que le soleil soit ta trace, de l’aube au couchant , de l’hiver au printemps.

 


Poème de travail sur la Souveraineté personnelle, par Phro Nesis

C’est avec un immense plaisir que j’ai reçu de nombreuses contributions de Phro Nesis par email. Pour rappel, vous pouvez toujours soumettre vos textes personnels sur l’Antre, et quand j’ai un moment je les lis attentivement pour voir s’ils peuvent convenir à l’Antre.  Vous trouverez ici un poème de travail sur la Souveraineté personnelle.

Tu es vie, tu es mort
Souveraine déesse
Coasse, coasse encore
Corneille prophétesse
Toi qui prends et donnes le pouvoir à toute chose
Ton cri perçant, du plus profond de la nuit,
Ouvre mes perceptions et m’incite à me reconquérir, à me relever.
Plus jamais à genoux !

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Accéder à son pouvoir : tirage d’Iria Del

Voici un tirage avec des énergies parfaitement guerrières réalisé par Iria Del (page originale) :

« 🍎EMPOWERMENT🍎

Tu veux accéder à ton pouvoir? Sans peine, sans te salir, sans effort, sans larmes, sans difficultés… Le vrai pouvoir n’est malheureusement pas un shoot lumineux prêt à mâcher livré sur un nuage cotonneux par des anges bienveillants. Bien souvent, c’est une chute dans l’abîme, une quête effrayante, non balisée, une invitation à croquer le fruit interdit qui te guérira ou t’empoisonnera. Les garanties n’existent plus ici. Tu es sur le territoire des saintes guerrières, de celles qui arrachent leur droit à être elles-mêmes parce que personne ne les laissera incarner leur vérité. Plus de permission à demander. C’est seule que tu pourras y arriver. En gardant tes trésors pour toi au lieu de les déposer aux pieds de ceux qui les piétinent. Si tu as besoin de temps pour laisser ce pouvoir exploser, sois patiente et stratège. Joue le jeu de la sérénité. Et le moment donné, abats tes cartes.« 


Déconstruire des clichés : Morrigan et l’Autre Monde, pas le Monde d’en Bas

Connaissez-vous l’origine du design de l’Antre ? Ceux qui suivent le blog depuis la première heure auront probablement fait le lien, mais ça n’est pas le cas de tout le monde, alors je reviens dessus pour éviter d’entretenir un mythe.

Lorsque j’ai créé le sanctuaire (l’Antre), je l’ai fait sur demande et inspiration de la déesse (Morrigan). À l’époque j’avais encore très très peu de connaissances théoriques sur le sujet, car je l’avais découverte il y a « peu ». J’étais dans une phase de ma spiritualité / religion où je souhaitais effectuer le chemin inverse de celui qui m’avait été appris. Plutôt que de lire tout ce que je pouvais sur une divinité et d’aller la chercher ensuite, je suis allée à la rencontre de la divinité. Comme je l’ai relaté dans le passé (lien de l’article), j’ai été guidée lors d’une méditation-visualisation de la période sombre, et je ne savais pas qui je trouverais au bout du chemin. Ce moment a été tellement clé pour moi, que lorsque j’ai créé le blog un an plus tard environ et que j’ai dû trouver une « iconographie », un thème, impossible pour moi de sortir de cette métaphore de la caverne. D’où le titre retenu, et le design sombre avec sa bannière à image de grotte. Parce que c’est là que j’ai rencontré la déesse, et que, par la suite, les premiers travaux que j’ai dû faire étaient des travaux sur l’Ombre (concept symbolique, psychologique, jungien).

Cependant, je crois qu’aujourd’hui, pour les nouveaux venus et les gens qui ne connaissent ni le blog, ni la déesse, il est temps de rappeler les fondamentaux mythologiques. Si j’ai associée la déesse à la grotte sombre, et s’il existe une grotte célèbre en Irlande (la Grottes aux chats) Morrigan n’est pas associée par les sources premières aux dessous de la Terre. Elle n’est pas une déesse dire « chtonienne », du monde d’en bas et des morts. L’autre monde chez les celtes (irlandais) n’a rien à voir avec une absence de lumière et les entrailles de la terre. Nous n’avons ni similarités avec la mythologie chrétienne, ni le mythologie grecque.

Lora O’Brien a partagé une vidéo rapide à ce sujet récemment. Je me permets d’en synthétiser les d’éléments majeurs pour les non anglophones ici sous la vidéo.

Points essentiels :

  • Dans la mythologie irlandaise, il n’y a pas de « monde d’en bas » (Underworld) qui soit le royaume des morts ; les morts vont notamment sur une île plus ou moins ou sud ouest d’Irlande (quelques autres endroits sont mentionnés dans les textes) ;
  • « l’Autre Monde » (Otherworld) n’est pas « le monde d’en bas » (Underworld) ;
  • L’Autre Monde était un élément essentiel de la religion / spiritualité de nos Ancêtres, toute chose religieuse / spirituelle était issue de ou concernait l’Autre Monde ; c’était un monde parallèle, tout juste contre le nôtre ;
  • Difficile de faire des généralités sur l’Autre Monde, car c’est très vaste, il y a plein de subtilités et variations (de la même façon que la « Terre » est vaste et variée, avec des tas d’être vivants différents etc) ;
  • La Morrigan est associée à l’Autre Monde (Otherworld) comme tous les Tuatha De Danann et au « Sidh Mound » (les monts du Sidh, les collines de fées, les tumulus, etc) ;
  • La Morrigan n’a pas d’association à la mort en tant que telle ;
  • Il y a une association très lointaine de Morrigan avec la banshee, mais c’est une conception tardive dans le folklore autour de cet être ; « banshee » veut juste dire « femme fée », « femme du Sidh » ; par la suite, la banshee a pu être un esprit ancestral de certains clans irlandais importants, elle apparaissait avant une bataille, lavant les vêtements de ceux qui mourraient le lendemain au champ de bataille ; ceci est associé au personnage du « washer at the ford » (lavandière du gué), mais qui n’est pas la Morrigan en soi, c’est un « type » d’être de l’Autre Monde ;
  • Ces associations auraient probablement dû être faites plutôt à propos de Badbh qui est liée au champ de bataille et au fait de collecter les morts plutôt que Morrigan ;
  • Morrigan n’est pas Hel(a), la reine de l’Autre Monde, la reine des Morts, etc ;
  • Pour en revenir au « Sidh Mound », n’oubliez pas qu’elle a son propre Tumulus, « Oweynagat », la grotte aux chats ; c’est une des entrées majeures vers l’Autre Monde ;
  • Lora a travaillé des années en tant que manager de cet endroit, et de façon personnelle (spirituelle) ; dans son expérience et sa compréhension du lieu, Maeve était la responsable de toutes les affaires de « notre » côté / monde, les domaines communautaires et ancestraux, tandis que la Morrigan était responsable des affaires de l’Autre Monde ; Maeve représentait le souverain de notre Monde, tandis que Morrigan représentait le souverain de l’Autre Monde ; attention, le « souverain » n’est pas à prendre dans notre sens contemporain de roi / reine, Lora n’est pas sûr qu’il y ait un grand souverain générique pour l’ensemble de l’Autre Monde ; c’est plus dans le sens de responsabilité et de gardiennage ;

Traduction réalisée par mes soins (Valiel), et avec l’autorisation de Lora O’Brien pour l’Antre.


Justesse de notre Être et de nos Actions

Source : une publication du groupe Facebook  « Morrigu’s Daughters: A Sisterhood Dedicated to The Great Queen »:

« Un magnifique message sur la Justesse de notre Être et de nos Actions. » – Valiel

Version originale :

Good evening everyone! Lately I have been reading all over FB hate spewed from both sides of an argument, which led me to question- is there even a right side to be on anymore?”

Sat down with The Great Queen and started writing and thought I would share. Would love to hear how we, as daughters of the the Great Queen, can lead by example and rise above.

“Remember don’t just talk the talk, but walk the walk. Live at a higher vibration and do not judge others – their journey is not the same as yours.

Learn something from everyone you meet. You may be surprised at how you evolve.

Pointing fingers at another does not make you the better person. Actions speak louder than words.

Accept your mistakes and make them a platform to learn from, breaking the cycles and change future outcomes, while healing your past.

Apologize when necessary but remember you are not a sorry person. We all make mistakes and every decision we make leads us to the next step of our journey. Find the beauty of being imperfect.

Honor those who came before you. It is where our wisdom lies. The stories, parables and whispers of our ancestors is part of our legacy and will remain for generations to come.

And make this lifetime something magickal and worth remembering!”

Much love and many blessings!
-Ivy

Traduction semie-automatique (l’automatique était vraiment trop mauvaise, j’ai procédé à des modifications – Valiel) :

Bonsoir tout le monde ! Dernièrement, j’ai lu partout sur fb de la haine crachée des deux côtés d’un débat houleux, ce qui m’a conduit à me poser des questions – Existe-t-il seulement un côté juste à choisir ? »

Je me suis assise avec la grande reine et j’ai commencé à écrire et j’ai pensé que je pourrais le partager. J’aimerais savoir comment nous, en tant que filles de la grande reine, pouvons montrer l’exemple et nous élever.

« Souviens-toi, ne te contente pas de parler seulement, mais joins le geste à la parole. Vis sur une vibration plus élevée et ne juge pas les autres – leur voyage n’est pas le même que le tiens.

Apprends quelque chose de tous ceux que tu rencontres. Tu es peut-être surpris(e) de la façon dont tu évolues.

Pointer quelqu’un du doigt ne fait pas de toi quelqu’un de meilleur. Les actions parlent plus fort que les mots.

Accepte tes erreurs et fais-en une plate-forme pour apprendre, brise ainsi les cycles et change les résultats futurs, tout en guérissant ton passé.

Excuse-toi si nécessaire, mais souviens-toi que tu n’es pas une personne autocentrée qui passe son temps à s’apitoyer sur son sort. Nous faisons tous des erreurs et toutes les décisions que nous prenons nous conduisent à la prochaine étape de notre voyage. Trouve la beauté d’être imparfaite.

Honore ceux qui sont venus avant toi. C’est là que se trouve notre sagesse. Les histoires, les paraboles et les murmures de nos ancêtres font partie de notre héritage et resteront pour les générations à venir.

Et faire de cette vie quelque chose de bienfaisantes et qui vaut la peine de se souvenir ! »

Beaucoup d’amour et beaucoup de bénédictions !
– Ivy


Comprendre la différence entre l’appropriation culturelle et l’appréciation culturelle

Voici une vidéo essentielle de Lora O’Brien (que vous pouvez retrouver sur Facebook, sur Youtube, sur Patreon etc) dont je partage souvent ici les travaux. Elle est relativement courte (20 min) étant donné la densité du sujet, elle est vraiment limpide et pleine de suggestions concrètes ! Pour moi, la question de la décolonisation et de l’appropriation culturelle est essentielle, bien que je pratage très peu dessus car je me sens absolument novice. Cela entre pour moi pleinement dans la phase guerrière et juste (justice) du travail avec la Morrigan. Aussi, comme le signifie Lora à la fin de sa vidéo, le paganisme irlandais (et dans mon cas, le paganisme « celte ») est fondé sur ce principe clé de la relation juste. Pour équilibrer les relations, et les dynamiques de pouvoir, nous avons tous besoin de prendre du temps de réfléchir à ce sujet et de procéder à des actes clairs pour réparer ce qui a été fait, et sortir des schémas du passé.

Avec l’accord de l’auteure, je transcris ici un résumé de la vidéo. Il ne s’agit pas d’une transcription fixe, ligne à ligne, mot à mot. Je résume les grandes idées, je mets en forme des titres, j’ai arrangé l’ordre, et j’ajoute parfois des exemples.

Note préliminaire : il est assez délicat de savoir comment traduire en français le mot « native ». Il y a 15 ans je me serais posée moins de questions je pense, mais avec la montée des extrêmes en Europe, certains termes ont pris une connotation terrible. « Native » peut se dire « natif », mais le mot n’est pas toujours explicite en contexte ; l’expression de base est une personne « de souche », qui est devenue très connotée racisme d’extrême droite… Pour cette raison, vous trouverez partout dans le résumé des guillemets autour de cette expression, parce que je l’ai trouvée problématique (mais ça ne devrait pas en fait, c’est factuellement ce sens-là.)

Quelle est la différence entre le fait d’aimer, d’apprécier, une culture, et le fait de se l’approprier ?

[Note contextuelle de Valiel] Cette réflexion découle des mouvements de décolonisation qui ont eu lieu partout dans le monde depuis le milieu du 20e siècle : l’appropriation culturelle est un comportement colonisateur non acceptable.

[Résumé de la vidéo de Lora]

L’appropriation culturelle découle d’une attitude de besoin et de satisfaction immédiate : j’adore cette chose (ndt: les attrapes rêves, la roue de médecine, les chakas, la kundalini…), elle me plaît, je la veux, je la prends ; souvent, je la sors de sa culture, de sa langue, de son contexte. Si on voulait le résumer en un mot, l’appropriation culturelle c’est « prendre ».

Petit résumé d’introduction :

Vous êtes sur un terrain sain, vous n’êtes pas en situation d’appropriation culturelle, si :

  • Vous ne gagnez pas d’argent avec
  • Vous ne l’enseignez pas
  • Vous n’avez pas gagné un statut social supérieur uniquement sur cette base

L’exemple d’appropriation classique :  enseigner cette / ces chose(s) alors qu’une personne « native », de souche, pourrait / devrait le faire. Dans ce cas-là, vous prenez la place (physique, morale, et « vocale ») qui devrait être occupée par une personne de souche (native), mais à laquelle on ne donne pas cette place (ndt: par interdit, par manque d’attention, etc ; c’est un privilège, parfois lié à la couleur de la peau mais pas forcément). Vous pourriez donc être dans l’intention bienveillante de promouvoir à tout prix une culture, alors que vous vous êtes en réalité approprié un fragment d’une culture qui ne vous appartient pas.

Si vous retrouvez dans les cas mentionnés ci-dessus : il va falloir s’asseoir un long moment et réfléchir à ce que l’on fait. Ensuite, se rendre compte que pour rééquilibrer cette dynamique (appropriation) il est possible de « rendre », de donner au lieu de prendre. Par ailleurs cela est nécessaire pour tout le monde, également si l’on est dans « simple » démarche d’appréciation culturelle. Il est essentiel de rendre à cette culture qui nous a tant donné (puisque l’on apprécie autant).  Lora nous donne des conseils pratiques pour rétablir l’équilibre et donner :

  • Soutenir des créateurs et artistes « de souche » (tout type de contenu ; des écrivains, des musiciens, des peintres, des vidéastes… etc) ;
  • Souscrire à des Patreon, des crowd-funding (type kickstarter), acheter des livres de personnes « de souche », …
  • Regarder des vidéos qui viennent de sources « originales » (des personnes ou groupes de personnes dont c’est la culture d’origine)

Il s’agit donc de vérifier toujours ses sources et de les interroger :

  • (exemple) Qui a fait ce film sur l’Irlande ?
  • De quelle origine est le réalisateur ?
  • De quelles origines sont les acteurs ?
  • Est-ce qu’il y a une star irlandaise ?
  • Est-ce que c’est tourné en Irlande ?

Les conseils pratiques quand nos budgets sont limités : on dit bien « le temps c’est de l’argent », donc on peut donner de notre temps :

  • Écrire des revues / critiques (reviews) de livres / jeux / films / etc de la culture donnée, exécuté par des personnes « de souche » ;
  • Laisser des évaluations sur les sites de ces créateurs ;
  • Aller à des événements organisés par eux ;
  • Amplifier les messages de ces personnes, artistes, créateurs, enseignants, sur les réseaux sociaux ;
  • En parler à nos proches, nos amis, partager nos ressentis sur vos blogs ou vos pages ;
  • Trouver des causes charitables et les soutenir (des associations locales)

Au sujet de ce dernier point, Lora rappelle que si ces personnes, dans leur pays, sont actuellement en situation de crise, si elles sont cantonnées à « survivre » plutôt que « vivre », elles ne pourront pas créer, enseigner, développer, promouvoir leur culture, faire survivre leur langue etc. Quelques exemples de causes : les abris pour les femmes, pour les sans-abris, de l’activisme écologique, la défense de la faune et flore, du paysage, etc. Qui essaie de défendre la société, la vie de ses habitants ? Si vous appréciez une langue, une musique, une culture, etc, ce sont les gens qui la créent, et s’ils sont dans le besoin ils ne pourront pas le faire.

Le cas de la langue est également très marquant, beaucoup de langues sont en danger de disparaître (y compris l’irlandais) :

  • nous pouvons les apprendre ;
  • donner à nos proches l’envie de les apprendre ;
  • cherchons des ressources de qualité, et partageons-les autour de de nous ;
  • donnons un peu d’argent à ces organisations de sauvegarde lorsque nous pouvons (des bibliothèques par exemple, des projets d’archives en ligne etc)
  • Exemple : si nous sommes intéressés par le paganisme irlandais, Lora nous invite à nous rendre sur le site de https://www.duchas.ie/  et nous renseigner pour aider à transcrire la collection folklore (National Folklore) ;

Un autre rappel : « Never speak over, for, or instead of a native person« . Autrement dit :

  • never speak over : ne coupez pas la parole ou ne parlez pas plus fort qu’un natif  (ne prenez pas tout l’espace de parole) ;
  • never speak for : n’exprimez jamais les convictions ou la position d’un natif ;
  • never speak instead of : ne parlez jamais à la place d’un natif.

Ce n’est pas parce qu’une personne travaille avec une culture depuis longtemps qu’elle sera plus qualifiée qu’une personne « de souche ». Les créateurs et les enseignants natifs ont souffert d’un grand trauma de dépréciation générationnel. Leur culture a longtemps été insultée, vue comme inférieure, arriérée, etc (c’est le processus de colonisation), et donc il est très difficile d’avoir confiance en ce que l’on fait, de prendre la parole, de promouvoir ce qui a été dégradé. Ils auront tendance à se sentir systématiquement moins bon qu’un autre. C’est important de prendre quelques pas de recul, et de laisser la place à un natif, pour booster sa confiance en soi, pour redonner une place qui leur a été volée aussi.

 

– Valiel.

 


Le foyer après la guerre

Coup de cœur pour ce magnifique récit…. Il faut pouvoir apprécier la langue dans sa beauté, mais malgré tout, une traduction sommaire donnera probablement une bonne idée du contenu même si le côté littéraire sera « perdu » : « Home is where the Hearth is » par Scealai Beag.

******

She stopped outside her home and dropped her shield and spear upon the ground.  Tired aching pained muscles shirked the pack from her shoulders.

Walking into the welcoming darkness of her home she moved towards the back and froze.

She was not alone.

Her eyes roamed the space as her hand drifted towards the blade at her hip, warrior instinct triggering a primal warning in the recesses of her brain.

There.

The fire had been banked before she left for the Battle. Now it danced merrily in logs that must have been burning for hours, her cauldron strung over the heat, yet no scent of cooking filled the space.

Inhaling deeply she picked up a smell from the second alcove of the cave, where the spring filled the pool. The movement of the water and the damp earthy aroma almost masked the scent, one that was strangely more earthy than the very rock and clay around it.
Moving forward confidently now, she entered the back of the cave knowing full well who was there.
The hulking broad figure was silhouetted by the candles at play about the pools edge and she heard a strange noise as something, blocked from her sight, dropped into the water’s depths.
How is it that you come so freely into this space?
Her voice cracked the silence wide open with its demand. Her Will driven into the words, a Will that commanded armies and made the very air freeze, and time cease its march.

The figure stood slowly, turning towards her.

As His eyes fell upon Her, the primal part of her brain shuddered and a need to fight or flee skittered its way toward her thoughts only to be crushed mercilessly by her Will.

She was the better of most and the equal of only one, She would dictate her path.
She alone.

Her eyes fell to his hands. Broad and strong, with skin creased from work, they were held palms up, out towards her.
In the darkness, she could barely see his face but the smile he wore was as plain as the dawn and almost as bright.
Silence, warm and comfortable rolled itself back into the space.
Stepping forward she spread her arms out wide. They had played this game before.

With gentle hands, he pulled the léine from her shoulders and the trews from off her legs.

With vestments of war left in a bloody pile on the rock, he lead her to the pool. As her foot touched the water she could not suppress her hiss of surprise.

The water, normally cool and refreshing, was warm as steam rose from its surface.

Her eyes locked on his as her brain worked rapidly. Her exhalation had not gone unnoticed and a soft chuckle rumbled from his chest.
 
Rocks. Heated on the fire and placed in the water. 
It was a statement of a truth discovered with quick thinking and perception, and though there was no question to it, he nodded in answer.
Stepping down into the rock pool She turned to see if he would follow. Surprised again, she took pause to watch as the game changed further, he sat upon the pool’s edge and lifted a comb into his hands.

Turning her back to him She settled into the water, then felt his big gentle hands undoing her war braids one at a time, lifting water cupped in his palm to wash and work the blood and viscera from her mane.

As the last braid was cleansed the heat had soaked its way into her, relieving her war weary muscles of their aches.  With her hair fanned out about her she felt the comb enter her tresses.
 
Welcome home my love.
The basso voice slipped softly through the silence, and as the rumbling relaxing song began on his lips, the Dagda began to comb the Morrigan’s hair.

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*********

 


Morrigan et la guerre, littéralement

Un bon article de rappel sur Morrigan en tant que Déesse de la guerre. (Source: Patheos, Morgan Daimler)

Cela ne nous plaît pas toujours aujourd’hui de la voir dans cet aspect « sanglant », mais cela n’est pas une raison pour le nier et « déformer » la signification de la Déesse. L’auteur rappelle d’abord les sources antiques que nous avons (ex: Strabo) qui explique que les Celtes étaient des guerriers accomplis qui « aimaient » la guerre, que Morrigan est connue pour inciter / encourager les guerriers au combat (ex: dans le  Cath Maige Tuired, elle encourage notamment Lugh ; mais aussi dans le Tain), et pour terroriser les ennemis. Dans « son » « aspect » Badb, elle incarne littéralement le carnage (Cath Maige Tuired Cunga), le sang, la charogne qui vient grignoter les cadavres.

Puis, il explique que certains caractéristiques peuvent rattacher Morrigan à la paix, mais pas celle que l’on pense au premier abord (pas le pacifisme). Premièrement, c’est plutôt dans son aspect prophétique, quand elle est représentée comme celle qui peut dire quel camp va gagner. Deuxièmement, la paix entre en compte quand on la définit comme « liberté » : être libre de la peur, de la violence, de l’oppression. Or justement, la « paix » paradoxalement demande parfois qu’on se batte. A priori, quand Morrigan défend un camp, incite à la guerre, il s’agit de libérer un peuple de l’oppression, de regagner cette « paix »-là. La paix n’est pas gratuite, elle demande un coût.

L’auteur conclut en expliquant que selon lui nous affaiblissons les Dieux si nous les modelons selon nos désirs (pour les adoucir ou autre).


Un peu surprenant, Mylène Farmer « Fuck Them All »

Un partage de Vincent Smile: « Vulgaire & franche mais pour moi bien Morrigan. »

« Fuck Them All »

La nature est changeante
L’on respire comme ils mentent
De façon ravageuse
La nature est tueuse
Au temps des «Favorites»
Autant de réussites
Pour l’homme qui derrière a…
Une «Belle» qui s’affaire… à
Faire… de leur vie un empire
Blood and tears!
Faire l’amour à Marie
Blood and tears!
Et « Marie » est martyre
Blood and tears
Sur le mur: nos soupirs!
Fuck Them All!
Faites l’amour
Nous la guerre
Nos vies à l’envers
Fuck Them All!
Faites l’amour
Nous la guerre
Saigner: notre enfer!
Fuck Them All!
Faites l’amour
Nous la guerre
Nos vies à l’envers
Blood And Soul
Faites-le nous!
Dans le texte
Le sang c’est le sexe
De nature innocente
L’on manie élégance
Et d’une main experte
D’un glaive l’on transperce
Les discours trop prolixes
Que de la rhétorique
Lâchetés familières
Qui nous rendent guerrières
Faire… de leur vie un empire
Blood and tears!
Faire l’amour à Marie
Blood and tears!
Et « Marie » est martyre
Blood and tears
Sur le mur: nos soupirs!
Hey Bitch, you’re not on the list
You Witch! You suck, you bitch! (they said)
Hey Bitch, you’re not on the list
You Witch! You suck, you bitch! (they said)
Hey Bitch, you’re not on the list
What’s your name again?
Hey Bitch, you’re not on the list
You Witch! You suck, you bitch!
Hey Bitch, you’re not on the list
Hey Bitch, you’re not on the list
You Bitch, you’re not on the list
You Witch! You suck, you bitch!

 

********************

Quelques mots pour introduire cette chanson et ce clip; on pourrait longuement disserter sur la question, mais je n’ai pas le temps. Le clip présente des corbeaux qui rôdent, une femme rousse aux cheveux longs en manteau noir, une femme rousse aux cheveux coupés enfermée dans une cage ; je ne peux me débarrasser de cette impression métaphorique de chasse aux sorcières. Mais il y a aussi la question du double, cette femme qui voit en réalité une autre partie d’elle-même, qui est morte, et dans laquelle elle plonge la main pour en ressortir une épée, symbole de souveraineté et de pouvoir regagnés. Les paroles jouent sur un caractère simple, mais proposent des jeux de mots ou des images intéressants. Elles dénoncent notamment une réification de la femme (faire d’elle un objet) par l’homme, donc s’adresse plutôt à certains clichés anti-féministes, comme celui de l’homme puissant qui a besoin d’une belle femme-objet pour asseoir et faire rayonner sa puissance, ou celui de la réduction de la femme à l’amour (faire l’amour), et de l’homme à celui qui fait la guerre. Je ne connaissais pas du tout Mylène Farmer, c’est une surprise de tomber sur ce texte.

Valiel.


Image

Une prière (ang) de Morgan Daimler mise en « image »

Joyeux anniversaire à l’Antre qui a fêté ses 7 ans en fin du mois dernier…. Pour rappel, je prends toutes vos propositions de textes, photos, images, vidéos etc. Et également toutes vos suggestions pour le fonctionnement de l’Antre.


Restaurer l’âme des guerriers après leur retour du combat

Tout un pan du travail sur l’aspect guerrier de Morrigan concerne bien évidemment nos guerres modernes. Réfléchir sur les stratégies, ce que signifie le mot guerre, la question des camps, des causes d’une guerre, l’ambiguïté d’une guerre « juste » ou non, de la forme physique des soldats / guerriers, ce qu’ils sont, la « morale », la technique, … et puis tout ce que cela peut représenter pour quelqu’un d’aller faire la guerre, et surtout, d’en revenir pour réintégrer la société civile.


(trad) Que veut-dire récupérer sa souveraineté aujourd’hui ?

Texte original : 

Reclaim your sovereignty

Sovereignty is the right to rule and the obligation to rule rightly. Every person is born with inherent sovereignty and worth, but our world is filled with those looking to swindle or steal your sovereignty away from you… and they’re very good at what they do.

They tell us who we’re supposed to be, then they sell us an identity. They keep us in fear so we’ll vote for them. They keep us outraged so we’ll keep watching and listening and clicking. We have to consciously and intentionally take back what is ours.

Limit your news intake. Dig for facts and don’t settle for someone else’s opinion. Always ask “what is this person trying to get me to do?” Don’t make the problem worse by sharing lies and half truths on social media. And recommit to daily spiritual practice.

Own your mind. Own your soul. Own your thoughts. Reclaim your sovereignty.

– John Beckett, juillet 2017. 

 

Traduction proposée :

« Reprenez votre souveraineté

La souveraineté correspond au droit de diriger, et à l’obligation de diriger équitablement (justement). Chaque personne à la naissance possède une valeur et une souveraineté intrinsèques, mais notre monde est rempli de gens qui cherchent à nous arnaquer, à filer en douce avec votre souveraineté dans la poche… et ils sont très bons dans leur domaine.

Ils nous disent qui nous sommes censés être, puis ils nous vendent une identité. Ils nous gardent dans un état de peur afin que l’on vote pour eux. Ils nous gardent un dans état outré pour que l’on continue de les regarder et de les écouter et de cliquer. Il est nécessaire de reprendre ce qui nous appartient avec conscience et intention.

Limitez votre ration (consommation) de nouvelles. Creusez pour trouver les faits, et ne vous arrêtez pas à l’opinion de quelqu’un d’autre. Demandez-vous toujours « qu’est-ce que cette personne essaie d’obtenir de moi? ». N’aggravez pas le problème en partageant des mensonges ou des demies vérités sur les réseaux sociaux. Et engagez-vous de nouveau dans une pratique spirituelle quotidienne.

Soyez les détenteurs de votre esprit. Soyez les détenteur de votre âme.  Soyez les détenteurs de vos pensées. Reprenez votre souveraineté. »

 


Tiwaz et le rapport au Guerrier

C’est avec plaisir que je vous partage ici un article /en français/ sur la question du guerrier ! Je me retrouve beaucoup dedans. Voici donc du grain à moudre pour compléter le sanctuaire.

Un voyage avec les Dieux

Qu’est-ce qu’un guerrier ? À vrai dire on pourrait pérorer là-dessus pendant des années en en rajoutant des couches, que personne ne tomberait d’accord.

Cependant, je voudrais éclaircir certaines choses, car cela me semble nécessaire.

Est-ce qu’un guerrier c’est fort ? Oui et non. Pas nécessairement. Ce n’est pas la force qui caractérise le fait d’être guerrier ou pas. C’est comme dans tout, il y a des forts et des moins forts. Posons la question à l’inverse en demandant si un guerrier est faible et je répondrais non.

Est-ce qu’un vrai guerrier c’est quelqu’un qui protège ? Oui et non. Pas nécessairement. Un guerrier ça se bat, ça fait mal, ça tue aussi parfois. Est-ce que ça protège ? C’est une autre question. C’est la personne concernée et le point de vue que l’on porte qui donne ce genre de considération. Ce qui est sûr, c’est qu’un guerrier ce n’est…

Voir l’article original 565 mots de plus


Critique de l’image des femmes dans les dessins animés

Voici un article intitulé « Pour la défense des personnages féminins diabolisés » (dans la culture visuelle) découvert au hasard de Facebook grâce aux intérêts divers de mes contacts. On y retrouve un problème vieux comme le monde : celui de la représentation des femmes dans les histoires modernes, de cette perpétuation d’un schéma hérité des anciennes peurs patriarcales. Les femmes qui ont du pouvoir seront nécessairement des femmes viles, méchantes etc. Les exemples pullulent : les femmes qui deviennent reines deviennent de viles marâtres (cf: la belle-mère de Blanche Neige), et toutes les images de femmes sorcières aux pouvoirs très importants (cf: Ursula, Maléfique, …). L’article mériterait d’être lu en entier, je fais allusion à différentes idées pour les gens qui ne parlent pas l’anglais. Je me permets ici de n’extraire qu’une citation qui résume le problème :

‘We’re sold on the female protagonists, and I do mean sold. We admire their spunk and their tenacity, because it’s accessible—it’s rebellion in the form of wanting. It’s gazing at the stars at night after spending all day scrubbing the floors, and believing that wishing will be enough. But once they graduate to getting what they want? Once they’ve made real sacrifices in pursuit of their dreams? Once they’ve made it, or even once they’re almost there?

‘That’s when they become dangerous. That’s when they become the villainess. Somewhere in there, they stop caring about what other people think, and they get what they want, and they turn into cautionary tales: something bad is waiting for the woman who goes that way. We believe it. We repeat it. We look at women who are running things and we’re suspicious, because we’ve spent our whole lives looking at women with ambition and knowing that they can’t possibly be allowed to grasp whatever it is they’re reaching for.’

Traduction proposée : « On nous a vendu les personnages féminins, et j’insiste, vendu. Nous admirons leur cran et leur ténacité parce que c’est accessible – c’est une rébellion nourrie par le désir. C’est le fait d’admirer les étoiles dans le ciel de nuit après avoir passé toute la journée à récurer les sols, et croire que souhaiter sera suffisant. Mais qu’en est-il une fois qu’elles ont réussi à obtenir ce qu’elles voulaient ? Une fois qu’elles ont fait de réels sacrifices pour poursuivre leurs rêves ? Une fois qu’elles y sont parvenues, ou même lorsqu’elles y sont presque ?

C’est là qu’elles deviennent dangereuses. C’est là qu’elles deviennent des « méchantes » (cf: les gentils versus les méchants). Quelque part au fil de la route, elles cessent de prêter attention à ce que les autres pensent, et elles obtiennent ce qu’elles veulent, et elles se transforment alors en des contes d’avertissement : des ennuis attendent la femme qui emprunte ce chemin. On le croit. On le répète. Nous regardons les femmes qui sont au pouvoir et nous sommes méfiants, parce que nous avons passé notre vie entière à regarder les femmes qui ont de l’ambition tout en sachant qu’elles ne peuvent tout simplement pas être autorisées à obtenir ce qu’elles cherchent à atteindre. »

****

Alors oui. Les femmes fortes incarnent la transgression des frontières, des codes sociétaux, et sont tout de suite vues comme une menace, donc diabolisée. Et l’analyse visuelle a beaucoup de matière à se mettre sous la dent ! Regardez tous les codes graphiques ! A quoi ressemblent-elles ces méchantes ? Elles sont très maquillées, parfois les sourcils redessinées (même si vous ne parlez pas l’anglais, regardez les photos de l’article) ; elles ont des mimiques faciales osées, pleines de confiance, un port de tête altier souvent tourné en mépris (caractère hautain) par la perspective masculine ; elles ont aussi de l’argent (les manteaux de fourrure de Cruella d’enfer) ; elles vont être perçues comme agressives… Alors que non, on vous dicte de ressembler aux princesses, propres, blanches (souvent), pures, qui ressemblent à des poupées (Blanche-Neige pour ne citer qu’elle, Belle n’est pas mieux, Aurore), d’attendre le prince charmant qui viendra vous sauver, que le bonheur ne viendra que de lui (quid de l’ascension de Cendrillon, qui était une ménagère esclave, et qui est sauvée par le statut de noble de son prince?). C’est très étonnant d’ailleurs, car souvent les méchantes sont « affublées » d’un look très osé, modernes, en passant des bijoux au maquillage, puis aux coupes de cheveux (cf: Ursula!), tandis que les princesses doivent avoir des coiffures bien polissées (repensez aux façons tellement classiques d’attacher les cheveux de Cendrillon). Je pense que vous voyez le panorama. Je m’arrêterais donc là pour le résumé.

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La Reine « fantôme »

La fameuse « phanton queen », reine des ombres et des morts….. Ou Babdh sur le champ de bataille. Sublime statue de Forest Rogers.

(source) Cliquez pour voir en grande taille.


La Reine des Ombres ?

Voici une vidéo que je connais depuis longtemps à force de suivre les travaux de Morpheus Ravenna, mais je ne crois pas que ce soit le cas de tout le monde, et je ne me souviens pas l’avoir jamais postée ici. Alors voici. Antero Alli a réalisé un film dont l’une des séquences est la suivante : il s’agit d’un rêve qui présente la Déesse Morrigan dans une danse rituelle. Le montage est réalisé à partir d’une des « célèbres » performances de Morpheus.

Note : j’ai intégré la vidéo directement au blog, mais pour la voir directement sur la page de l’auteur et en plus grande taille, rendez-vous sur Vimeo.

The Morrigan (dream sequence) from Antero Alli on Vimeo.


Bénédictions de Lughnasad

Avec un petit peu de retard, je vous transmets ici des bénédictions pour Lughnasad rédigées par Morpheus Ravenna, prêtresse de Morrigan de Californie, membre de l’association du Coru. (Pour plus d’informations sur Lughnasad, cliquez ici.)

(version irlandaise)

Ith, blicht,
síth, sáma sona,
lína lóna,
lerthola,
fir ríglaich,
co combáid cind.

(version anglaise)

Corn, milk,
peace, wellness, full nets,
ocean’s plenty,
wise guidance,
strong allies.

May mighty Lugh bless you with skill, brilliance, and victory in all your endeavors; may your spears be strong, your harvest be rich, and your land be sovereign. And in the name of Tailtiu who died in the labor of providing for Her people, may we never forget to honor the cost of what we hold dear.

(ma traduction pour les non anglophones)

Maïs, lait,
Paix, bien être, filets pleins,
Océan abondant,
Guidance sage,
Alliés puissants.

Puisse le puissant Lugh vous accorder talent, intelligence, et victoire dans tous vos efforts ; puisse vos lances être forte, votre récolte riche, et votre terre souveraine. Et au nom de Tailtiu qui est morte au travail pour son peuple, puissions-nous ne jamais oublier d’honorer le coût de ce qui nous est cher.

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De l’importance de gérer ses peurs

Je n’ai pas la force, l’énergie, ni le temps de proposer un texte personnel et un peu réfléchi sans remâcher les idées déjà répandues sur le sujet. Mais je trouvais important de rappeler brièvement ces essentiels étant donné ce qui vient de se produire, à nouveau.

La peur n’est pas un défaut. La peur peut être utile. Elle est utile quand elle nous apprend sur nous-mêmes, notre histoire, nos blessures, notre inconscient. Elle est utile quand elle nous fait garder les pieds sur terre sans partir dans un fantasme, fut-il au sujet d’une personne ou d’un projet (en bien ou en mal). La peur peut servir de garde-fou, de balancier, et aussi de perche d’équilibriste pour traverser le fossé, quand elle est notre motivateur, notre adrénaline (un peu comme le stress). Mais pour cela il faut travailler avec elle. Vous le savez, dans les combats anciens, la peur jouait un effet majeur, comme chez les combats animaux : on dresse le poil, on crie, on fait du bruit, on espère être plus impressionnant que l’on est, on espère se montrer supérieur, plus fort, …. Et l’ennemi aussi. Car l’ennemi peut se servir de nos peurs. Ne le sait-on tous pas, aujourd’hui aussi à cause des films hollywoodiens, que les méchants utilisent les failles de leurs ennemis, leur peur de perdre leurs proches ? Si vous refoulez vos peurs, elles prendront le pas sur vous, elles donneront lieu à des mécanismes émotionnels très puissants clairement identifiés par la psychologie. Vous ne serez plus maître de votre vie, de vos choix, de vos mots, de vos réactions (un peu comme la colère parfois). Et si vous refusez de travailler avec votre peur, elle deviendra votre point faible, et elle sera utilisable par ceux qui vous cherchent du tort.

Un article du NouvelObs sur ce thème explique comment fonctionne la peur en tant que stratégie première du terrorisme (cliquez). C’est très bien écrit, très explicite, facile à lire. Si vous cédez à la peur, vous répondez ainsi exactement à la manipulation de l’ennemi. Vous serez la cible parfaite, pour vous divisez, pour arrêter de réfléchir, pour dresser des amalgames, d’eux, mais aussi des politiques et des médias. C’est difficile, évidemment. Mais prendre du recul, avec ses émotions, permet de se recentrer, et surtout, de ne pas arrêter de réfléchir. Ne pas être embarqué dans un mouvement de foule, un mouvement d’opinion, des amalgames, des insultes… Bref. On pourrait tergiverser longtemps. A lire, et à méditer.


La guerre contre la culture du viol

Une affaire qui bat son plein aux Etats-Unis, au sujet d’un « fait de société » très répandu, ancré depuis des années, qu’il est toujours aussi difficile de déconstruire (les crimes commis leur des fêtes universitaires des fraternités). Je ne vais pas résumer ici l’affaire car je n’ai pas le temps, entre les faits, les propos entièrement choquants du père et de son fils comme défense, le verdict annoncé complètement ridicule de 6 mois de prison…. Non, si je viens aujourd’hui, c’est parce que j’ai été éberluée par la réponse d’un politicien à cette affaire :

Joe Biden s’est fendu d’une lettre ouverte particulièrement personnelle et lyrique, pour reconnaître la souveraineté de la jeune victime, et pour vanter son combat guerrier. Les détracteurs pourront reprocher qu’il s’agit d’une manœuvre politique, que, évidemment, ce n’est pas lui qui l’a écrite…. mais peu importe les circonstances. Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est la teneur du fond. La justesse et la beauté d’un tel texte sur les combats des femmes, et aussi, remarquez-le des hommes. De toute une société qui doit travailler ensemble peu importe son genre, qui a des responsabilités, pour régler un fléau.

La chance ici c’est que j’ai trouvé une traduction française :

« Je ne connais pas votre nom – mais vos mots sont gravés à jamais dans mon âme. Des mots que l’on devrait faire lire aux hommes et aux femmes de tout âge.

Des mots que j’aurais voulu que vous n’ayez jamais eu besoin d’écrire.

Je suis impressionné par votre courage d’avoir parlé, d’avoir nommé si clairement le mal que l’on vous a fait, et d’avoir si passionnément défendu votre droit à une dignité égale à celle des hommes.

Et je suis empli de colère – à la fois que cela vous soit arrivé, et que notre société vous ait demandé encore de défendre votre propre valeur.

Cela devait être déchirant, de revivre ce qu’il vous a fait encore une fois. Mais vous l’avez fait quand même, dans l’espoir que votre force puisse empêcher ce crime de faire d’autres victimes. Votre bravoure me coupe le souffle.

Vous êtes une guerrière, vous êtes aussi solide que l’acier.

Je ne connais pas votre nom – mais je sais que beaucoup de gens vous ont abandonnée, cette terrible nuit de janvier et les mois qui ont suivi.

Tous ceux qui, à cette soirée, vous ont vue incapable de réagir et ont quand même choisi de regarder ailleurs au lieu de vous offrir de l’aide. Tous ceux qui ont balayé ce qui vous est arrivé en disant que ce n’était rien de plus qu’une énième “nuit de folie”. Tous ceux qui vous ont demandé “tu t’attendais à quoi ? Il ne fallait pas boire autant”, ou qui ont pensé que vous l’aviez cherché.

Vous avez été victime d’une culture qui existe sur nos campus, où une femme sur cinq subit une agression sexuelle, année après année. Une culture qui promeut la passivité, qui encourage les jeunes filles et les jeunes gens à fermer les yeux sur ce qui s’y passe.

Les statistiques des agressions sexuelles sur les campus n’ont pas baissé ces deux dernières décennies. C’est obscène, c’est un échec qui se tient là, sous nos yeux à tous.

Et vous avez été abandonnée par quiconque a osé questionner cette vérité simple et claire : un rapport sexuel non consenti est un viol. Point. C’est un crime.

Je ne connais pas votre nom – mais grâce à vous, je sais que les héros font du vélo.

Ces deux hommes qui ont vu ce qui vous arrivait – qui ont pris la responsabilité de s’interposer –, ils ont fait ce qu’ils savaient instinctivement être juste.

Ils n’ont pas dit “ce ne sont pas mes affaires”.

Ils ne se sont pas inquiétés des implications sociales, de leur sécurité, ou de ce que leurs pairs allaient penser, avant d’intervenir.

Ces deux hommes incarnent ce que signifie “être un témoin responsable”.

Faire autrement – voir une agression sur le point de se produire et ne rien faire – fait de vous une partie du problème.

Nous avons tous la responsabilité de faire cesser ce fléau de la violence faite aux femmes, une fois pour toutes.

Je ne connais pas votre nom – mais je vois que vous êtes invincible.

Je vois le potentiel illimité d’une jeune femme incroyablement talentueuse, pleine de promesses. Je vois les épaules sur lesquelles nos rêves d’avenir reposent.

Je vous vois.

Vous ne serez jamais définie par ce que le père de l’accusé a durement décrit comme “vingt minutes d’action”.

Son fils le sera.

Je rejoins le chœur de ceux qui vous soutiennent, car on ne dira jamais assez aux survivants : “Je te crois. Ce n’est pas de ta faute.”

Ce que vous avez enduré n’est jamais, jamais, jamais, JAMAIS de la faute d’une femme.

Et alors que la justice a rendu son verdict dans votre cas particulier, la nation n’en est pas satisfaite.

Et c’est pourquoi nous continuerons à parler.

Nous parlerons pour changer la culture de nos campus, une culture qui continue à poser les mauvaises questions : que portiez-vous ? Pourquoi étiez-vous là ? Qu’avez-vous dit ? Combien d’alcool aviez-vous bu ?

Au lieu de demander : comment a-t-il pu penser qu’il avait le droit de violer ?

Nous parlerons contre ceux qui veulent nier, contre ceux qui savent que ces crimes se produisent, mais qui ne veulent pas y être mêlés. Ceux qui pensent que ce crime atroce est “compliqué”.

Nous parlerons pour vous – vous qui restez anonyme non seulement pour protéger votre identité, mais parce que vous représentez si bien “n’importe quelle femme”.

Nous deviendrons des phares, comme vous l’avez fait, et nous brillerons.

Votre histoire a déjà changé des vies.

Vous avez aidé à changer cette culture.

Vous avez sorti des milliers de gens de leur torpeur et de leur indifférence envers la violence sexuelle, ceux qui permettent à ce problème de perdurer.

Vos mots aideront des gens que vous n’avez jamais rencontrés, que vous ne rencontrerez jamais.

Vous leur avez donné la force de se battre.

Et, je le crois, vous sauverez des vies.

Je ne connais pas votre nom – mais je ne vous oublierai jamais.

Les millions de gens qui ont été touchés par votre histoire ne vous oublieront jamais.

Et si tous ceux qui ont partagé votre lettre sur les réseaux sociaux, ou qui ont eu des conversations chez eux avec leurs fils et leurs filles, si tous ceux-là savent puiser dans cette passion, cette colère, cet engagement qu’ils ressentent en ce moment, la prochaine fois qu’ils auront le choix entre intervenir et passer leur chemin, alors je crois que vous aurez contribué à changer le monde, en mieux. »

Merci Le Monde pour cet article. (cliquez)


Comment résister ? (I)


(c) Natasa Ilincic

Quels moyens d’actions face à la violence ? Face à l’anxiété et au questionnement quotidien ? Quelques articles, quelques liens, quelques idées pour réfléchir à la question. Car oui, après tout, il n’y a pas de réponse simple. Trouver une, des réponses demandent de savoir quelles sont nos valeurs, quels sont nos principes, nos priorités, de s’aventurer dans le monde des idées et de l’action. Donc il faut, pour cela, de la matière. Il faut des textes, des discussions, des avis pour et contre. Pour nourrir cela, je posterai de temps à autres des articles.

Ici un article du monde « Résister à la peur après les attentats« . A la fin de l’article se trouve un excellent condensé de toutes les tribunes publiées au Monde. Vous y trouverez des profils très divers d’auteurs, scénaristes, réalisateurs, écrivains, philosophes, historiens, … Certains diront que « Le Monde » représente déjà une grosse orientation, et que les choses qui y sont publiées seront limitées en termes de point de vue. Oui, comme tout journal et tout média depuis de nombreuses années. Mais comme dit, il faut de la matière pour avancer, et il faut bien commencer quelque part.

 

 

 


Une nouvelle année… difficile.

Les mots sont extrêmement difficiles à trouver. Toujours une question de recul et de nuances à avoir. Ne pas céder au flux de chaos.

J’enrage car au fond de mes tripes, je souhaiterais être avec vous. J’allais poster, je le voulais, un petit article pour la nouvelle année. Je n’ai pas annoncé l’anniversaire de l’Antre début septembre, j’étais en plein éclatement émotionnel à faire une transition physique et mentale, en pleine émigration. Personne n’y a pensé, personne n’était là pour me le rappeler, et quand je me suis rendue compte que la date était passée, que je n’avais pas eu l’énergie, pas le temps, pas un mot… j’étais triste. Et puis le temps a continué de passer. Et puis nous avons passé la nouvelle année également. Et les énergies de 2015-2016 ? Elles sont clairement « eerie », « weird », « twisted » tous les mots  que je peux trouver pour « étranges » et « tordues ». Si je ne devais retenir qu’une chose, pour l’anniversaire du sanctuaire, en fait, c’est de la gratitude. Vous êtes toujours extrêmement silencieux et parfois je suis triste que nous n’ayons pas plus d’échanges. Le forum n’a pas pris, le groupe FB est relativement discret, les commentaires ici sont rares. Mais nous avons quelques habitués qui osent montrer leur visage et qui commentent régulièrement. J’ai aussi de beaux échanges privés quand vous osez me raconter vos expériences ou me poser des questions. A travers vous je rencontre d’autres facettes de Morrigan, et parfois mêmes vous venez me donner une clé pour mon propre chemin. Ce que j’apprécie de plus en plus sur le sanctuaire, c’est cette multiplicité. J’aimerais sincèrement que l’antre soit plus incarnée, plus peuplée, plus vivante… Mais elle ira à son rythme. De même, j’ai été un peu déçue de n’avoir qu’aussi peu de réponses pour la proposition d’une anthologie pour Morrigan, car je ne peux pas faire un tel livre seule, sinon le terme « d’anthologie » n’a plus de sens… Mais peut-être que vous auriez eu besoin qu’on vous rappelle, relance, qu’on vous pousse. Peut-être qu’il aurait fallu porter le message dans d’autres sphères. Peut-être que le moment n’était pas le bon ? Peut-être que j’ai besoin de plus de temps, oh ça c’est certain, je suis dans un état trop critique. Quoiqu’il en soit, mois après mois, vous êtes toujours là, à poster sur le groupe Facebook, à lire, liker de temps à autre, commenter parfois. Et j’apprécie sincèrement votre présence et les échanges que nous avons.

Aujourd’hui je me rends compte que ces échanges me manquent, et vos présences. Avec ces événements dramatiques, je réalise qu’aujourd’hui, l’état dans lequel je suis, même s’il est très mauvais, fatigué, brisé pour bien d’autres raisons que ces attentats, dans ces circonstances malgré tout la pulsion est forte : j’aurais souhaité pouvoir rencontrer tous les gens qui lisent et commentent ici. Je souhaiterais découvrir ceux qui passent mais qui ne se sont jamais signalés. Je voudrais être avec cette micro-« communauté » qui tourne autour de l’Antre avec le temps, ces gens qui partagent leurs témoignages, leurs textes, leurs trouvailles, qui m’écrivent des mails magnifiques, qui me transmettent aussi des enseignements… Et j’aimerais tendre la main vers d’autres qui dans ces circonstances se sentent touchés par la Terre et la Morrigan. J’aurais aimé être incarnée pour une fois. J’aurais aimé franchir la barrière du physique, me déplacer, vous rencontrer, nous soutenir. Si j’avais été en région parisienne dans ma demeure, j’aurais ouverte les portes de ma maison pour d’autres, je vous aurais emmenés sur la Terre pour sentir, je vous aurais fait écouter et percevoir, et je vous aurais invité à ritualiser avec moi. J’aurais aimé qu’ensemble nous la fassions venir, j’aurais aimé que l’on prie, que l’on chante, que l’on danse, que l’on hurle à la lune. Que l’on réveille nos ventres et nos racines, que l’on appelle les énergies du Guerrier, de la Souveraineté et de la Justice. Mais je ne peux pas. J’ai traversé l’Atlantique, je suis sur une autre Terre, complètement à l’envers dans mon corps et dans mon esprit.

Je ne peux pas… mais je brûle à l’intérieur, et je La sens qui brûle et qui me pousse. Tout ce que je peux faire, c’est tenter de méditer, de prendre du recul, de trouver de la clarté, et tenter de la sentir Elle.

Quelque soit l’aspect que cela prend, la durée, ses multiples formes, le monde est en guerre. Regardons autour de nous. Nous sommes au beau milieu d’une crise environnementale sans précédent, commencée il y a déjà 10 ans, fomentée par des multinationales néo-capitalistes-ultra-libérales qui cherchent à tout prix le profit, en brisant des régions entière (sables bitumineux au Canada, régions forestières et minières ethniques en Inde…), en déchirant la terre, en expulsant voire en exterminant des populations (en détruisant leur terre, leur mode de vie…), en déversant tous ses polluants derrière elles, et puis en changeant de pays comme si de rien n’était sans réparer et sans être responsable. Sans payer le prix. Il est encore temps de limiter les dégâts, mais beaucoup des quotas irréversibles ont été dépassés déjà, la seule solution serait de stopper intégralement l’extraction de certaines ressources du sol (je vous invite à vous renseigner sur les travaux de Naomi Klein, « This Changes Everything », qui est un livre, et pour ceux qui préfèrent l’interactif, à vous procurer le rare documentaire qui en est sorti). Nous sommes en pleine crise politique où nous ne nous retrouvons plus dans la représentation des « partis », où les extrémismes de tout bord montent, où le gouvernement est lié à la finance et aux entreprises, … Nous sommes méfiants, colériques, et nous n’arrivons plus à dialoguer les uns avec les autres ; nous jugeons très vite, sur une apparence extérieure, sur des amalgames etc, en mettant toujours au premier plan la différence comme une barrière infranchissable. Si nous observons une carte du monde les conflits sur partout, avec une technique et une violence extrêmes.

Alors aujourd’hui, ce qui change, c’est que notre pays qu’est la France sent progresser sur son propre territoire ce qui avait toujours été maintenu à l’extérieur. Et le discours grossier des médias renforce les fantasmes au lieu d’éduquer. Aujourd’hui la crise économique stagne, et notre place de « leader » dans cette structure artificielle (terme purement factuel) et fragile qu’est l’Europe (UE) est remise en question. Nous avons vu nos voisins chuter, l’Espagne, la Grèce, nous avons vu les gens migrer pour venir chez nous, travailler, survivre, et puis d’un coup, nous nous sommes demandés si nous aussi nous allions devenir « comme la Grèce ». Il y a toujours eu des migrants, c’est un phénomène mondial et extrêmement ancien, mais les raisons des ces migrations ? Elles ont évolué. Elles sont complexes, multiples, y compris dans ce flot de migrants énorme venu de l’Est, entré en Europe, nous ne savons pas qui est qui. Ca me laisse d’ailleurs bêtement la sensation amère que les journalistes ne font pas leur travail. Qui sont ces gens ? D’où viennent-ils ? Combien étaient-ils ? Hommes ? Femmes ? Enfants ? Quels moyens ? Il y a en réalité de nombreuses tendances qui s’opposent, des gens perdus, qui voulaient juste survivre, et qui se sont arrêtés en Europe de l’Est, d’autres qui veulent aller le plus loin possible, d’autres qui ont eu des comportements violemment choquants (jeter de l’eau et de la nourriture offerte par des populations locales). Mais comme il est difficile de ne pas faire d’amalgames, de ne pas dire que tous sont comme ceci, que tous ont eu tels comportements, que tous ont les mêmes raisons cachées…

Aujourd’hui notre privilège d’occidentaux protégés s’effondre. Il nous arrive effectivement un « petit » « 11 septembre » à la française, et alors tout d’un coup nous sommes glacés. Nous ne voyons plus des tours s’effondrer sur un écran de l’autre côté de l’océan. Nous voyons notre capitale, nos concitoyens, nos amis, des amis des amis, à la télévision, meurtris. Chez nous. Les conflits du Moyen Orient importés à domicile, à la maison. Et nous savons, tous, que ça n’est pas fini. De la même façon que nous savions que les événements de janvier derniers n’étaient que les premiers, qu’ils marquaient une ouverture. C’est ça le monde dans lequel nous vivons, dans lequel vos enfants vivent ou vont vivre.

Ce que je ressens contre toute attente, de la part de Morrigan, de cette ombre dans mes tripes et qui planent sur mes épaules ? Du calme… Alors oui, ça gronde ; je ressens un tremblement sous mes pieds et dans mon être, dans mes fondations, ma structure, comme avant les grands événements. Mais…. il n’y a pas de cris, pas de griffes, de déchaînement, de violence. Seulement une colère immense – et sourde. Je serre les dents et les poings, et je sens dans mon être qu’il s’agit d’attendre. L’impression que j’en ai, c’est cette posture ancrée sur une branche, les griffes serrées, le regard extrêmement acéré. La vision pointue, tranchante, qui transperce l’horizon, les nuages, les distances. Le moment n’est pas venu d’agir encore, d’agir pour résoudre la crise elle-même en tout cas. Mais tous les muscles du corps sont attente, en tension ou pré-tension, chauffés à blanc, pour pouvoir frapper, foudroyer, quand le moment sera venu. Ce que je sens à la place, c’est une oraison, une litanie, un appel au sang froid.  Déchirant dans sa supplique, ce cri pour le rationnel au milieu d’un bain d’émotion… Voir plus grand, plus loin, s’ancrer dans la dignité.

14/11/2015 – 1h30.

« You will not despair
You will not fear
You wil keep a cool head
And you wil look for the signs
Because these are the conditions for actions
The past is done
Only the present remains
And if you wish for a future to exist
You need to cherish it and protect it.

There will and need be a moment for mourning
Expressing grief and anger
So are times for gathering together
But fear & panick & yelling
Will not be useful

It is time for taking a step back & thinking
It is time for finding solutions in the everyday

He or she who starts raging
Who starts rushing
Yelling, shouting, fighting
Will not find the truth in his or her heart
Will not reach the truth of the matter
Will not act where it needs be
Will not act in fairness

Feel for the Earth and the Dirt beneath your feet
For you will need to be balanced and grounded. »

Quelques sensations et idées ? 

Tout ce que j’arrive à grappiller à travers les filtres nombreux sont des sensations floues et éparses. Les choses qui pourraient nous aider, nous faire du bien, sont des pratique qui ancrent.

  • Marcher pieds nus sur la terre, fouler le sol, méditer en marchant ;
  • S’enterrer les pieds nus dans la terre (ou le sable) et méditer ;
  • Travailler avec un arbre, après offrande, s’il l’accepte. S’assoir au pied, s’appuyer contre le tronc, s’aligner avec lui, méditer ;
  • Bouger le corps, prendre des postures, danser, s’oxygéner et être vraiment bien conscient de son schéma corporel, s’ancrer dans le corps ; Ce type de chanson rythmé au thème « primordial » peut être utile ;
  • Dépolluer une forêt ou un parc, ramasser les ordures que nous croisons ;
  • Laisser des offrandes (éthiques) aux carrefours des forêts, dans les sous-bois (en se renseignant bien les matières utilisées, les choses toxiques pour certains oiseaux, animaux etc) ;
  • Cette prière guerrière d’équilibre de Brennos peut-être utile ;
  • Cette prière du jour de Caitlin Darkmoon pourra vous parler ;
  • Aménagez-vous un espace sacré dans le jardin pour vous y pratiquer des méditations et des ancrages avec la Terre ;
  • Si vous n’avez pas de jardin, aménagez-vous un nouvel autel à la Terre ; apportez de la terre d’un lieu qui vous est cher dans un bol ; placez des attributs de la Morrigan et/ou d’autres Dieux de la Terre qui vous sont accessibles ; etc. Recueillez-vous y le matin au lever, le soir au coucher 5 minutes, pour prier, méditer, songer, déposer une offrande ;

Si j’avais été sur place avec mes proches, et avec ceux qui l’auraient voulu, je pense que j’aurais emmené marcher les gens, dans la forêt, sur les collines. Longuement, en silence, et si possible pieds nus. Pour sentir, écouter. Ensuite nous aurions demandé l’accueil sur un lieu pour ouvrir les Portes Sacrées et communier avec les Esprits proches de notre monde et avec la Terre. Nous aurions appelés les ancêtres qui le voulaient pour des conseils. Nous aurions demandé aux Dieux des signes. Nous aurions respiré, crié, chanté, dansé, pour descendre en nous, dans notre Intime, pour s’y connecter et retrouver notre alignement et notre force. Nous aurions communié ensemble, dansé, chanté, prié, nous aurions peint nos visages et nos corps pour marquer ce passage et nous aurions demander quête de vision pour les événements à venir. Nous aurions médité ensemble, raconter les contes d’antan, et cherché des idées pour le quotidien, et les mois à venir. Nous aurions médité sur la paix, la guerre et surtout la Justice. Nous aurions médité sur la Terre. Nous aurions allumé des veilleuses, chanté pour les morts, prié pour leur paix et leur passage, nous aurions dressé un cairn. Et nous aurions réfléchi ensemble à ce que veut dire être humain, et comment agir, soi-même, au quotidien. Qu’est-ce qu’une valeur, et comment respecter sa cohérence, comment l’agir au quotidien.

Faire ce qui est juste est rarement facile. Prendre du recul quand on est bouleversé d’émotion est rarement facile. Mais c’est ce dont nous avons besoin. De reculer, de faire silence, de réfléchir, et de remettre en question. De trouver comment agir. Et pendant ce temps, nourrir les liens profond de solidarité avec nos proches, nos connaissances, nos membres de clan. Réfléchir à l’être ensemble, à construire.

For She breathes heavily over my shoulder, and over the shoulder of every devotee :

« Réveillez-vous ».


Une prière guerrière

Update du 25 février… Here we are again…

~ A Warrior’s Prayer by Brennos

Great Queen, I stand before this gathering storm.
My heart a bright flame.
Weary, but fiercely determined
Saddened and grieving,
Angered and outraged
in this place I stand fast.
My heels dug into this holy soil
not to be moved.
The strength of my arms to fortify our battered people.
The love in my heart to give comfort to the weeping.
The truth of my tongue to bring.
The fulfillment of justice and sovereignty to our land.
This I swear by land, sea, and sky.

 

Une traduction rapide pour les non-anglophones par Caitlin Darkmoon :

« Grande Reine,
je me tiens debout face à cette tempête qui approche,
Mon coeur une flamme brillante.
Fatigué, mais fermement déterminé ;
Attristé et en deuil, en colère et outragé.
En ce lieu, je fais front.
Mes talons plantés dans ce sol sacré, qui ne bougeront pas.
La force de mes bras pour prêter force à notre peuple blessé.
L’amour dans mon coeur pour réconforter ceux qui pleurent.
La vérité sur ma langue pour amener l’accomplissement de la justice et de la souveraineté à notre terre.
Ceci je jure, par la terre, la mer et le ciel. »

– Prière d’un Guerrier, par Brennos


« Wolf », First Aid Kit

« Wolf », First Aid Kit 

Wolf mother, where you been?
You look so worn, so thin
You’re a taker, devil’s maker
Let me hear you sing, hey ya hey ya

Wolf father, at the door
You don’t smile anymore
You’re a drifter, shapeshifter
Let me see you run, hey ya hey ya

Holy light, oh, guard the night, oh keep the spirits strong
Watch it grow, child of wolf
Keep holdin’ on

When I run through the deep dark forest long after this begun
Where the sun would set, trees were dead and the rivers were none
And I hope for a trace to lead me back home from this place
But there was no sound, there was only me and my disgrace

Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, ya.

Wolf mother, where you been?
You look so worn, so thin
You’re a taker, devil’s maker
Let me hear you sing, hey ya hey ya

Wolf father, at the door
You don’t smile anymore
You’re a drifter, shapeshifter
Let me see you run, hey ya hey ya

Wayward winds, the voice that sings of a forgotten land
See it fall, child of all
Lend a mending hand

When I run through the deep dark forest long after this begun
Where the sun would set, trees were dead and the rivers were none
And I hope for a trace to lead me back home from this place
But there was no sound, there was only me and my disgrace

Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, ya.