Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Aspects et facettes

Poème pour Macha

Un poème de Phro Nesis, qui nous invite à réfléchir à l’aspect « sauvage » de la Morrigan à travers son visage de Macha.

A titre personnel, j’y vois une forme de méditation et de louange de la puissance de vie de Macha. Ce texte mélange ainsi une ode guerrière au visage traditionnellement plutôt Souverain de Morrigan. (Dans les mythes, Macha n’est pas celle qui se bat sur les champs de bataille à proprement parler, mais plutôt celle qui, dans un mariage juste, accorde l’abondance souveraine. C’est plutôt un aspect de la Terre souveraine.)

Macha
Rouge comme les flammes que ton sang guerrier épuise
Rouge comme le soleil couchant sur ta Terre que tu défends ardemment.
Macha, gardienne de mes territoires secrets et intérieurs, fertiles et extérieur,
Tu es mon bouclier face à toutes les invasions.
Ta couleur est la trace indélébile de tes séjours dans l’Autre Monde d’où tu viens et où tu vas.
Dame nourricière tu nous apprends où chercher nos ressources et à réclamer ce qui nous est dû.
Pour survivre, jamais pas avidité, tu nous aides à devenir guerriers.
Que le soleil soit ta trace, de l’aube au couchant , de l’hiver au printemps.

 


Poème de travail sur la Souveraineté personnelle, par Phro Nesis

C’est avec un immense plaisir que j’ai reçu de nombreuses contributions de Phro Nesis par email. Pour rappel, vous pouvez toujours soumettre vos textes personnels sur l’Antre, et quand j’ai un moment je les lis attentivement pour voir s’ils peuvent convenir à l’Antre.  Vous trouverez ici un poème de travail sur la Souveraineté personnelle.

Tu es vie, tu es mort
Souveraine déesse
Coasse, coasse encore
Corneille prophétesse
Toi qui prends et donnes le pouvoir à toute chose
Ton cri perçant, du plus profond de la nuit,
Ouvre mes perceptions et m’incite à me reconquérir, à me relever.
Plus jamais à genoux !

.


Accéder à son pouvoir : tirage d’Iria Del

Voici un tirage avec des énergies parfaitement guerrières réalisé par Iria Del (page originale) :

« 🍎EMPOWERMENT🍎

Tu veux accéder à ton pouvoir? Sans peine, sans te salir, sans effort, sans larmes, sans difficultés… Le vrai pouvoir n’est malheureusement pas un shoot lumineux prêt à mâcher livré sur un nuage cotonneux par des anges bienveillants. Bien souvent, c’est une chute dans l’abîme, une quête effrayante, non balisée, une invitation à croquer le fruit interdit qui te guérira ou t’empoisonnera. Les garanties n’existent plus ici. Tu es sur le territoire des saintes guerrières, de celles qui arrachent leur droit à être elles-mêmes parce que personne ne les laissera incarner leur vérité. Plus de permission à demander. C’est seule que tu pourras y arriver. En gardant tes trésors pour toi au lieu de les déposer aux pieds de ceux qui les piétinent. Si tu as besoin de temps pour laisser ce pouvoir exploser, sois patiente et stratège. Joue le jeu de la sérénité. Et le moment donné, abats tes cartes.« 


Déconstruire des clichés : Morrigan et l’Autre Monde, pas le Monde d’en Bas

Connaissez-vous l’origine du design de l’Antre ? Ceux qui suivent le blog depuis la première heure auront probablement fait le lien, mais ça n’est pas le cas de tout le monde, alors je reviens dessus pour éviter d’entretenir un mythe.

Lorsque j’ai créé le sanctuaire (l’Antre), je l’ai fait sur demande et inspiration de la déesse (Morrigan). À l’époque j’avais encore très très peu de connaissances théoriques sur le sujet, car je l’avais découverte il y a « peu ». J’étais dans une phase de ma spiritualité / religion où je souhaitais effectuer le chemin inverse de celui qui m’avait été appris. Plutôt que de lire tout ce que je pouvais sur une divinité et d’aller la chercher ensuite, je suis allée à la rencontre de la divinité. Comme je l’ai relaté dans le passé (lien de l’article), j’ai été guidée lors d’une méditation-visualisation de la période sombre, et je ne savais pas qui je trouverais au bout du chemin. Ce moment a été tellement clé pour moi, que lorsque j’ai créé le blog un an plus tard environ et que j’ai dû trouver une « iconographie », un thème, impossible pour moi de sortir de cette métaphore de la caverne. D’où le titre retenu, et le design sombre avec sa bannière à image de grotte. Parce que c’est là que j’ai rencontré la déesse, et que, par la suite, les premiers travaux que j’ai dû faire étaient des travaux sur l’Ombre (concept symbolique, psychologique, jungien).

Cependant, je crois qu’aujourd’hui, pour les nouveaux venus et les gens qui ne connaissent ni le blog, ni la déesse, il est temps de rappeler les fondamentaux mythologiques. Si j’ai associée la déesse à la grotte sombre, et s’il existe une grotte célèbre en Irlande (la Grottes aux chats) Morrigan n’est pas associée par les sources premières aux dessous de la Terre. Elle n’est pas une déesse dire « chtonienne », du monde d’en bas et des morts. L’autre monde chez les celtes (irlandais) n’a rien à voir avec une absence de lumière et les entrailles de la terre. Nous n’avons ni similarités avec la mythologie chrétienne, ni le mythologie grecque.

Lora O’Brien a partagé une vidéo rapide à ce sujet récemment. Je me permets d’en synthétiser les d’éléments majeurs pour les non anglophones ici sous la vidéo.

Points essentiels :

  • Dans la mythologie irlandaise, il n’y a pas de « monde d’en bas » (Underworld) qui soit le royaume des morts ; les morts vont notamment sur une île plus ou moins ou sud ouest d’Irlande (quelques autres endroits sont mentionnés dans les textes) ;
  • « l’Autre Monde » (Otherworld) n’est pas « le monde d’en bas » (Underworld) ;
  • L’Autre Monde était un élément essentiel de la religion / spiritualité de nos Ancêtres, toute chose religieuse / spirituelle était issue de ou concernait l’Autre Monde ; c’était un monde parallèle, tout juste contre le nôtre ;
  • Difficile de faire des généralités sur l’Autre Monde, car c’est très vaste, il y a plein de subtilités et variations (de la même façon que la « Terre » est vaste et variée, avec des tas d’être vivants différents etc) ;
  • La Morrigan est associée à l’Autre Monde (Otherworld) comme tous les Tuatha De Danann et au « Sidh Mound » (les monts du Sidh, les collines de fées, les tumulus, etc) ;
  • La Morrigan n’a pas d’association à la mort en tant que telle ;
  • Il y a une association très lointaine de Morrigan avec la banshee, mais c’est une conception tardive dans le folklore autour de cet être ; « banshee » veut juste dire « femme fée », « femme du Sidh » ; par la suite, la banshee a pu être un esprit ancestral de certains clans irlandais importants, elle apparaissait avant une bataille, lavant les vêtements de ceux qui mourraient le lendemain au champ de bataille ; ceci est associé au personnage du « washer at the ford » (lavandière du gué), mais qui n’est pas la Morrigan en soi, c’est un « type » d’être de l’Autre Monde ;
  • Ces associations auraient probablement dû être faites plutôt à propos de Badbh qui est liée au champ de bataille et au fait de collecter les morts plutôt que Morrigan ;
  • Morrigan n’est pas Hel(a), la reine de l’Autre Monde, la reine des Morts, etc ;
  • Pour en revenir au « Sidh Mound », n’oubliez pas qu’elle a son propre Tumulus, « Oweynagat », la grotte aux chats ; c’est une des entrées majeures vers l’Autre Monde ;
  • Lora a travaillé des années en tant que manager de cet endroit, et de façon personnelle (spirituelle) ; dans son expérience et sa compréhension du lieu, Maeve était la responsable de toutes les affaires de « notre » côté / monde, les domaines communautaires et ancestraux, tandis que la Morrigan était responsable des affaires de l’Autre Monde ; Maeve représentait le souverain de notre Monde, tandis que Morrigan représentait le souverain de l’Autre Monde ; attention, le « souverain » n’est pas à prendre dans notre sens contemporain de roi / reine, Lora n’est pas sûr qu’il y ait un grand souverain générique pour l’ensemble de l’Autre Monde ; c’est plus dans le sens de responsabilité et de gardiennage ;

Traduction réalisée par mes soins (Valiel), et avec l’autorisation de Lora O’Brien pour l’Antre.


Justesse de notre Être et de nos Actions

Source : une publication du groupe Facebook  « Morrigu’s Daughters: A Sisterhood Dedicated to The Great Queen »:

« Un magnifique message sur la Justesse de notre Être et de nos Actions. » – Valiel

Version originale :

Good evening everyone! Lately I have been reading all over FB hate spewed from both sides of an argument, which led me to question- is there even a right side to be on anymore?”

Sat down with The Great Queen and started writing and thought I would share. Would love to hear how we, as daughters of the the Great Queen, can lead by example and rise above.

“Remember don’t just talk the talk, but walk the walk. Live at a higher vibration and do not judge others – their journey is not the same as yours.

Learn something from everyone you meet. You may be surprised at how you evolve.

Pointing fingers at another does not make you the better person. Actions speak louder than words.

Accept your mistakes and make them a platform to learn from, breaking the cycles and change future outcomes, while healing your past.

Apologize when necessary but remember you are not a sorry person. We all make mistakes and every decision we make leads us to the next step of our journey. Find the beauty of being imperfect.

Honor those who came before you. It is where our wisdom lies. The stories, parables and whispers of our ancestors is part of our legacy and will remain for generations to come.

And make this lifetime something magickal and worth remembering!”

Much love and many blessings!
-Ivy

Traduction semie-automatique (l’automatique était vraiment trop mauvaise, j’ai procédé à des modifications – Valiel) :

Bonsoir tout le monde ! Dernièrement, j’ai lu partout sur fb de la haine crachée des deux côtés d’un débat houleux, ce qui m’a conduit à me poser des questions – Existe-t-il seulement un côté juste à choisir ? »

Je me suis assise avec la grande reine et j’ai commencé à écrire et j’ai pensé que je pourrais le partager. J’aimerais savoir comment nous, en tant que filles de la grande reine, pouvons montrer l’exemple et nous élever.

« Souviens-toi, ne te contente pas de parler seulement, mais joins le geste à la parole. Vis sur une vibration plus élevée et ne juge pas les autres – leur voyage n’est pas le même que le tiens.

Apprends quelque chose de tous ceux que tu rencontres. Tu es peut-être surpris(e) de la façon dont tu évolues.

Pointer quelqu’un du doigt ne fait pas de toi quelqu’un de meilleur. Les actions parlent plus fort que les mots.

Accepte tes erreurs et fais-en une plate-forme pour apprendre, brise ainsi les cycles et change les résultats futurs, tout en guérissant ton passé.

Excuse-toi si nécessaire, mais souviens-toi que tu n’es pas une personne autocentrée qui passe son temps à s’apitoyer sur son sort. Nous faisons tous des erreurs et toutes les décisions que nous prenons nous conduisent à la prochaine étape de notre voyage. Trouve la beauté d’être imparfaite.

Honore ceux qui sont venus avant toi. C’est là que se trouve notre sagesse. Les histoires, les paraboles et les murmures de nos ancêtres font partie de notre héritage et resteront pour les générations à venir.

Et faire de cette vie quelque chose de bienfaisantes et qui vaut la peine de se souvenir ! »

Beaucoup d’amour et beaucoup de bénédictions !
– Ivy


Comprendre la différence entre l’appropriation culturelle et l’appréciation culturelle

Voici une vidéo essentielle de Lora O’Brien (que vous pouvez retrouver sur Facebook, sur Youtube, sur Patreon etc) dont je partage souvent ici les travaux. Elle est relativement courte (20 min) étant donné la densité du sujet, elle est vraiment limpide et pleine de suggestions concrètes ! Pour moi, la question de la décolonisation et de l’appropriation culturelle est essentielle, bien que je pratage très peu dessus car je me sens absolument novice. Cela entre pour moi pleinement dans la phase guerrière et juste (justice) du travail avec la Morrigan. Aussi, comme le signifie Lora à la fin de sa vidéo, le paganisme irlandais (et dans mon cas, le paganisme « celte ») est fondé sur ce principe clé de la relation juste. Pour équilibrer les relations, et les dynamiques de pouvoir, nous avons tous besoin de prendre du temps de réfléchir à ce sujet et de procéder à des actes clairs pour réparer ce qui a été fait, et sortir des schémas du passé.

Avec l’accord de l’auteure, je transcris ici un résumé de la vidéo. Il ne s’agit pas d’une transcription fixe, ligne à ligne, mot à mot. Je résume les grandes idées, je mets en forme des titres, j’ai arrangé l’ordre, et j’ajoute parfois des exemples.

Note préliminaire : il est assez délicat de savoir comment traduire en français le mot « native ». Il y a 15 ans je me serais posée moins de questions je pense, mais avec la montée des extrêmes en Europe, certains termes ont pris une connotation terrible. « Native » peut se dire « natif », mais le mot n’est pas toujours explicite en contexte ; l’expression de base est une personne « de souche », qui est devenue très connotée racisme d’extrême droite… Pour cette raison, vous trouverez partout dans le résumé des guillemets autour de cette expression, parce que je l’ai trouvée problématique (mais ça ne devrait pas en fait, c’est factuellement ce sens-là.)

Quelle est la différence entre le fait d’aimer, d’apprécier, une culture, et le fait de se l’approprier ?

[Note contextuelle de Valiel] Cette réflexion découle des mouvements de décolonisation qui ont eu lieu partout dans le monde depuis le milieu du 20e siècle : l’appropriation culturelle est un comportement colonisateur non acceptable.

[Résumé de la vidéo de Lora]

L’appropriation culturelle découle d’une attitude de besoin et de satisfaction immédiate : j’adore cette chose (ndt: les attrapes rêves, la roue de médecine, les chakas, la kundalini…), elle me plaît, je la veux, je la prends ; souvent, je la sors de sa culture, de sa langue, de son contexte. Si on voulait le résumer en un mot, l’appropriation culturelle c’est « prendre ».

Petit résumé d’introduction :

Vous êtes sur un terrain sain, vous n’êtes pas en situation d’appropriation culturelle, si :

  • Vous ne gagnez pas d’argent avec
  • Vous ne l’enseignez pas
  • Vous n’avez pas gagné un statut social supérieur uniquement sur cette base

L’exemple d’appropriation classique :  enseigner cette / ces chose(s) alors qu’une personne « native », de souche, pourrait / devrait le faire. Dans ce cas-là, vous prenez la place (physique, morale, et « vocale ») qui devrait être occupée par une personne de souche (native), mais à laquelle on ne donne pas cette place (ndt: par interdit, par manque d’attention, etc ; c’est un privilège, parfois lié à la couleur de la peau mais pas forcément). Vous pourriez donc être dans l’intention bienveillante de promouvoir à tout prix une culture, alors que vous vous êtes en réalité approprié un fragment d’une culture qui ne vous appartient pas.

Si vous retrouvez dans les cas mentionnés ci-dessus : il va falloir s’asseoir un long moment et réfléchir à ce que l’on fait. Ensuite, se rendre compte que pour rééquilibrer cette dynamique (appropriation) il est possible de « rendre », de donner au lieu de prendre. Par ailleurs cela est nécessaire pour tout le monde, également si l’on est dans « simple » démarche d’appréciation culturelle. Il est essentiel de rendre à cette culture qui nous a tant donné (puisque l’on apprécie autant).  Lora nous donne des conseils pratiques pour rétablir l’équilibre et donner :

  • Soutenir des créateurs et artistes « de souche » (tout type de contenu ; des écrivains, des musiciens, des peintres, des vidéastes… etc) ;
  • Souscrire à des Patreon, des crowd-funding (type kickstarter), acheter des livres de personnes « de souche », …
  • Regarder des vidéos qui viennent de sources « originales » (des personnes ou groupes de personnes dont c’est la culture d’origine)

Il s’agit donc de vérifier toujours ses sources et de les interroger :

  • (exemple) Qui a fait ce film sur l’Irlande ?
  • De quelle origine est le réalisateur ?
  • De quelles origines sont les acteurs ?
  • Est-ce qu’il y a une star irlandaise ?
  • Est-ce que c’est tourné en Irlande ?

Les conseils pratiques quand nos budgets sont limités : on dit bien « le temps c’est de l’argent », donc on peut donner de notre temps :

  • Écrire des revues / critiques (reviews) de livres / jeux / films / etc de la culture donnée, exécuté par des personnes « de souche » ;
  • Laisser des évaluations sur les sites de ces créateurs ;
  • Aller à des événements organisés par eux ;
  • Amplifier les messages de ces personnes, artistes, créateurs, enseignants, sur les réseaux sociaux ;
  • En parler à nos proches, nos amis, partager nos ressentis sur vos blogs ou vos pages ;
  • Trouver des causes charitables et les soutenir (des associations locales)

Au sujet de ce dernier point, Lora rappelle que si ces personnes, dans leur pays, sont actuellement en situation de crise, si elles sont cantonnées à « survivre » plutôt que « vivre », elles ne pourront pas créer, enseigner, développer, promouvoir leur culture, faire survivre leur langue etc. Quelques exemples de causes : les abris pour les femmes, pour les sans-abris, de l’activisme écologique, la défense de la faune et flore, du paysage, etc. Qui essaie de défendre la société, la vie de ses habitants ? Si vous appréciez une langue, une musique, une culture, etc, ce sont les gens qui la créent, et s’ils sont dans le besoin ils ne pourront pas le faire.

Le cas de la langue est également très marquant, beaucoup de langues sont en danger de disparaître (y compris l’irlandais) :

  • nous pouvons les apprendre ;
  • donner à nos proches l’envie de les apprendre ;
  • cherchons des ressources de qualité, et partageons-les autour de de nous ;
  • donnons un peu d’argent à ces organisations de sauvegarde lorsque nous pouvons (des bibliothèques par exemple, des projets d’archives en ligne etc)
  • Exemple : si nous sommes intéressés par le paganisme irlandais, Lora nous invite à nous rendre sur le site de https://www.duchas.ie/  et nous renseigner pour aider à transcrire la collection folklore (National Folklore) ;

Un autre rappel : « Never speak over, for, or instead of a native person« . Autrement dit :

  • never speak over : ne coupez pas la parole ou ne parlez pas plus fort qu’un natif  (ne prenez pas tout l’espace de parole) ;
  • never speak for : n’exprimez jamais les convictions ou la position d’un natif ;
  • never speak instead of : ne parlez jamais à la place d’un natif.

Ce n’est pas parce qu’une personne travaille avec une culture depuis longtemps qu’elle sera plus qualifiée qu’une personne « de souche ». Les créateurs et les enseignants natifs ont souffert d’un grand trauma de dépréciation générationnel. Leur culture a longtemps été insultée, vue comme inférieure, arriérée, etc (c’est le processus de colonisation), et donc il est très difficile d’avoir confiance en ce que l’on fait, de prendre la parole, de promouvoir ce qui a été dégradé. Ils auront tendance à se sentir systématiquement moins bon qu’un autre. C’est important de prendre quelques pas de recul, et de laisser la place à un natif, pour booster sa confiance en soi, pour redonner une place qui leur a été volée aussi.

 

– Valiel.