Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Aspect guerrier

Accéder à son pouvoir : tirage d’Iria Del

Voici un tirage avec des énergies parfaitement guerrières réalisé par Iria Del (page originale) :

« 🍎EMPOWERMENT🍎

Tu veux accéder à ton pouvoir? Sans peine, sans te salir, sans effort, sans larmes, sans difficultés… Le vrai pouvoir n’est malheureusement pas un shoot lumineux prêt à mâcher livré sur un nuage cotonneux par des anges bienveillants. Bien souvent, c’est une chute dans l’abîme, une quête effrayante, non balisée, une invitation à croquer le fruit interdit qui te guérira ou t’empoisonnera. Les garanties n’existent plus ici. Tu es sur le territoire des saintes guerrières, de celles qui arrachent leur droit à être elles-mêmes parce que personne ne les laissera incarner leur vérité. Plus de permission à demander. C’est seule que tu pourras y arriver. En gardant tes trésors pour toi au lieu de les déposer aux pieds de ceux qui les piétinent. Si tu as besoin de temps pour laisser ce pouvoir exploser, sois patiente et stratège. Joue le jeu de la sérénité. Et le moment donné, abats tes cartes.« 

Publicités

Justesse de notre Être et de nos Actions

Source : une publication du groupe Facebook  « Morrigu’s Daughters: A Sisterhood Dedicated to The Great Queen »:

« Un magnifique message sur la Justesse de notre Être et de nos Actions. » – Valiel

Version originale :

Good evening everyone! Lately I have been reading all over FB hate spewed from both sides of an argument, which led me to question- is there even a right side to be on anymore?”

Sat down with The Great Queen and started writing and thought I would share. Would love to hear how we, as daughters of the the Great Queen, can lead by example and rise above.

“Remember don’t just talk the talk, but walk the walk. Live at a higher vibration and do not judge others – their journey is not the same as yours.

Learn something from everyone you meet. You may be surprised at how you evolve.

Pointing fingers at another does not make you the better person. Actions speak louder than words.

Accept your mistakes and make them a platform to learn from, breaking the cycles and change future outcomes, while healing your past.

Apologize when necessary but remember you are not a sorry person. We all make mistakes and every decision we make leads us to the next step of our journey. Find the beauty of being imperfect.

Honor those who came before you. It is where our wisdom lies. The stories, parables and whispers of our ancestors is part of our legacy and will remain for generations to come.

And make this lifetime something magickal and worth remembering!”

Much love and many blessings!
-Ivy

Traduction semie-automatique (l’automatique était vraiment trop mauvaise, j’ai procédé à des modifications – Valiel) :

Bonsoir tout le monde ! Dernièrement, j’ai lu partout sur fb de la haine crachée des deux côtés d’un débat houleux, ce qui m’a conduit à me poser des questions – Existe-t-il seulement un côté juste à choisir ? »

Je me suis assise avec la grande reine et j’ai commencé à écrire et j’ai pensé que je pourrais le partager. J’aimerais savoir comment nous, en tant que filles de la grande reine, pouvons montrer l’exemple et nous élever.

« Souviens-toi, ne te contente pas de parler seulement, mais joins le geste à la parole. Vis sur une vibration plus élevée et ne juge pas les autres – leur voyage n’est pas le même que le tiens.

Apprends quelque chose de tous ceux que tu rencontres. Tu es peut-être surpris(e) de la façon dont tu évolues.

Pointer quelqu’un du doigt ne fait pas de toi quelqu’un de meilleur. Les actions parlent plus fort que les mots.

Accepte tes erreurs et fais-en une plate-forme pour apprendre, brise ainsi les cycles et change les résultats futurs, tout en guérissant ton passé.

Excuse-toi si nécessaire, mais souviens-toi que tu n’es pas une personne autocentrée qui passe son temps à s’apitoyer sur son sort. Nous faisons tous des erreurs et toutes les décisions que nous prenons nous conduisent à la prochaine étape de notre voyage. Trouve la beauté d’être imparfaite.

Honore ceux qui sont venus avant toi. C’est là que se trouve notre sagesse. Les histoires, les paraboles et les murmures de nos ancêtres font partie de notre héritage et resteront pour les générations à venir.

Et faire de cette vie quelque chose de bienfaisantes et qui vaut la peine de se souvenir ! »

Beaucoup d’amour et beaucoup de bénédictions !
– Ivy


Comprendre la différence entre l’appropriation culturelle et l’appréciation culturelle

Voici une vidéo essentielle de Lora O’Brien (que vous pouvez retrouver sur Facebook, sur Youtube, sur Patreon etc) dont je partage souvent ici les travaux. Elle est relativement courte (20 min) étant donné la densité du sujet, elle est vraiment limpide et pleine de suggestions concrètes ! Pour moi, la question de la décolonisation et de l’appropriation culturelle est essentielle, bien que je pratage très peu dessus car je me sens absolument novice. Cela entre pour moi pleinement dans la phase guerrière et juste (justice) du travail avec la Morrigan. Aussi, comme le signifie Lora à la fin de sa vidéo, le paganisme irlandais (et dans mon cas, le paganisme « celte ») est fondé sur ce principe clé de la relation juste. Pour équilibrer les relations, et les dynamiques de pouvoir, nous avons tous besoin de prendre du temps de réfléchir à ce sujet et de procéder à des actes clairs pour réparer ce qui a été fait, et sortir des schémas du passé.

Avec l’accord de l’auteure, je transcris ici un résumé de la vidéo. Il ne s’agit pas d’une transcription fixe, ligne à ligne, mot à mot. Je résume les grandes idées, je mets en forme des titres, j’ai arrangé l’ordre, et j’ajoute parfois des exemples.

Note préliminaire : il est assez délicat de savoir comment traduire en français le mot « native ». Il y a 15 ans je me serais posée moins de questions je pense, mais avec la montée des extrêmes en Europe, certains termes ont pris une connotation terrible. « Native » peut se dire « natif », mais le mot n’est pas toujours explicite en contexte ; l’expression de base est une personne « de souche », qui est devenue très connotée racisme d’extrême droite… Pour cette raison, vous trouverez partout dans le résumé des guillemets autour de cette expression, parce que je l’ai trouvée problématique (mais ça ne devrait pas en fait, c’est factuellement ce sens-là.)

Quelle est la différence entre le fait d’aimer, d’apprécier, une culture, et le fait de se l’approprier ?

[Note contextuelle de Valiel] Cette réflexion découle des mouvements de décolonisation qui ont eu lieu partout dans le monde depuis le milieu du 20e siècle : l’appropriation culturelle est un comportement colonisateur non acceptable.

[Résumé de la vidéo de Lora]

L’appropriation culturelle découle d’une attitude de besoin et de satisfaction immédiate : j’adore cette chose (ndt: les attrapes rêves, la roue de médecine, les chakas, la kundalini…), elle me plaît, je la veux, je la prends ; souvent, je la sors de sa culture, de sa langue, de son contexte. Si on voulait le résumer en un mot, l’appropriation culturelle c’est « prendre ».

Petit résumé d’introduction :

Vous êtes sur un terrain sain, vous n’êtes pas en situation d’appropriation culturelle, si :

  • Vous ne gagnez pas d’argent avec
  • Vous ne l’enseignez pas
  • Vous n’avez pas gagné un statut social supérieur uniquement sur cette base

L’exemple d’appropriation classique :  enseigner cette / ces chose(s) alors qu’une personne « native », de souche, pourrait / devrait le faire. Dans ce cas-là, vous prenez la place (physique, morale, et « vocale ») qui devrait être occupée par une personne de souche (native), mais à laquelle on ne donne pas cette place (ndt: par interdit, par manque d’attention, etc ; c’est un privilège, parfois lié à la couleur de la peau mais pas forcément). Vous pourriez donc être dans l’intention bienveillante de promouvoir à tout prix une culture, alors que vous vous êtes en réalité approprié un fragment d’une culture qui ne vous appartient pas.

Si vous retrouvez dans les cas mentionnés ci-dessus : il va falloir s’asseoir un long moment et réfléchir à ce que l’on fait. Ensuite, se rendre compte que pour rééquilibrer cette dynamique (appropriation) il est possible de « rendre », de donner au lieu de prendre. Par ailleurs cela est nécessaire pour tout le monde, également si l’on est dans « simple » démarche d’appréciation culturelle. Il est essentiel de rendre à cette culture qui nous a tant donné (puisque l’on apprécie autant).  Lora nous donne des conseils pratiques pour rétablir l’équilibre et donner :

  • Soutenir des créateurs et artistes « de souche » (tout type de contenu ; des écrivains, des musiciens, des peintres, des vidéastes… etc) ;
  • Souscrire à des Patreon, des crowd-funding (type kickstarter), acheter des livres de personnes « de souche », …
  • Regarder des vidéos qui viennent de sources « originales » (des personnes ou groupes de personnes dont c’est la culture d’origine)

Il s’agit donc de vérifier toujours ses sources et de les interroger :

  • (exemple) Qui a fait ce film sur l’Irlande ?
  • De quelle origine est le réalisateur ?
  • De quelles origines sont les acteurs ?
  • Est-ce qu’il y a une star irlandaise ?
  • Est-ce que c’est tourné en Irlande ?

Les conseils pratiques quand nos budgets sont limités : on dit bien « le temps c’est de l’argent », donc on peut donner de notre temps :

  • Écrire des revues / critiques (reviews) de livres / jeux / films / etc de la culture donnée, exécuté par des personnes « de souche » ;
  • Laisser des évaluations sur les sites de ces créateurs ;
  • Aller à des événements organisés par eux ;
  • Amplifier les messages de ces personnes, artistes, créateurs, enseignants, sur les réseaux sociaux ;
  • En parler à nos proches, nos amis, partager nos ressentis sur vos blogs ou vos pages ;
  • Trouver des causes charitables et les soutenir (des associations locales)

Au sujet de ce dernier point, Lora rappelle que si ces personnes, dans leur pays, sont actuellement en situation de crise, si elles sont cantonnées à « survivre » plutôt que « vivre », elles ne pourront pas créer, enseigner, développer, promouvoir leur culture, faire survivre leur langue etc. Quelques exemples de causes : les abris pour les femmes, pour les sans-abris, de l’activisme écologique, la défense de la faune et flore, du paysage, etc. Qui essaie de défendre la société, la vie de ses habitants ? Si vous appréciez une langue, une musique, une culture, etc, ce sont les gens qui la créent, et s’ils sont dans le besoin ils ne pourront pas le faire.

Le cas de la langue est également très marquant, beaucoup de langues sont en danger de disparaître (y compris l’irlandais) :

  • nous pouvons les apprendre ;
  • donner à nos proches l’envie de les apprendre ;
  • cherchons des ressources de qualité, et partageons-les autour de de nous ;
  • donnons un peu d’argent à ces organisations de sauvegarde lorsque nous pouvons (des bibliothèques par exemple, des projets d’archives en ligne etc)
  • Exemple : si nous sommes intéressés par le paganisme irlandais, Lora nous invite à nous rendre sur le site de https://www.duchas.ie/  et nous renseigner pour aider à transcrire la collection folklore (National Folklore) ;

Un autre rappel : « Never speak over, for, or instead of a native person« . Autrement dit :

  • never speak over : ne coupez pas la parole ou ne parlez pas plus fort qu’un natif  (ne prenez pas tout l’espace de parole) ;
  • never speak for : n’exprimez jamais les convictions ou la position d’un natif ;
  • never speak instead of : ne parlez jamais à la place d’un natif.

Ce n’est pas parce qu’une personne travaille avec une culture depuis longtemps qu’elle sera plus qualifiée qu’une personne « de souche ». Les créateurs et les enseignants natifs ont souffert d’un grand trauma de dépréciation générationnel. Leur culture a longtemps été insultée, vue comme inférieure, arriérée, etc (c’est le processus de colonisation), et donc il est très difficile d’avoir confiance en ce que l’on fait, de prendre la parole, de promouvoir ce qui a été dégradé. Ils auront tendance à se sentir systématiquement moins bon qu’un autre. C’est important de prendre quelques pas de recul, et de laisser la place à un natif, pour booster sa confiance en soi, pour redonner une place qui leur a été volée aussi.

 

– Valiel.

 


Image

Une prière (ang) de Morgan Daimler mise en « image »

Joyeux anniversaire à l’Antre qui a fêté ses 7 ans en fin du mois dernier…. Pour rappel, je prends toutes vos propositions de textes, photos, images, vidéos etc. Et également toutes vos suggestions pour le fonctionnement de l’Antre.


Restaurer l’âme des guerriers après leur retour du combat

Tout un pan du travail sur l’aspect guerrier de Morrigan concerne bien évidemment nos guerres modernes. Réfléchir sur les stratégies, ce que signifie le mot guerre, la question des camps, des causes d’une guerre, l’ambiguïté d’une guerre « juste » ou non, de la forme physique des soldats / guerriers, ce qu’ils sont, la « morale », la technique, … et puis tout ce que cela peut représenter pour quelqu’un d’aller faire la guerre, et surtout, d’en revenir pour réintégrer la société civile.


Critique de l’image des femmes dans les dessins animés

Voici un article intitulé « Pour la défense des personnages féminins diabolisés » (dans la culture visuelle) découvert au hasard de Facebook grâce aux intérêts divers de mes contacts. On y retrouve un problème vieux comme le monde : celui de la représentation des femmes dans les histoires modernes, de cette perpétuation d’un schéma hérité des anciennes peurs patriarcales. Les femmes qui ont du pouvoir seront nécessairement des femmes viles, méchantes etc. Les exemples pullulent : les femmes qui deviennent reines deviennent de viles marâtres (cf: la belle-mère de Blanche Neige), et toutes les images de femmes sorcières aux pouvoirs très importants (cf: Ursula, Maléfique, …). L’article mériterait d’être lu en entier, je fais allusion à différentes idées pour les gens qui ne parlent pas l’anglais. Je me permets ici de n’extraire qu’une citation qui résume le problème :

‘We’re sold on the female protagonists, and I do mean sold. We admire their spunk and their tenacity, because it’s accessible—it’s rebellion in the form of wanting. It’s gazing at the stars at night after spending all day scrubbing the floors, and believing that wishing will be enough. But once they graduate to getting what they want? Once they’ve made real sacrifices in pursuit of their dreams? Once they’ve made it, or even once they’re almost there?

‘That’s when they become dangerous. That’s when they become the villainess. Somewhere in there, they stop caring about what other people think, and they get what they want, and they turn into cautionary tales: something bad is waiting for the woman who goes that way. We believe it. We repeat it. We look at women who are running things and we’re suspicious, because we’ve spent our whole lives looking at women with ambition and knowing that they can’t possibly be allowed to grasp whatever it is they’re reaching for.’

Traduction proposée : « On nous a vendu les personnages féminins, et j’insiste, vendu. Nous admirons leur cran et leur ténacité parce que c’est accessible – c’est une rébellion nourrie par le désir. C’est le fait d’admirer les étoiles dans le ciel de nuit après avoir passé toute la journée à récurer les sols, et croire que souhaiter sera suffisant. Mais qu’en est-il une fois qu’elles ont réussi à obtenir ce qu’elles voulaient ? Une fois qu’elles ont fait de réels sacrifices pour poursuivre leurs rêves ? Une fois qu’elles y sont parvenues, ou même lorsqu’elles y sont presque ?

C’est là qu’elles deviennent dangereuses. C’est là qu’elles deviennent des « méchantes » (cf: les gentils versus les méchants). Quelque part au fil de la route, elles cessent de prêter attention à ce que les autres pensent, et elles obtiennent ce qu’elles veulent, et elles se transforment alors en des contes d’avertissement : des ennuis attendent la femme qui emprunte ce chemin. On le croit. On le répète. Nous regardons les femmes qui sont au pouvoir et nous sommes méfiants, parce que nous avons passé notre vie entière à regarder les femmes qui ont de l’ambition tout en sachant qu’elles ne peuvent tout simplement pas être autorisées à obtenir ce qu’elles cherchent à atteindre. »

****

Alors oui. Les femmes fortes incarnent la transgression des frontières, des codes sociétaux, et sont tout de suite vues comme une menace, donc diabolisée. Et l’analyse visuelle a beaucoup de matière à se mettre sous la dent ! Regardez tous les codes graphiques ! A quoi ressemblent-elles ces méchantes ? Elles sont très maquillées, parfois les sourcils redessinées (même si vous ne parlez pas l’anglais, regardez les photos de l’article) ; elles ont des mimiques faciales osées, pleines de confiance, un port de tête altier souvent tourné en mépris (caractère hautain) par la perspective masculine ; elles ont aussi de l’argent (les manteaux de fourrure de Cruella d’enfer) ; elles vont être perçues comme agressives… Alors que non, on vous dicte de ressembler aux princesses, propres, blanches (souvent), pures, qui ressemblent à des poupées (Blanche-Neige pour ne citer qu’elle, Belle n’est pas mieux, Aurore), d’attendre le prince charmant qui viendra vous sauver, que le bonheur ne viendra que de lui (quid de l’ascension de Cendrillon, qui était une ménagère esclave, et qui est sauvée par le statut de noble de son prince?). C’est très étonnant d’ailleurs, car souvent les méchantes sont « affublées » d’un look très osé, modernes, en passant des bijoux au maquillage, puis aux coupes de cheveux (cf: Ursula!), tandis que les princesses doivent avoir des coiffures bien polissées (repensez aux façons tellement classiques d’attacher les cheveux de Cendrillon). Je pense que vous voyez le panorama. Je m’arrêterais donc là pour le résumé.

Enregistrer

Enregistrer