Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Aspect mort et guerre

Déconstruire des clichés : Morrigan et l’Autre Monde, pas le Monde d’en Bas

Connaissez-vous l’origine du design de l’Antre ? Ceux qui suivent le blog depuis la première heure auront probablement fait le lien, mais ça n’est pas le cas de tout le monde, alors je reviens dessus pour éviter d’entretenir un mythe.

Lorsque j’ai créé le sanctuaire (l’Antre), je l’ai fait sur demande et inspiration de la déesse (Morrigan). À l’époque j’avais encore très très peu de connaissances théoriques sur le sujet, car je l’avais découverte il y a « peu ». J’étais dans une phase de ma spiritualité / religion où je souhaitais effectuer le chemin inverse de celui qui m’avait été appris. Plutôt que de lire tout ce que je pouvais sur une divinité et d’aller la chercher ensuite, je suis allée à la rencontre de la divinité. Comme je l’ai relaté dans le passé (lien de l’article), j’ai été guidée lors d’une méditation-visualisation de la période sombre, et je ne savais pas qui je trouverais au bout du chemin. Ce moment a été tellement clé pour moi, que lorsque j’ai créé le blog un an plus tard environ et que j’ai dû trouver une « iconographie », un thème, impossible pour moi de sortir de cette métaphore de la caverne. D’où le titre retenu, et le design sombre avec sa bannière à image de grotte. Parce que c’est là que j’ai rencontré la déesse, et que, par la suite, les premiers travaux que j’ai dû faire étaient des travaux sur l’Ombre (concept symbolique, psychologique, jungien).

Cependant, je crois qu’aujourd’hui, pour les nouveaux venus et les gens qui ne connaissent ni le blog, ni la déesse, il est temps de rappeler les fondamentaux mythologiques. Si j’ai associée la déesse à la grotte sombre, et s’il existe une grotte célèbre en Irlande (la Grottes aux chats) Morrigan n’est pas associée par les sources premières aux dessous de la Terre. Elle n’est pas une déesse dire « chtonienne », du monde d’en bas et des morts. L’autre monde chez les celtes (irlandais) n’a rien à voir avec une absence de lumière et les entrailles de la terre. Nous n’avons ni similarités avec la mythologie chrétienne, ni le mythologie grecque.

Lora O’Brien a partagé une vidéo rapide à ce sujet récemment. Je me permets d’en synthétiser les d’éléments majeurs pour les non anglophones ici sous la vidéo.

Points essentiels :

  • Dans la mythologie irlandaise, il n’y a pas de « monde d’en bas » (Underworld) qui soit le royaume des morts ; les morts vont notamment sur une île plus ou moins ou sud ouest d’Irlande (quelques autres endroits sont mentionnés dans les textes) ;
  • « l’Autre Monde » (Otherworld) n’est pas « le monde d’en bas » (Underworld) ;
  • L’Autre Monde était un élément essentiel de la religion / spiritualité de nos Ancêtres, toute chose religieuse / spirituelle était issue de ou concernait l’Autre Monde ; c’était un monde parallèle, tout juste contre le nôtre ;
  • Difficile de faire des généralités sur l’Autre Monde, car c’est très vaste, il y a plein de subtilités et variations (de la même façon que la « Terre » est vaste et variée, avec des tas d’être vivants différents etc) ;
  • La Morrigan est associée à l’Autre Monde (Otherworld) comme tous les Tuatha De Danann et au « Sidh Mound » (les monts du Sidh, les collines de fées, les tumulus, etc) ;
  • La Morrigan n’a pas d’association à la mort en tant que telle ;
  • Il y a une association très lointaine de Morrigan avec la banshee, mais c’est une conception tardive dans le folklore autour de cet être ; « banshee » veut juste dire « femme fée », « femme du Sidh » ; par la suite, la banshee a pu être un esprit ancestral de certains clans irlandais importants, elle apparaissait avant une bataille, lavant les vêtements de ceux qui mourraient le lendemain au champ de bataille ; ceci est associé au personnage du « washer at the ford » (lavandière du gué), mais qui n’est pas la Morrigan en soi, c’est un « type » d’être de l’Autre Monde ;
  • Ces associations auraient probablement dû être faites plutôt à propos de Badbh qui est liée au champ de bataille et au fait de collecter les morts plutôt que Morrigan ;
  • Morrigan n’est pas Hel(a), la reine de l’Autre Monde, la reine des Morts, etc ;
  • Pour en revenir au « Sidh Mound », n’oubliez pas qu’elle a son propre Tumulus, « Oweynagat », la grotte aux chats ; c’est une des entrées majeures vers l’Autre Monde ;
  • Lora a travaillé des années en tant que manager de cet endroit, et de façon personnelle (spirituelle) ; dans son expérience et sa compréhension du lieu, Maeve était la responsable de toutes les affaires de « notre » côté / monde, les domaines communautaires et ancestraux, tandis que la Morrigan était responsable des affaires de l’Autre Monde ; Maeve représentait le souverain de notre Monde, tandis que Morrigan représentait le souverain de l’Autre Monde ; attention, le « souverain » n’est pas à prendre dans notre sens contemporain de roi / reine, Lora n’est pas sûr qu’il y ait un grand souverain générique pour l’ensemble de l’Autre Monde ; c’est plus dans le sens de responsabilité et de gardiennage ;

Traduction réalisée par mes soins (Valiel), et avec l’autorisation de Lora O’Brien pour l’Antre.


Le foyer après la guerre

Coup de cœur pour ce magnifique récit…. Il faut pouvoir apprécier la langue dans sa beauté, mais malgré tout, une traduction sommaire donnera probablement une bonne idée du contenu même si le côté littéraire sera « perdu » : « Home is where the Hearth is » par Scealai Beag.

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She stopped outside her home and dropped her shield and spear upon the ground.  Tired aching pained muscles shirked the pack from her shoulders.

Walking into the welcoming darkness of her home she moved towards the back and froze.

She was not alone.

Her eyes roamed the space as her hand drifted towards the blade at her hip, warrior instinct triggering a primal warning in the recesses of her brain.

There.

The fire had been banked before she left for the Battle. Now it danced merrily in logs that must have been burning for hours, her cauldron strung over the heat, yet no scent of cooking filled the space.

Inhaling deeply she picked up a smell from the second alcove of the cave, where the spring filled the pool. The movement of the water and the damp earthy aroma almost masked the scent, one that was strangely more earthy than the very rock and clay around it.
Moving forward confidently now, she entered the back of the cave knowing full well who was there.
The hulking broad figure was silhouetted by the candles at play about the pools edge and she heard a strange noise as something, blocked from her sight, dropped into the water’s depths.
How is it that you come so freely into this space?
Her voice cracked the silence wide open with its demand. Her Will driven into the words, a Will that commanded armies and made the very air freeze, and time cease its march.

The figure stood slowly, turning towards her.

As His eyes fell upon Her, the primal part of her brain shuddered and a need to fight or flee skittered its way toward her thoughts only to be crushed mercilessly by her Will.

She was the better of most and the equal of only one, She would dictate her path.
She alone.

Her eyes fell to his hands. Broad and strong, with skin creased from work, they were held palms up, out towards her.
In the darkness, she could barely see his face but the smile he wore was as plain as the dawn and almost as bright.
Silence, warm and comfortable rolled itself back into the space.
Stepping forward she spread her arms out wide. They had played this game before.

With gentle hands, he pulled the léine from her shoulders and the trews from off her legs.

With vestments of war left in a bloody pile on the rock, he lead her to the pool. As her foot touched the water she could not suppress her hiss of surprise.

The water, normally cool and refreshing, was warm as steam rose from its surface.

Her eyes locked on his as her brain worked rapidly. Her exhalation had not gone unnoticed and a soft chuckle rumbled from his chest.
 
Rocks. Heated on the fire and placed in the water. 
It was a statement of a truth discovered with quick thinking and perception, and though there was no question to it, he nodded in answer.
Stepping down into the rock pool She turned to see if he would follow. Surprised again, she took pause to watch as the game changed further, he sat upon the pool’s edge and lifted a comb into his hands.

Turning her back to him She settled into the water, then felt his big gentle hands undoing her war braids one at a time, lifting water cupped in his palm to wash and work the blood and viscera from her mane.

As the last braid was cleansed the heat had soaked its way into her, relieving her war weary muscles of their aches.  With her hair fanned out about her she felt the comb enter her tresses.
 
Welcome home my love.
The basso voice slipped softly through the silence, and as the rumbling relaxing song began on his lips, the Dagda began to comb the Morrigan’s hair.

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Morrigan et la guerre, littéralement

Un bon article de rappel sur Morrigan en tant que Déesse de la guerre. (Source: Patheos, Morgan Daimler)

Cela ne nous plaît pas toujours aujourd’hui de la voir dans cet aspect « sanglant », mais cela n’est pas une raison pour le nier et « déformer » la signification de la Déesse. L’auteur rappelle d’abord les sources antiques que nous avons (ex: Strabo) qui explique que les Celtes étaient des guerriers accomplis qui « aimaient » la guerre, que Morrigan est connue pour inciter / encourager les guerriers au combat (ex: dans le  Cath Maige Tuired, elle encourage notamment Lugh ; mais aussi dans le Tain), et pour terroriser les ennemis. Dans « son » « aspect » Badb, elle incarne littéralement le carnage (Cath Maige Tuired Cunga), le sang, la charogne qui vient grignoter les cadavres.

Puis, il explique que certains caractéristiques peuvent rattacher Morrigan à la paix, mais pas celle que l’on pense au premier abord (pas le pacifisme). Premièrement, c’est plutôt dans son aspect prophétique, quand elle est représentée comme celle qui peut dire quel camp va gagner. Deuxièmement, la paix entre en compte quand on la définit comme « liberté » : être libre de la peur, de la violence, de l’oppression. Or justement, la « paix » paradoxalement demande parfois qu’on se batte. A priori, quand Morrigan défend un camp, incite à la guerre, il s’agit de libérer un peuple de l’oppression, de regagner cette « paix »-là. La paix n’est pas gratuite, elle demande un coût.

L’auteur conclut en expliquant que selon lui nous affaiblissons les Dieux si nous les modelons selon nos désirs (pour les adoucir ou autre).


Tiwaz et le rapport au Guerrier

C’est avec plaisir que je vous partage ici un article /en français/ sur la question du guerrier ! Je me retrouve beaucoup dedans. Voici donc du grain à moudre pour compléter le sanctuaire.

Un voyage avec les Dieux

Qu’est-ce qu’un guerrier ? À vrai dire on pourrait pérorer là-dessus pendant des années en en rajoutant des couches, que personne ne tomberait d’accord.

Cependant, je voudrais éclaircir certaines choses, car cela me semble nécessaire.

Est-ce qu’un guerrier c’est fort ? Oui et non. Pas nécessairement. Ce n’est pas la force qui caractérise le fait d’être guerrier ou pas. C’est comme dans tout, il y a des forts et des moins forts. Posons la question à l’inverse en demandant si un guerrier est faible et je répondrais non.

Est-ce qu’un vrai guerrier c’est quelqu’un qui protège ? Oui et non. Pas nécessairement. Un guerrier ça se bat, ça fait mal, ça tue aussi parfois. Est-ce que ça protège ? C’est une autre question. C’est la personne concernée et le point de vue que l’on porte qui donne ce genre de considération. Ce qui est sûr, c’est qu’un guerrier ce n’est…

Voir l’article original 565 mots de plus


« Sang et Nuée »

redSource: http://darianna.com.ua/forum/index.php?topic=80.0


« Triple Déesse »

tripleInscriptions en ogham de la gauche vers la droite (se lisant de bas vers le haut):

The Crone, The Goddess, The Morrigan, The Maiden

Source: http://darianna.com.ua/forum/index.php?topic=80.0

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