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Médias

Critique de l’image des femmes dans les dessins animés

Voici un article intitulé « Pour la défense des personnages féminins diabolisés » (dans la culture visuelle) découvert au hasard de Facebook grâce aux intérêts divers de mes contacts. On y retrouve un problème vieux comme le monde : celui de la représentation des femmes dans les histoires modernes, de cette perpétuation d’un schéma hérité des anciennes peurs patriarcales. Les femmes qui ont du pouvoir seront nécessairement des femmes viles, méchantes etc. Les exemples pullulent : les femmes qui deviennent reines deviennent de viles marâtres (cf: la belle-mère de Blanche Neige), et toutes les images de femmes sorcières aux pouvoirs très importants (cf: Ursula, Maléfique, …). L’article mériterait d’être lu en entier, je fais allusion à différentes idées pour les gens qui ne parlent pas l’anglais. Je me permets ici de n’extraire qu’une citation qui résume le problème :

‘We’re sold on the female protagonists, and I do mean sold. We admire their spunk and their tenacity, because it’s accessible—it’s rebellion in the form of wanting. It’s gazing at the stars at night after spending all day scrubbing the floors, and believing that wishing will be enough. But once they graduate to getting what they want? Once they’ve made real sacrifices in pursuit of their dreams? Once they’ve made it, or even once they’re almost there?

‘That’s when they become dangerous. That’s when they become the villainess. Somewhere in there, they stop caring about what other people think, and they get what they want, and they turn into cautionary tales: something bad is waiting for the woman who goes that way. We believe it. We repeat it. We look at women who are running things and we’re suspicious, because we’ve spent our whole lives looking at women with ambition and knowing that they can’t possibly be allowed to grasp whatever it is they’re reaching for.’

Traduction proposée : « On nous a vendu les personnages féminins, et j’insiste, vendu. Nous admirons leur cran et leur ténacité parce que c’est accessible – c’est une rébellion nourrie par le désir. C’est le fait d’admirer les étoiles dans le ciel de nuit après avoir passé toute la journée à récurer les sols, et croire que souhaiter sera suffisant. Mais qu’en est-il une fois qu’elles ont réussi à obtenir ce qu’elles voulaient ? Une fois qu’elles ont fait de réels sacrifices pour poursuivre leurs rêves ? Une fois qu’elles y sont parvenues, ou même lorsqu’elles y sont presque ?

C’est là qu’elles deviennent dangereuses. C’est là qu’elles deviennent des « méchantes » (cf: les gentils versus les méchants). Quelque part au fil de la route, elles cessent de prêter attention à ce que les autres pensent, et elles obtiennent ce qu’elles veulent, et elles se transforment alors en des contes d’avertissement : des ennuis attendent la femme qui emprunte ce chemin. On le croit. On le répète. Nous regardons les femmes qui sont au pouvoir et nous sommes méfiants, parce que nous avons passé notre vie entière à regarder les femmes qui ont de l’ambition tout en sachant qu’elles ne peuvent tout simplement pas être autorisées à obtenir ce qu’elles cherchent à atteindre. »

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Alors oui. Les femmes fortes incarnent la transgression des frontières, des codes sociétaux, et sont tout de suite vues comme une menace, donc diabolisée. Et l’analyse visuelle a beaucoup de matière à se mettre sous la dent ! Regardez tous les codes graphiques ! A quoi ressemblent-elles ces méchantes ? Elles sont très maquillées, parfois les sourcils redessinées (même si vous ne parlez pas l’anglais, regardez les photos de l’article) ; elles ont des mimiques faciales osées, pleines de confiance, un port de tête altier souvent tourné en mépris (caractère hautain) par la perspective masculine ; elles ont aussi de l’argent (les manteaux de fourrure de Cruella d’enfer) ; elles vont être perçues comme agressives… Alors que non, on vous dicte de ressembler aux princesses, propres, blanches (souvent), pures, qui ressemblent à des poupées (Blanche-Neige pour ne citer qu’elle, Belle n’est pas mieux, Aurore), d’attendre le prince charmant qui viendra vous sauver, que le bonheur ne viendra que de lui (quid de l’ascension de Cendrillon, qui était une ménagère esclave, et qui est sauvée par le statut de noble de son prince?). C’est très étonnant d’ailleurs, car souvent les méchantes sont « affublées » d’un look très osé, modernes, en passant des bijoux au maquillage, puis aux coupes de cheveux (cf: Ursula!), tandis que les princesses doivent avoir des coiffures bien polissées (repensez aux façons tellement classiques d’attacher les cheveux de Cendrillon). Je pense que vous voyez le panorama. Je m’arrêterais donc là pour le résumé.

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La Reine des Ombres ?

Voici une vidéo que je connais depuis longtemps à force de suivre les travaux de Morpheus Ravenna, mais je ne crois pas que ce soit le cas de tout le monde, et je ne me souviens pas l’avoir jamais postée ici. Alors voici. Antero Alli a réalisé un film dont l’une des séquences est la suivante : il s’agit d’un rêve qui présente la Déesse Morrigan dans une danse rituelle. Le montage est réalisé à partir d’une des « célèbres » performances de Morpheus.

Note : j’ai intégré la vidéo directement au blog, mais pour la voir directement sur la page de l’auteur et en plus grande taille, rendez-vous sur Vimeo.

The Morrigan (dream sequence) from Antero Alli on Vimeo.


Témoignages et dévotions en français

Bonjour à tous,

J’ai posé cette question sur Facebook il y a quelques temps, je la partage ici pour avoir votre attention. J’aimerais mettre en valeur les blogs français qui racontent des expériences avec la Morrigan. Que le blog soit païen en général ne pose pas de problème, simplement, qu’il propose régulièrement (ou l’ait fait dans le passé?) des articles de cheminement auprès de Morrigan. Je tente autant que possible de proposer ici que vous puissiez proposer aussi vos témoignages, vous n’osez pas toujours. Quand il s’agit d’écrits récurrents, j’aimerais pouvoir tout de même avoir cette banque de ressource là, que nous puissions nous suivre de temps à autre, pouvoir se retrouver, par un endroit qui répertorie tout le monde. Alors vous, lecteurs, connaissez des blogs en français qui parlent d’une pratique avec la Grande Reine?


« Wolf », First Aid Kit

« Wolf », First Aid Kit 

Wolf mother, where you been?
You look so worn, so thin
You’re a taker, devil’s maker
Let me hear you sing, hey ya hey ya

Wolf father, at the door
You don’t smile anymore
You’re a drifter, shapeshifter
Let me see you run, hey ya hey ya

Holy light, oh, guard the night, oh keep the spirits strong
Watch it grow, child of wolf
Keep holdin’ on

When I run through the deep dark forest long after this begun
Where the sun would set, trees were dead and the rivers were none
And I hope for a trace to lead me back home from this place
But there was no sound, there was only me and my disgrace

Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, ya.

Wolf mother, where you been?
You look so worn, so thin
You’re a taker, devil’s maker
Let me hear you sing, hey ya hey ya

Wolf father, at the door
You don’t smile anymore
You’re a drifter, shapeshifter
Let me see you run, hey ya hey ya

Wayward winds, the voice that sings of a forgotten land
See it fall, child of all
Lend a mending hand

When I run through the deep dark forest long after this begun
Where the sun would set, trees were dead and the rivers were none
And I hope for a trace to lead me back home from this place
But there was no sound, there was only me and my disgrace

Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, hey
Hey, hey-hey, hey, ya.


« Morrigan, » Adrian Von Ziegler

Voici une petite découverte que j’ai faite récemment, d’un compositeur de musique celtique j’apprécie beaucoup. Pas forcément très « caractéristique », mais c’est toujours intéressant de se pencher sur les chansons spécifiquement nommée Morrigan.

EDIT : voici pour ceux qui n’ont pas spotify ! Il faut aller à la piste numéro 12.


Une chanson pour se reconnecter à la force guerrière

Je découvre avec un immense plaisir que le chanteur de Wardruna (Einar Kvitrafn Selvik) a collaboré avec Anilah sur le remix d’une chanson intitulée « Warrior ». Voici un excellent texte de présentation du site Heathen Harvest :

« “Warrior (Revisited)” takes us on a profound journey towards inner healing and peace, allowing for visions of uplifting power that are deeply rooted in the natural world and are meant to stir the heart in such a way as to awaken its true strength. […] With a new take on the original composition and additions made by the exceptionally mystifying presence of Selvik, we are invited to take part in a musical ceremony of power and healing. Their vocals meet together after the four-minute mark in the track, then the world around begins to fade and melt away into a fusion of swirling vocal harmonies, theatrical field recordings, and an inspiring “world” instrumentation style that incorporates an array of sounds that appears to be the first assimilation of its kind. “Warrior” is a ballad for the spiritual warrior within all of us, a calling that draws us toward those higher revelations in life. »

=> Lire l’article complet ici, avec photos des artistes et autres petites citations, et y écouter les 11 minutes disponibles.

En résumé, il s’agit d’un mélange de sons ambiants et planants chers à Anilah avec des passages de chants plus viscéraux (après la minute 4) propres à la mystique d’Einar. Cela donne quelque chose d’étonnamment terrien malgré l’aspect aérien des composants. On se sent effectivement transporté de l’intérieur, comme si quelque chose poussait depuis les tripes pour monter et s’échapper. Le journaliste décrit selon moi parfaitement le processus : « le but est de stimuler le coeur de façon à réveiller la vraie force (en soi). […] Nous sommes invités à rejoindre une cérémonie musicale de pouvoir et de guérison. »

EDIT : la piste est maintenant disponible sur bandcamp.