Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Médecine

Morrigan et Dionysos

Voici une découverte absolument fantastique que j’ai faite la semaine dernière, ou peut-être celle d’avant, c’est une sorte de révélation interne qui m’est brutalement apparue : Dionysos et Morrigan sont des Dieux cousins. Et c’était tellement important qu’il me fallait l’écrire pour moi, car cela touche à mon cheminement le plus intime (la présence de Dionysos depuis cet été, le pourquoi, et sa nature de guide), mais aussi finalement pour enrichir le sanctuaire, pour échanger sur un sujet finalement « inédit » je crois.

Mes quelques amis anglais étant vivement intéressés par ce point, j’ai rédigé mon article dans cette langue (surtout que c’est ma langue de pratique, il s’est présenté ainsi) sur mon blog réservé pour ce public :  sur cette page. Mais dites-moi si vous ne comprenez pas l’anglais, ou pas assez, et je ferais une traduction pour tous ceux-là (de toute façon le temple a vocation d’être en français, donc il me faudra le faire, mais si pour vous c’est peu accessible, j’essaierai de le faire passer dans mes priorités).

UPDATE TRADUCTION

Maintenant je sais ! Après… voyons-voir, 6 ou 7 mois, j’ai désormais perçu un rayon de lumière. Je comprends pourquoi Dionysos m’accompagne ! Et je sais qu’il est là définitivement, c’est simplement que je n’étais pas capable de le voir. Les choses sont soudainement si claires, cela semble vraiment étrange que même deux mois auparavant je n’avais toujours aucune piste ! Si j’essaie de rester synthétique dans ces réflexions submergeantes du moment, voici ce que ça donne :

La raison de la venue de Dionysos

Premièrement, la chose la plus évidente que je ne pouvais voir, est que Dionysos est le Dieu changeant et multiple par excellence (bon, ils le sont tous d’une certaine façon, sauf les Dieux de la constance et de la stabilité, mais il en est vraiment l’incarnation et le principe parfaits). Il est donc le Dieu de l’inattendu : les mots inattendus, les situations, les événements… et les lieux. Il semble posséder cette qualité perturbante d’être constamment là où et ce que l’on n’attend pas justement. Et en effet, je n’attendais absolument pas qu’il vienne vers moi, et ne parlons pas d’une présence et d’une aide durable !

J’avais quelques intuitions sur la seconde raison de sa venue, mais j’étais complètement incapable de la formuler dans mon esprit jusqu’à ce que je trouve une piste sur le blog que quelqu’un qui suit également Sannion. J’ai lu un texte de cette personne qui avait été écrit pour l’introduction ou l’appendice du prochain livre de Sannion, et j’y ai trouvé cette idée : Dionysos est un Dieu liminal, et un Dieu de la transition, du passage. Et c’est exactement ça ! Je pensais plutôt rattacher cela à Hermès, mais après réflexion j’ai trouvé cela particulièrement révélateur, illustrant parfaitement ma propre expérience avec Dionysos. Il correspond à des états de crises personnels, et à des états intermédiaires, d’entre-deux. Si vous sortez de votre chemin, il semble que Dionysos sera toujours présent, et vous aidera à passer de cette étape vers la prochaine. Il vous donnera des indices, parfois des révélations très intenses, et il encouragera la transition. En tout cas c’est ce qu’il a fait pour moi, et il continue d’être le long de mon chemin, juste au bord, à me suivre, comme un garde-fou : si je perds pieds, il est là et il me guide avec une justesse impressionnante. Il m’a aidé à traiter plusieurs de mes crises les plus intenses du moment : les charges spirituelles, les morts, la transe et le chamanisme, la musique… et je pense même qu’il est aussi là du côté de ma vie personnelle, du développement du Moi, de la personnalité, du potentiel… être capable d’accepter ce que les autres ne peuvent pas, ne pas m’écraser, guérir mon Moi et ma Voix…

La troisième raison de sa venue, celle qui est la plus incroyable pour moi, est qu’il correspond apparemment exactement à ma « médecine », mes qualités / mon potentiel spirituels les plus personnelles et essentielles (et donc mes « charges » aussi). Cela a à voir avec l’expérience que j’ai vécu avec lui, d’empowerment (je crois que ce concept n’est pas traduit en français). et de ma personnalité, mais aussi des Morts. Je vais développer tout cela juste après, car c’est mon second point, la révélation plus percutante de ces derniers jours :

Dionysos est le cousin de Morrigan, c’est la raison pour laquelle il est venu et qu’il m’a aidée dans mon travail avec elle

C’est si évident maintenant, ils sont tellement similaires ! Pas identiques bien sûr, mais similaires.

Premièrement, le point le plus controversé, qui correspond à mon ressenti très personnel : j’ai fait l’expérience d’un visage de Dionysos qui est exactement comme celui de Morrigan (et qui m’a surpris en comparaison de sa réputation « sauvage ») : il a un tempérament très intense, qui est très calme et posé (et silencieux) en fait, très direct aussi. Il est un Dieu « perçant », qui ne parle pas beaucoup, mais qui dit les choses abruptement et les expose avec une lucidité presque douloureuse, de la même façn que Morrigan (Déesse de prophétie et de vérité). Je n’avais jamais pensé que je puisse avoir une relation si posée avec lui, il était complètement placide et lucide, tout était absolument évident. Il est une sorte de porteur de lumière au milieu de l’obscurité, porteur d’une révélation intense, ce qui correspond exactement à ce qu’est Morrigan. Et pourtant, comme elle, il est très détaché de tout, distant dans la relation (en tout cas avec moi).

Mais examinons les connexions les plus profondes, les ressemblances. Morrigan et Dionysos sont tous les deux à l’écart du reste du Monde et des Dieux pour moi. Ils partagent cette même qualité que possèdent tous les Dieux chthoniens, Dieux du Monde d’en Bas (comme Hel, Hadès, Perséphone etc) : ils ne sont pas comme les autres Dieux ou créatures vivantes, et donc ils ne vivent pas dans les mêmes endroits, ils sont à part. Ils ont des lieux spécifiques comme le(s) monde(s) d’en bas, les endroits liminaux (les seuils). D’une part, étant les Dieux d’en Bas, ils règnent sur la vie et la mort, le principe de la vie même quand il est invisible, et sur les Morts. Cela ne m’avait jamais frappé avant, c’était hors du champ des possibilités dans mon esprit, mais puisque Dionysos s’est présenté à moi comme un Dieu sombre (une énergie sombre et aussi littéralement un visage sombre/noir). Je pense que c’était le masque du Seigneur des Morts (et des pulsions refoulées), et c’est pour ça que je ne l’ai pas reconnu au début, n’ayant pas connaissance de cet aspect – et justement, c’est précisément ce que je dois travailler à la fois pour me cheminement polythéiste et aussi pour mon cheminement chamanique – . D’autre part, si ce sont les Dieux d’en Bas, à l’écart, c’est parce qu’ils incarnent toutes les pulsions qui sont jugées sombre et/ou effrayantes, et en tous cas ce qu’il faut rejeter. Morrigan est plus sur le versant de l’inconscient, de ce qu’on ne voit pas, tandis que Dionysos est plus du côté de ce qui est délibérément rejeté (l’anormal, le marginal etc). Et c’est ce qu’on peut regrouper sous son étiquette de « Dieu de la nature sauvage » (la nature à l’état sauvage, et votre nature intérieure sauvage). Ainsi tous les deux sont mis à part parce qu’ils sont liés à ce que nous ne voulons pas voir et nous occuper (consciemment ou non). Et en plus du cycle de la vie et de la mort et du monde d’en bas, cette qualité leur confère une dimension de mystère très profonde , à la fois dans le sens commun (attrait mystérieux) et le sens littéral (les mystères spirituels, l’initiation). Et justement, en plus de tout ça, ils ont ce même rapport à l’illusion et aux masques. Ce sont tous les deux des Dieux masqués : Morrigan est une Déesse sans visage, avec « trou » à la place du visage, un visage vide et sans trait, et donc un visage qui porte un masque pour le cacher (ou pour cacher son vrai visage) ; Dionysos lui, comme le Dieu au visage sombre, Dieu du sauvage et du mystère. Il m’est vraiment apparu comme un Dieu de l’Obscurité et de la Terre, dans son aspect très matériel, la terre, le sol, la boue. J’ai ainsi tendance à l’appeler le Dieu du trouble, du malaise, exactement comme Morrigan.

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Accompagner les Défunts

Série de travail sur la Mort. Post qui concentrera les réflexions sur l’accompagnement des défunts vers l’Au-Delà.

Que faut-il faire ? Qu’est-ce qu’on vise ?

La paix intérieure, l’acceptation.

Réconforter.

Envoyer de l’Amour et de la Lumière.

Dissiper les doutes, les peurs.

Récolter d’éventuels messages et les transmettre.

Quels moyens ?

Prière aux Défunts, prières aux Ancêtres, prières au Dieux.

Chandelles et bougies, envoi de lumière.

Visualisation et affirmation positive.

Rituels divers.


Soutenir dans le deuil

Un des travaux principaux de mon partenariat avec Morrigan est le travail sur le Mort. La « médecine » mortuaire. Récemment j’ai compris qu’il me fallait bien séparer deux aspects : l’accompagnement de l’âme du mourant, et l’accompagnement du/des vivant/s. J’ouvre donc un premier topic pour la partie avec l’accompagnement des vivants, de leur deuil.

Qu’est-ce que le deuil ? Comment fonctionne-t-il ?

Perte d’un être aimé, manque, « trou au coeur »

Côté surprise, choc moral violent (même quand on n’est pas proche de la personne ça entre en jeu)

La douleur : physique, morale

….

Comment réconforter les vivants ? Quelles paroles et quels actes ?

Le sourire, la présence, les paroles, mais aussi le silence compréhensif.

Alternance : changer les idées de la personne, les écouter / les faire parler des disparus.

Réconfort physique, verbal.

Rituels pour les vivants (prières, envoi de lumière, …)

MD a justement écrit un article à ce sujet.

Mais il y a aussi quelques problèmes : comment accompagner les gens dans le déni ? comment accompagner les traumatismes ?



Apprivoiser la Mort

Ce Week-end heureusement aussi que j’ai pu me tourner vers Elle car il est arrivé quelque chose d’incroyable.

Je n’aurais jamais cru, ni même imaginé, que je puisse avoir un « don » pour la mort. Ça fait bizarre dit comme ça, mais c’est pour ménager l’effet, et aussi pour mettre en relief l’étrangeté de la chose. C’est quoi un « don pour la mort » ? Ben si si, ça existe : samedi j’ai eu une expérience horriblement forte et troublante, j’ai eu la confirmation que j’ai vu et « lu » la mort de quelqu’un il y a quelques mois, et avec beaucoup de précision. A la fois sur le fait (sûre qu’elle allait mourir), sur la durée (très bientôt en effet), sur les causes (même si ça je n’ai pas osé demander encore trop de précisions), sur les circonstances (notamment le sort des enfants)… Il y a un quelques mois (deux?) quand c’est arrivé, je ne voulais pas y croire, j’ai eu une forte sensation d’effroi face à cette idée, et beaucoup de dégoût pour l’acte en lui-même. J’ai pris sur moi de ne pas prendre mes jambes à mon cou, de rester détachée et calme. Mais par la suite j’ai vite refoulé tout cela dans mon inconscient. Seulement voilà, les choses nous rattrapent : alors que Samedi on m’a confirmé, je me suis rappelée avoir eu de nombreuses intuitions, et deux rêves très significatifs (dont un qui m’aurait poussé à agir). Je n’arriverai pas à décrire l’état dans lequel j’ai été plongé, mais c’était assez terrible….

Je ne développerai pas plus ici, mais ça doit être noté car je vais m’en remettre à Morrigan pour cette épreuve. Je vais faire appel à Elle sous sa forme psychopompe pour m’aider à accepter, et ensuite apprivoiser ce « don »… Trouver un rite à faire, ça allonge encore ma liste, mais ça sera fait dans un délai très court vu l’urgence. Je pense possible que l’âme en question me tourne autour d’ailleurs, mais je n’arrive pas encore à m’ouvrir suffisamment… Y a du boulot.


Ostara 2010 – révélation de ma médecine

Lors de la célébration du Cercle de Soeurs de Sève, j’ai mis au point et « performé » le rituel. Il a été marqué par beaucoup de prises de conscience concernant Morrigan et moi. J’ai eu un aperçu d’une disciple expérimentée de Morrigan (moi) et j’ai effectivement découvert mes caractéristiques possibles.

– Rite vécu sous le signe du « crossing » (une de mes spécialités) : marcher entre les mondes, plusieurs réalités se superposant. J’étais à la fois dans l’Astral pour le cercle, dans le monde ordinaire, et dans le Monde d’en Bas avec Morrigan.

– La Corneille, auxiliaire de Morrigan, est un allié qui me suit et était avec moi pour le rituel, dans la réalité astrale.Et ma biche, totem, est effectivement un allié magique (elle m’a aidé à faire le rituel).

– La Vision, concept dont j’ai beaucoup parlé sur mon blog commun (« I’m a Seer »). J’avais le troisième oeil grand ouvert.

– Elle m’a révélée un symbole « secret », un symbole de suivante, peut-être de prêtresse, quelque chose à utiliser pour les rites magiques/sacrés. Et aussi des couleurs sacrées.

– Elle m’a redonné la vision de moi avec un tambour. Je dois en acquérir un pour suivre sa médecine.

– Je dois aussi poursuivre le chant abstrait mystique.

Et finalement j’ai aussi reçu cette vision.