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Méditations

Méditation du 24/05/14 : la Colère

Il existe de très nombreux types de colère, dans sa nature et son intensité.

Quand j’ai commencé à travailler avec Morrigan, c’était un des points que je redoutais, car je ne me sentais pas prête… affronter la colère sourde, toutes les colères que j’avais refoulées… Mais je savais que cela viendra, je pensais même que ça serait la première chosee que j’allais devoir travailler. Et finalement non. Cette colère-là était toute personnelle, transformée et engluée par des années de silence, par un mouvement contre-nature de répression. Je me demandais comment allait se produire la remontée, le jour où j’allais soulever le couvercle de cette cocotte minute.

Aujourd’hui j’ai reçu un test, une énergie différente, un déclic. Ou la 3e onde d’une immense déflagration. Et je crois que le couvercle est ouvert désormai, contre toute attente. Sauf qu’au lieu d’avoir vu une énergie que je pensais venir de l’extérieur, des autres, des choses que l’on m’avait faites, je n’y ai vu qu’un miroir. Un visage tellement différent que je ne l’ai pas reconnu… Je me suis vue. J’ai vu toutes les choses que je me suis faite. Les violences pour me taire, pour m’écraser…. et les choses que j’ai laissées qu’on me fasse, que j’ai acceptées.

Aujourd’hui, j’ai découvert un nouveau visage de la colère : la fureur sacrée. Une fureur immense, qui me dépasse et qui m’emplit, et qui prend sa source dans autre chose…. que je n’identifie pas encore bien. Dans la terre ? La Terre… et/ou un archétype. Une colère qui émerge de l’injuste, d’une faute commise, et qui demande réparation, qui demande que je hurle pour dire non, pour dire stop. Une faute grave commise à l’encontre de ma souveraineté, de l’archétype lui-même. Une faute qui déclenche un cri guerrier, et qui fait prendre les armes au cas où il faudra se battre. La vraie et la seule guerre qui existe : la guerre pour le juste.

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Méditation du 01/05/14 : la Souveraineté

Résultat d’une petite méditation sur la Souveraineté. Une mise en mots d’observations qui durent depuis des mois. Rien de transcendant, mais ça prend forme pour moi.

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La Souveraineté est une figure nomade, circulatoire. Elle ne demeure jamais ancrée à un endroit, mais elle erre, elle traverse le pays, le continent. Elle va, vient, arrive dans un village, un pays, fait son oeuvre qui peut durer plusieurs années ; puis, elle se retire, elle se remet en route. Elle va d’un clan à un autre, d’un roi à un autre. Elle n’appartient à personne, elle est totalement libre et fluide. C’est d’ailleurs une des erreurs la plus courante et « lourde » des hommes qui la rencontrent : ils la prennent pour acquise, ils supposent qu’elle a pris racines, qu’elle va demeurer, qu’elle est devenue l’une des leurs… Sauf que quand le moment est venu, Elle disparaît, et c’est un choc, ils sont pris de court. De la même façon, lorsqu’ils font pas preuve de justesse dans le temps, s’ils ne sont pas constants, la souveraineté partira beaucoup plus tôt, voire elle retirera violemment les bienfaits qu’elle avait apportés. Un oubli que la justesse se trouve dans chaque acte, et que c’est donc une recherche permanente.

Je perçois ainsi mieux la nature de la relation entre la figure de la Souveraineté, la Terre, et le serpent. Il s’agit d’un mouvement de va et vient, ou de « circonvolutions », des ondulations. Elle peut être à l’image de ce qui se passe dans le sous-sol, des flux énergétiques / telluriques.