Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Prières

For All Those Who Wander

Puisque je n’arrive pas à écrire l’article qui est en cours depuis deux semaines et qui me hante, voici une prière à la place. Note : je l’ai envoyée aux USA au Temple dressé par les prêtres du Coru pour la Morrigan. Elle y sera lu accompagnée d’un texte qui comprend notamment un mot pour les croyants français, et les followers de l’Antre (que je peux déjà un peu mieux identifier pour cibler l’énergie). Navrée pour l’anglais une fois de plus, mais c’est ma langue d’écriture sacrée.

For All Those who wander are not lost
We are still waiting for signs on the road
Giving us a sense of where we are
And where we might go

Where is the Queen now?
We don’t know
She’s nowhere to be seen

We may feel like strangers on our own soil
Strangers in our own life
Some of us have changed land
Crossed an ocean
And we feel misplaced, unaligned
In a way different than before

Where are You, O Queen
Whom we adore or fear
But desperately need
Like beacon?

How can we move forward
When we cannot recognize ways
To navigate the dark?

Please, we ask of You for advice
How do we find back some meaning?
How can we know that your aren’t far
When we can’t feel You?

– 12/02/2016. Valiel

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It’s Been a Long Time

How have you been my children?
What are you doing?
Scattered to the wind you are
Busy busy lost in the day’s work

How have you been my children?
How much time has it been
Since you last stopped your pace & looked around?
When was the last time
You put your feet
In the mud or dirt or sand?

Do you still hear those murmurs in the wind?
Do you even listen?
Where are my crows
That used to circle around?
Where are the offerings
For the sprites?

I wonder now
Where are your roots?
Where is your center?
Can you still feel your soul?

How have you been my children?

It’s been a long time
It’s time to kindle the embers

 

. Valiel . 29/01/2016


Une nouvelle année… difficile.

Les mots sont extrêmement difficiles à trouver. Toujours une question de recul et de nuances à avoir. Ne pas céder au flux de chaos.

J’enrage car au fond de mes tripes, je souhaiterais être avec vous. J’allais poster, je le voulais, un petit article pour la nouvelle année. Je n’ai pas annoncé l’anniversaire de l’Antre début septembre, j’étais en plein éclatement émotionnel à faire une transition physique et mentale, en pleine émigration. Personne n’y a pensé, personne n’était là pour me le rappeler, et quand je me suis rendue compte que la date était passée, que je n’avais pas eu l’énergie, pas le temps, pas un mot… j’étais triste. Et puis le temps a continué de passer. Et puis nous avons passé la nouvelle année également. Et les énergies de 2015-2016 ? Elles sont clairement « eerie », « weird », « twisted » tous les mots  que je peux trouver pour « étranges » et « tordues ». Si je ne devais retenir qu’une chose, pour l’anniversaire du sanctuaire, en fait, c’est de la gratitude. Vous êtes toujours extrêmement silencieux et parfois je suis triste que nous n’ayons pas plus d’échanges. Le forum n’a pas pris, le groupe FB est relativement discret, les commentaires ici sont rares. Mais nous avons quelques habitués qui osent montrer leur visage et qui commentent régulièrement. J’ai aussi de beaux échanges privés quand vous osez me raconter vos expériences ou me poser des questions. A travers vous je rencontre d’autres facettes de Morrigan, et parfois mêmes vous venez me donner une clé pour mon propre chemin. Ce que j’apprécie de plus en plus sur le sanctuaire, c’est cette multiplicité. J’aimerais sincèrement que l’antre soit plus incarnée, plus peuplée, plus vivante… Mais elle ira à son rythme. De même, j’ai été un peu déçue de n’avoir qu’aussi peu de réponses pour la proposition d’une anthologie pour Morrigan, car je ne peux pas faire un tel livre seule, sinon le terme « d’anthologie » n’a plus de sens… Mais peut-être que vous auriez eu besoin qu’on vous rappelle, relance, qu’on vous pousse. Peut-être qu’il aurait fallu porter le message dans d’autres sphères. Peut-être que le moment n’était pas le bon ? Peut-être que j’ai besoin de plus de temps, oh ça c’est certain, je suis dans un état trop critique. Quoiqu’il en soit, mois après mois, vous êtes toujours là, à poster sur le groupe Facebook, à lire, liker de temps à autre, commenter parfois. Et j’apprécie sincèrement votre présence et les échanges que nous avons.

Aujourd’hui je me rends compte que ces échanges me manquent, et vos présences. Avec ces événements dramatiques, je réalise qu’aujourd’hui, l’état dans lequel je suis, même s’il est très mauvais, fatigué, brisé pour bien d’autres raisons que ces attentats, dans ces circonstances malgré tout la pulsion est forte : j’aurais souhaité pouvoir rencontrer tous les gens qui lisent et commentent ici. Je souhaiterais découvrir ceux qui passent mais qui ne se sont jamais signalés. Je voudrais être avec cette micro-« communauté » qui tourne autour de l’Antre avec le temps, ces gens qui partagent leurs témoignages, leurs textes, leurs trouvailles, qui m’écrivent des mails magnifiques, qui me transmettent aussi des enseignements… Et j’aimerais tendre la main vers d’autres qui dans ces circonstances se sentent touchés par la Terre et la Morrigan. J’aurais aimé être incarnée pour une fois. J’aurais aimé franchir la barrière du physique, me déplacer, vous rencontrer, nous soutenir. Si j’avais été en région parisienne dans ma demeure, j’aurais ouverte les portes de ma maison pour d’autres, je vous aurais emmenés sur la Terre pour sentir, je vous aurais fait écouter et percevoir, et je vous aurais invité à ritualiser avec moi. J’aurais aimé qu’ensemble nous la fassions venir, j’aurais aimé que l’on prie, que l’on chante, que l’on danse, que l’on hurle à la lune. Que l’on réveille nos ventres et nos racines, que l’on appelle les énergies du Guerrier, de la Souveraineté et de la Justice. Mais je ne peux pas. J’ai traversé l’Atlantique, je suis sur une autre Terre, complètement à l’envers dans mon corps et dans mon esprit.

Je ne peux pas… mais je brûle à l’intérieur, et je La sens qui brûle et qui me pousse. Tout ce que je peux faire, c’est tenter de méditer, de prendre du recul, de trouver de la clarté, et tenter de la sentir Elle.

Quelque soit l’aspect que cela prend, la durée, ses multiples formes, le monde est en guerre. Regardons autour de nous. Nous sommes au beau milieu d’une crise environnementale sans précédent, commencée il y a déjà 10 ans, fomentée par des multinationales néo-capitalistes-ultra-libérales qui cherchent à tout prix le profit, en brisant des régions entière (sables bitumineux au Canada, régions forestières et minières ethniques en Inde…), en déchirant la terre, en expulsant voire en exterminant des populations (en détruisant leur terre, leur mode de vie…), en déversant tous ses polluants derrière elles, et puis en changeant de pays comme si de rien n’était sans réparer et sans être responsable. Sans payer le prix. Il est encore temps de limiter les dégâts, mais beaucoup des quotas irréversibles ont été dépassés déjà, la seule solution serait de stopper intégralement l’extraction de certaines ressources du sol (je vous invite à vous renseigner sur les travaux de Naomi Klein, « This Changes Everything », qui est un livre, et pour ceux qui préfèrent l’interactif, à vous procurer le rare documentaire qui en est sorti). Nous sommes en pleine crise politique où nous ne nous retrouvons plus dans la représentation des « partis », où les extrémismes de tout bord montent, où le gouvernement est lié à la finance et aux entreprises, … Nous sommes méfiants, colériques, et nous n’arrivons plus à dialoguer les uns avec les autres ; nous jugeons très vite, sur une apparence extérieure, sur des amalgames etc, en mettant toujours au premier plan la différence comme une barrière infranchissable. Si nous observons une carte du monde les conflits sur partout, avec une technique et une violence extrêmes.

Alors aujourd’hui, ce qui change, c’est que notre pays qu’est la France sent progresser sur son propre territoire ce qui avait toujours été maintenu à l’extérieur. Et le discours grossier des médias renforce les fantasmes au lieu d’éduquer. Aujourd’hui la crise économique stagne, et notre place de « leader » dans cette structure artificielle (terme purement factuel) et fragile qu’est l’Europe (UE) est remise en question. Nous avons vu nos voisins chuter, l’Espagne, la Grèce, nous avons vu les gens migrer pour venir chez nous, travailler, survivre, et puis d’un coup, nous nous sommes demandés si nous aussi nous allions devenir « comme la Grèce ». Il y a toujours eu des migrants, c’est un phénomène mondial et extrêmement ancien, mais les raisons des ces migrations ? Elles ont évolué. Elles sont complexes, multiples, y compris dans ce flot de migrants énorme venu de l’Est, entré en Europe, nous ne savons pas qui est qui. Ca me laisse d’ailleurs bêtement la sensation amère que les journalistes ne font pas leur travail. Qui sont ces gens ? D’où viennent-ils ? Combien étaient-ils ? Hommes ? Femmes ? Enfants ? Quels moyens ? Il y a en réalité de nombreuses tendances qui s’opposent, des gens perdus, qui voulaient juste survivre, et qui se sont arrêtés en Europe de l’Est, d’autres qui veulent aller le plus loin possible, d’autres qui ont eu des comportements violemment choquants (jeter de l’eau et de la nourriture offerte par des populations locales). Mais comme il est difficile de ne pas faire d’amalgames, de ne pas dire que tous sont comme ceci, que tous ont eu tels comportements, que tous ont les mêmes raisons cachées…

Aujourd’hui notre privilège d’occidentaux protégés s’effondre. Il nous arrive effectivement un « petit » « 11 septembre » à la française, et alors tout d’un coup nous sommes glacés. Nous ne voyons plus des tours s’effondrer sur un écran de l’autre côté de l’océan. Nous voyons notre capitale, nos concitoyens, nos amis, des amis des amis, à la télévision, meurtris. Chez nous. Les conflits du Moyen Orient importés à domicile, à la maison. Et nous savons, tous, que ça n’est pas fini. De la même façon que nous savions que les événements de janvier derniers n’étaient que les premiers, qu’ils marquaient une ouverture. C’est ça le monde dans lequel nous vivons, dans lequel vos enfants vivent ou vont vivre.

Ce que je ressens contre toute attente, de la part de Morrigan, de cette ombre dans mes tripes et qui planent sur mes épaules ? Du calme… Alors oui, ça gronde ; je ressens un tremblement sous mes pieds et dans mon être, dans mes fondations, ma structure, comme avant les grands événements. Mais…. il n’y a pas de cris, pas de griffes, de déchaînement, de violence. Seulement une colère immense – et sourde. Je serre les dents et les poings, et je sens dans mon être qu’il s’agit d’attendre. L’impression que j’en ai, c’est cette posture ancrée sur une branche, les griffes serrées, le regard extrêmement acéré. La vision pointue, tranchante, qui transperce l’horizon, les nuages, les distances. Le moment n’est pas venu d’agir encore, d’agir pour résoudre la crise elle-même en tout cas. Mais tous les muscles du corps sont attente, en tension ou pré-tension, chauffés à blanc, pour pouvoir frapper, foudroyer, quand le moment sera venu. Ce que je sens à la place, c’est une oraison, une litanie, un appel au sang froid.  Déchirant dans sa supplique, ce cri pour le rationnel au milieu d’un bain d’émotion… Voir plus grand, plus loin, s’ancrer dans la dignité.

14/11/2015 – 1h30.

« You will not despair
You will not fear
You wil keep a cool head
And you wil look for the signs
Because these are the conditions for actions
The past is done
Only the present remains
And if you wish for a future to exist
You need to cherish it and protect it.

There will and need be a moment for mourning
Expressing grief and anger
So are times for gathering together
But fear & panick & yelling
Will not be useful

It is time for taking a step back & thinking
It is time for finding solutions in the everyday

He or she who starts raging
Who starts rushing
Yelling, shouting, fighting
Will not find the truth in his or her heart
Will not reach the truth of the matter
Will not act where it needs be
Will not act in fairness

Feel for the Earth and the Dirt beneath your feet
For you will need to be balanced and grounded. »

Quelques sensations et idées ? 

Tout ce que j’arrive à grappiller à travers les filtres nombreux sont des sensations floues et éparses. Les choses qui pourraient nous aider, nous faire du bien, sont des pratique qui ancrent.

  • Marcher pieds nus sur la terre, fouler le sol, méditer en marchant ;
  • S’enterrer les pieds nus dans la terre (ou le sable) et méditer ;
  • Travailler avec un arbre, après offrande, s’il l’accepte. S’assoir au pied, s’appuyer contre le tronc, s’aligner avec lui, méditer ;
  • Bouger le corps, prendre des postures, danser, s’oxygéner et être vraiment bien conscient de son schéma corporel, s’ancrer dans le corps ; Ce type de chanson rythmé au thème « primordial » peut être utile ;
  • Dépolluer une forêt ou un parc, ramasser les ordures que nous croisons ;
  • Laisser des offrandes (éthiques) aux carrefours des forêts, dans les sous-bois (en se renseignant bien les matières utilisées, les choses toxiques pour certains oiseaux, animaux etc) ;
  • Cette prière guerrière d’équilibre de Brennos peut-être utile ;
  • Cette prière du jour de Caitlin Darkmoon pourra vous parler ;
  • Aménagez-vous un espace sacré dans le jardin pour vous y pratiquer des méditations et des ancrages avec la Terre ;
  • Si vous n’avez pas de jardin, aménagez-vous un nouvel autel à la Terre ; apportez de la terre d’un lieu qui vous est cher dans un bol ; placez des attributs de la Morrigan et/ou d’autres Dieux de la Terre qui vous sont accessibles ; etc. Recueillez-vous y le matin au lever, le soir au coucher 5 minutes, pour prier, méditer, songer, déposer une offrande ;

Si j’avais été sur place avec mes proches, et avec ceux qui l’auraient voulu, je pense que j’aurais emmené marcher les gens, dans la forêt, sur les collines. Longuement, en silence, et si possible pieds nus. Pour sentir, écouter. Ensuite nous aurions demandé l’accueil sur un lieu pour ouvrir les Portes Sacrées et communier avec les Esprits proches de notre monde et avec la Terre. Nous aurions appelés les ancêtres qui le voulaient pour des conseils. Nous aurions demandé aux Dieux des signes. Nous aurions respiré, crié, chanté, dansé, pour descendre en nous, dans notre Intime, pour s’y connecter et retrouver notre alignement et notre force. Nous aurions communié ensemble, dansé, chanté, prié, nous aurions peint nos visages et nos corps pour marquer ce passage et nous aurions demander quête de vision pour les événements à venir. Nous aurions médité ensemble, raconter les contes d’antan, et cherché des idées pour le quotidien, et les mois à venir. Nous aurions médité sur la paix, la guerre et surtout la Justice. Nous aurions médité sur la Terre. Nous aurions allumé des veilleuses, chanté pour les morts, prié pour leur paix et leur passage, nous aurions dressé un cairn. Et nous aurions réfléchi ensemble à ce que veut dire être humain, et comment agir, soi-même, au quotidien. Qu’est-ce qu’une valeur, et comment respecter sa cohérence, comment l’agir au quotidien.

Faire ce qui est juste est rarement facile. Prendre du recul quand on est bouleversé d’émotion est rarement facile. Mais c’est ce dont nous avons besoin. De reculer, de faire silence, de réfléchir, et de remettre en question. De trouver comment agir. Et pendant ce temps, nourrir les liens profond de solidarité avec nos proches, nos connaissances, nos membres de clan. Réfléchir à l’être ensemble, à construire.

For She breathes heavily over my shoulder, and over the shoulder of every devotee :

« Réveillez-vous ».


Personne ne mérite ça – No one deserves this

[An edito for the few English-speaking Reader. Today has suffered a terrible outburst of extremists’ violence in France : three people attacked a famous journal’s headquarters (Charlie Hebdo) during a meeting and killed 11 people, journalists, targeting some of the most well-kown and talented French cartoonists among their ranks. We don’t know who they are, how they did, and for now it doesn’t matter, I mean, I won’t spread rumors and vulgar generalization. All that remains is a horrible crime, targeting professionals and a very important institution (targeting the media). We are all in shock, and all that can be done for now is taking a few step back, not giving away to fear, and praying for the deceased, the wounded, their family, and truth.]

Parce qu’au fond de moi quelque chose grince. Et Elle grince. Nous n’avons pas assez d’informations, nous ne savons pas si c’était effectivement un gros coup monté ou un coup de pot, qui sont ces personnes (criminelles) et dans quelles « catégories » elles rentrent, donc il serait contre-productif voire déplacé de dire quoique ce soit de plus. Derrière, quelqu’Une me souffle de ne pas céder aux réflexions faciles et à la peur, et de prendre du recul. D’analyser les infos. Mais tout ce que je sais, c’est que dans mes tripes j’ai reçu un coup. Je suis choquée de cette extrémité, de cette violence. Personne ne méritait ça. Des professionnels qui vont leur travail. Et le fait qu’on puisse s’en prendre autant à des individus ou à l’institution des médias de la sorte est inadmissible.

Je prie pour les blessés, les familles des victimes, et ces hommes morts dans des conditions détestables. Pour la paix de leur âme, l’apaisement des esprits de tous, pour la Vérité et la Justice.


The Morrigan Speaks

– 30/11/2014 –

 

« Between the shadows of the worlds
I call your name
Reclaiming what has been lost
And what is being stolen

You are my children
Lost in a time of despair
Isolated 
Feeling weak

Don’t let yourselves be fooled
By the doubts and the false voices
There is only you and me
Look for my shadow and my marks
There is no authority but me
Only your heart can tell the difference

From the edges of the worlds
I roam and roam and wander
Waiting for you to wake up, to listen
In that silent place I watch and wait
For your devotions
For your own sake

Rise, rise, my children
Don’t let yourselves be fooled
Don’t let them crush you
Dominate you
Eat you
You’ll lose only if you permit it
They’ll eat you only if you let them

You are my warriors
You have that fire within your soul
That flickering light of life
That inextinguishable power

They will try to erase it
Or to use it 
As they will try to undermine me
To get you away from me 
But only your love
The love of yourselves
And the love of me 
Can prevent it »


Meeting the Lady of the Ford

Hail Lady of the Ford,
I salute you !

O Lady of the Ford,
Please let me come closer
Let me gaze into your pool

The road was long and
I thought I had lost myself

O Washer at the Ford,
Can I step foot on your shore ?
Can I step into the red water ? 

I see the Shadows on the edges
I feel the power of the pond

O Washer of the Ford
Is it safe to proceed, 
What needs to die tonight ?

I am caught by the lake’s fate
I am caught by my own curiosity
Pulled forward, unable to resist

I step forward into the red water
And I die

I bleed
I die
And die again

Pieces of myself red and flowing, flowing
All around me

I see the Shadows again now
Aware of my own ghosts
I see the past in the mist that raise above the waters
I see the pain and cries
And they swirl, round and round

They swallow me
As I plunge more and more into the lake
A living sacrifice
For the Lady

And when I emerge, dripping,
I have risen from my dirt
I stand different
New

Hail You that stay at the Ford

******

Un fragment de mon propre travail autour de la symbolique de la Lavandière du Gué. Pour l’ambiance c’est tout à fait cette image. Pour la pratique, une méditation et une douche rituelle adaptée du rite traduit par Siduri (avec du roïbos).