Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Suivre Morrigan

Nouveau cycle de dévotion

Edit : Quel étrange timing… J’avais pré-programmé cet article, je remets les mains dans le cambouis depuis peu…. J’ai vu l’annonce des événements à Nice après coup. Je suis dégoûtée, et peinée, c’est peu de le dire. Pour l’instant je ne me vois pas dire quoique ce soit. Simplement, j’envoie toutes mes pensées envers les victimes et leurs familles, ainsi que tous les habitants de la ville et de la région.

***

C’est décidé, je tente autre chose, encore. Comme je l’ai expliqué il y a quelques temps sur mon blog principal, mon « cheminement » (si c’en est encore un) a pris une drôle de tournure. La distance, le manque d’alignement… tout résiste. Tout est silencieux.

Mais après des questionnements nombreux, déchirés, sans réponse, j’ai essayé de repasser à l’action, de tenter des choses. Rien ne marche jusqu’ici, autant dire que je suis dépitée. J’ai confié mes doutes à quelqu’un qui me renvoie souvent le miroir de la Déesse sans le savoir, que je remercie toujours. Bien que je reste lointaine, brève, je me suis laissée aller à exprimer mon déchirement, voire mon désespoir. Mais comme toujours, je répète aussi que je n’ai pas abandonné. Encore un peu, j’attends, je vais voir. Je vais essayer. Puis, comme c’est également souvent le cas, je toque à la porte de mon confident pour ce genre de choses. J’interroge, je chouine aussi. « Mais quoi c’est possible ? Comment dois-je faire ? Tout va-t-il s’arrêter ? », et lui de dire que non, que c’est passager, que c’est une épreuve. Et moi de chouiner encore plus, que ça va bientôt faire un an, que c’est très long, que je ne supporte plus le vide. Que je me sens terriblement vaine, et indigne ; d’avoir certains rôles, certains « titres ». Que plus rien ne se canalise entre mes mains, que je n’ai plus « de jus » pour faire x ou y. L’inspiration n’est pas là. Rien n’est comme avant. Et puis, bon, je me dis, essayons autre chose encore.

Je voudrais y passer du temps. Pas non plus des heures hein, je veux dire, simplement faire symboliquement de la place dans mon quotidien, plus que ça n’était le cas depuis quelques temps – car malheureusement, pendant plusieurs mois j’étais encore pas mal dans l’espoir que ça roule, offrandes régulières, méditations, etc, mais avec l’absence de résultats, je n’ai pas persévéré. Du coup, j’aimerais reprendre les prières. Au moment des sessions de travail, le soir surtout, peut-être le matin, à voir. Brûler des bougies, reprendre les offrandes « au bol » (soit glisser des choses dans le bol régulièrement, soit commencer par un liquide). Remettre de l’énergie, cette énergie, dans mon environnement. Donner surtout. Montrer que c’est important. Faire sans retour.

Puis, il y a quelque chose qui m’a fait tiquer. Une chose à la con, vraiment, que j’ai laissé de côté pour de multiples raisons rationnelles. Ca ne devrait pas être un secret pour certains qui m’ont suivi ici et là, sur Facebook, sur mon blog créatif, et autres, je suis complètement férue de papier, de crayons, de plumes, d’encres etc. C’est mon dada. Malgré le fait que j’ai effectuée ma « transition technologique », autant au niveau personnel qu’au niveau du travail (j’y étais bien obligée), je garde toujours cette passion des carnets, des journaux et de l’écriture. Un beau papier, une belle texture, l’encre qui s’écoule, le stylo qui glisse, c’est toujours un moment privilégié. Or en rentrant plusieurs fois je suis repassée devant cette boutique-librairie-papeterie qui propose milles carnets, stylos, et, à ma grande surprise, un petit rayon calligraphie. Et les encres m’ont fait chavirer. Je n’ai pas emporter de quoi faire mon encre de chine dans la valise, trop lourd et trop fragile. Je me suis contente d’un stylo plume à réservoir qui m’a été offert. J’ai vu les encres et puis… je ne sais pas. Je suppose que mon amour des couleurs, mon fonctionnement vibratoire, comme quand je dessine, peins, crayonne des mandalas, c’est mis en route. Le plaisir d’écrire avec une belle encre, ah, ça n’a pas de pareil. D’adapter son encre à son but (selon le type de lettre, de carte, de papier, de destinataire…). Puis, j’ai tenté de me raisonner : « tu dois faire attention à ton budget » ; « est-ce que c’est une décompensation financière ? » ; « tu ne vas pas encore accumuler quelque chose » ; « vas-tu vraiment t’en servir ou est-ce qu’au bout d’une semaine ça va rester dans un tiroir pour ne plus en sortir? » ; « les prix des produits de calligraphie ont l’air bien plus chers qu’en France, méfie-toi » ; « regardes-donc le prix avant sur internet, je suis sûre que c’est plus cher parce que produit importé » (bingo, c’est le double!) ; « repars sans, et tu verras si l’impression te reste avec le temps » ; (lors de la deuxième visite) « repars encore sans, teste-toi sur une plus longue durée » ; etc etc…. la liste est longue. J’ai mis du temps, j’ai regardé toutes les couleurs, je me suis demandée, si je ne devais en avoir qu’une seule ? laquelle ? Très difficile de choisir avec moi comme toujours, car je voyais déjà cents utilisations, cents projets… Puis j’ai réduit, progressivement, une en moins à chaque fois. Je me suis arrêtée sur 4 couleurs, chaque pour une raison différente, et je ne pense pas que ça soit absurde. Puis j’ai réduit encore. « Là maintenant, qu’est-ce que tu voudrais faire ? Qu’est-ce que ça t’inspire ? » Et puis…. j’ai osé me formuler cette pensée sous-jacente qui était là depuis le début. « Je veux une couleur de terre… Je veux une couleur qui me rappelle d’où je viens, ce que je suis. Je veux une couleur…. qui me rappelle Elle. »

Alors la troisième fois, je me suis dit, « puisque ça vaut le double, c’est vraiment dommage, c’est quelque chose de spécial que tu t’offres, tu devras en faire bon usage. Tu devras être volontaire, tu devras le mettre à profit ». Et puis, ben, j’ai repensé à la façon dont je fonctionne. L’écriture, toujours. D’où les blogs, les sites. D’où les 3 projets d’ouvrage. Et puis mes journaux personnels. J’aimerais bien essayer de lui écrire de nouveau. Ecrire des lettres peut-être, le soir, pour lui parler, pour prier, à voir selon ce que je ressens, ce que j’imagine. Ecrire, peut-être, pour s’exalter, pour se donner du courage, pour retrouver l’inspiration. Ecrire peut-être les pièces manquantes du recueil à son nom qui est dans un tiroir. Peut-être même juste recopier des prières écrites par le passé, en m’appliquant. Les glisser dans mes livres ? Dans mes poches ? Ou publier de nouvelles choses ici ?

Pour l’instant je n’ai aucune idée de là où ça mènera. Mais je vais essayer ; encore. Je nous dois bien ça. J’aimerais parvenir à remplir ce gouffre qui nous sépare. Le vide et le manque sont trop présents, on verra si ma dévotion peut en combler une partie. Je dois apprendre à redécouvrir d’autres façons de relationner. Je dois trouver un pont.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

Une nouvelle année… difficile.

Les mots sont extrêmement difficiles à trouver. Toujours une question de recul et de nuances à avoir. Ne pas céder au flux de chaos.

J’enrage car au fond de mes tripes, je souhaiterais être avec vous. J’allais poster, je le voulais, un petit article pour la nouvelle année. Je n’ai pas annoncé l’anniversaire de l’Antre début septembre, j’étais en plein éclatement émotionnel à faire une transition physique et mentale, en pleine émigration. Personne n’y a pensé, personne n’était là pour me le rappeler, et quand je me suis rendue compte que la date était passée, que je n’avais pas eu l’énergie, pas le temps, pas un mot… j’étais triste. Et puis le temps a continué de passer. Et puis nous avons passé la nouvelle année également. Et les énergies de 2015-2016 ? Elles sont clairement « eerie », « weird », « twisted » tous les mots  que je peux trouver pour « étranges » et « tordues ». Si je ne devais retenir qu’une chose, pour l’anniversaire du sanctuaire, en fait, c’est de la gratitude. Vous êtes toujours extrêmement silencieux et parfois je suis triste que nous n’ayons pas plus d’échanges. Le forum n’a pas pris, le groupe FB est relativement discret, les commentaires ici sont rares. Mais nous avons quelques habitués qui osent montrer leur visage et qui commentent régulièrement. J’ai aussi de beaux échanges privés quand vous osez me raconter vos expériences ou me poser des questions. A travers vous je rencontre d’autres facettes de Morrigan, et parfois mêmes vous venez me donner une clé pour mon propre chemin. Ce que j’apprécie de plus en plus sur le sanctuaire, c’est cette multiplicité. J’aimerais sincèrement que l’antre soit plus incarnée, plus peuplée, plus vivante… Mais elle ira à son rythme. De même, j’ai été un peu déçue de n’avoir qu’aussi peu de réponses pour la proposition d’une anthologie pour Morrigan, car je ne peux pas faire un tel livre seule, sinon le terme « d’anthologie » n’a plus de sens… Mais peut-être que vous auriez eu besoin qu’on vous rappelle, relance, qu’on vous pousse. Peut-être qu’il aurait fallu porter le message dans d’autres sphères. Peut-être que le moment n’était pas le bon ? Peut-être que j’ai besoin de plus de temps, oh ça c’est certain, je suis dans un état trop critique. Quoiqu’il en soit, mois après mois, vous êtes toujours là, à poster sur le groupe Facebook, à lire, liker de temps à autre, commenter parfois. Et j’apprécie sincèrement votre présence et les échanges que nous avons.

Aujourd’hui je me rends compte que ces échanges me manquent, et vos présences. Avec ces événements dramatiques, je réalise qu’aujourd’hui, l’état dans lequel je suis, même s’il est très mauvais, fatigué, brisé pour bien d’autres raisons que ces attentats, dans ces circonstances malgré tout la pulsion est forte : j’aurais souhaité pouvoir rencontrer tous les gens qui lisent et commentent ici. Je souhaiterais découvrir ceux qui passent mais qui ne se sont jamais signalés. Je voudrais être avec cette micro-« communauté » qui tourne autour de l’Antre avec le temps, ces gens qui partagent leurs témoignages, leurs textes, leurs trouvailles, qui m’écrivent des mails magnifiques, qui me transmettent aussi des enseignements… Et j’aimerais tendre la main vers d’autres qui dans ces circonstances se sentent touchés par la Terre et la Morrigan. J’aurais aimé être incarnée pour une fois. J’aurais aimé franchir la barrière du physique, me déplacer, vous rencontrer, nous soutenir. Si j’avais été en région parisienne dans ma demeure, j’aurais ouverte les portes de ma maison pour d’autres, je vous aurais emmenés sur la Terre pour sentir, je vous aurais fait écouter et percevoir, et je vous aurais invité à ritualiser avec moi. J’aurais aimé qu’ensemble nous la fassions venir, j’aurais aimé que l’on prie, que l’on chante, que l’on danse, que l’on hurle à la lune. Que l’on réveille nos ventres et nos racines, que l’on appelle les énergies du Guerrier, de la Souveraineté et de la Justice. Mais je ne peux pas. J’ai traversé l’Atlantique, je suis sur une autre Terre, complètement à l’envers dans mon corps et dans mon esprit.

Je ne peux pas… mais je brûle à l’intérieur, et je La sens qui brûle et qui me pousse. Tout ce que je peux faire, c’est tenter de méditer, de prendre du recul, de trouver de la clarté, et tenter de la sentir Elle.

Quelque soit l’aspect que cela prend, la durée, ses multiples formes, le monde est en guerre. Regardons autour de nous. Nous sommes au beau milieu d’une crise environnementale sans précédent, commencée il y a déjà 10 ans, fomentée par des multinationales néo-capitalistes-ultra-libérales qui cherchent à tout prix le profit, en brisant des régions entière (sables bitumineux au Canada, régions forestières et minières ethniques en Inde…), en déchirant la terre, en expulsant voire en exterminant des populations (en détruisant leur terre, leur mode de vie…), en déversant tous ses polluants derrière elles, et puis en changeant de pays comme si de rien n’était sans réparer et sans être responsable. Sans payer le prix. Il est encore temps de limiter les dégâts, mais beaucoup des quotas irréversibles ont été dépassés déjà, la seule solution serait de stopper intégralement l’extraction de certaines ressources du sol (je vous invite à vous renseigner sur les travaux de Naomi Klein, « This Changes Everything », qui est un livre, et pour ceux qui préfèrent l’interactif, à vous procurer le rare documentaire qui en est sorti). Nous sommes en pleine crise politique où nous ne nous retrouvons plus dans la représentation des « partis », où les extrémismes de tout bord montent, où le gouvernement est lié à la finance et aux entreprises, … Nous sommes méfiants, colériques, et nous n’arrivons plus à dialoguer les uns avec les autres ; nous jugeons très vite, sur une apparence extérieure, sur des amalgames etc, en mettant toujours au premier plan la différence comme une barrière infranchissable. Si nous observons une carte du monde les conflits sur partout, avec une technique et une violence extrêmes.

Alors aujourd’hui, ce qui change, c’est que notre pays qu’est la France sent progresser sur son propre territoire ce qui avait toujours été maintenu à l’extérieur. Et le discours grossier des médias renforce les fantasmes au lieu d’éduquer. Aujourd’hui la crise économique stagne, et notre place de « leader » dans cette structure artificielle (terme purement factuel) et fragile qu’est l’Europe (UE) est remise en question. Nous avons vu nos voisins chuter, l’Espagne, la Grèce, nous avons vu les gens migrer pour venir chez nous, travailler, survivre, et puis d’un coup, nous nous sommes demandés si nous aussi nous allions devenir « comme la Grèce ». Il y a toujours eu des migrants, c’est un phénomène mondial et extrêmement ancien, mais les raisons des ces migrations ? Elles ont évolué. Elles sont complexes, multiples, y compris dans ce flot de migrants énorme venu de l’Est, entré en Europe, nous ne savons pas qui est qui. Ca me laisse d’ailleurs bêtement la sensation amère que les journalistes ne font pas leur travail. Qui sont ces gens ? D’où viennent-ils ? Combien étaient-ils ? Hommes ? Femmes ? Enfants ? Quels moyens ? Il y a en réalité de nombreuses tendances qui s’opposent, des gens perdus, qui voulaient juste survivre, et qui se sont arrêtés en Europe de l’Est, d’autres qui veulent aller le plus loin possible, d’autres qui ont eu des comportements violemment choquants (jeter de l’eau et de la nourriture offerte par des populations locales). Mais comme il est difficile de ne pas faire d’amalgames, de ne pas dire que tous sont comme ceci, que tous ont eu tels comportements, que tous ont les mêmes raisons cachées…

Aujourd’hui notre privilège d’occidentaux protégés s’effondre. Il nous arrive effectivement un « petit » « 11 septembre » à la française, et alors tout d’un coup nous sommes glacés. Nous ne voyons plus des tours s’effondrer sur un écran de l’autre côté de l’océan. Nous voyons notre capitale, nos concitoyens, nos amis, des amis des amis, à la télévision, meurtris. Chez nous. Les conflits du Moyen Orient importés à domicile, à la maison. Et nous savons, tous, que ça n’est pas fini. De la même façon que nous savions que les événements de janvier derniers n’étaient que les premiers, qu’ils marquaient une ouverture. C’est ça le monde dans lequel nous vivons, dans lequel vos enfants vivent ou vont vivre.

Ce que je ressens contre toute attente, de la part de Morrigan, de cette ombre dans mes tripes et qui planent sur mes épaules ? Du calme… Alors oui, ça gronde ; je ressens un tremblement sous mes pieds et dans mon être, dans mes fondations, ma structure, comme avant les grands événements. Mais…. il n’y a pas de cris, pas de griffes, de déchaînement, de violence. Seulement une colère immense – et sourde. Je serre les dents et les poings, et je sens dans mon être qu’il s’agit d’attendre. L’impression que j’en ai, c’est cette posture ancrée sur une branche, les griffes serrées, le regard extrêmement acéré. La vision pointue, tranchante, qui transperce l’horizon, les nuages, les distances. Le moment n’est pas venu d’agir encore, d’agir pour résoudre la crise elle-même en tout cas. Mais tous les muscles du corps sont attente, en tension ou pré-tension, chauffés à blanc, pour pouvoir frapper, foudroyer, quand le moment sera venu. Ce que je sens à la place, c’est une oraison, une litanie, un appel au sang froid.  Déchirant dans sa supplique, ce cri pour le rationnel au milieu d’un bain d’émotion… Voir plus grand, plus loin, s’ancrer dans la dignité.

14/11/2015 – 1h30.

« You will not despair
You will not fear
You wil keep a cool head
And you wil look for the signs
Because these are the conditions for actions
The past is done
Only the present remains
And if you wish for a future to exist
You need to cherish it and protect it.

There will and need be a moment for mourning
Expressing grief and anger
So are times for gathering together
But fear & panick & yelling
Will not be useful

It is time for taking a step back & thinking
It is time for finding solutions in the everyday

He or she who starts raging
Who starts rushing
Yelling, shouting, fighting
Will not find the truth in his or her heart
Will not reach the truth of the matter
Will not act where it needs be
Will not act in fairness

Feel for the Earth and the Dirt beneath your feet
For you will need to be balanced and grounded. »

Quelques sensations et idées ? 

Tout ce que j’arrive à grappiller à travers les filtres nombreux sont des sensations floues et éparses. Les choses qui pourraient nous aider, nous faire du bien, sont des pratique qui ancrent.

  • Marcher pieds nus sur la terre, fouler le sol, méditer en marchant ;
  • S’enterrer les pieds nus dans la terre (ou le sable) et méditer ;
  • Travailler avec un arbre, après offrande, s’il l’accepte. S’assoir au pied, s’appuyer contre le tronc, s’aligner avec lui, méditer ;
  • Bouger le corps, prendre des postures, danser, s’oxygéner et être vraiment bien conscient de son schéma corporel, s’ancrer dans le corps ; Ce type de chanson rythmé au thème « primordial » peut être utile ;
  • Dépolluer une forêt ou un parc, ramasser les ordures que nous croisons ;
  • Laisser des offrandes (éthiques) aux carrefours des forêts, dans les sous-bois (en se renseignant bien les matières utilisées, les choses toxiques pour certains oiseaux, animaux etc) ;
  • Cette prière guerrière d’équilibre de Brennos peut-être utile ;
  • Cette prière du jour de Caitlin Darkmoon pourra vous parler ;
  • Aménagez-vous un espace sacré dans le jardin pour vous y pratiquer des méditations et des ancrages avec la Terre ;
  • Si vous n’avez pas de jardin, aménagez-vous un nouvel autel à la Terre ; apportez de la terre d’un lieu qui vous est cher dans un bol ; placez des attributs de la Morrigan et/ou d’autres Dieux de la Terre qui vous sont accessibles ; etc. Recueillez-vous y le matin au lever, le soir au coucher 5 minutes, pour prier, méditer, songer, déposer une offrande ;

Si j’avais été sur place avec mes proches, et avec ceux qui l’auraient voulu, je pense que j’aurais emmené marcher les gens, dans la forêt, sur les collines. Longuement, en silence, et si possible pieds nus. Pour sentir, écouter. Ensuite nous aurions demandé l’accueil sur un lieu pour ouvrir les Portes Sacrées et communier avec les Esprits proches de notre monde et avec la Terre. Nous aurions appelés les ancêtres qui le voulaient pour des conseils. Nous aurions demandé aux Dieux des signes. Nous aurions respiré, crié, chanté, dansé, pour descendre en nous, dans notre Intime, pour s’y connecter et retrouver notre alignement et notre force. Nous aurions communié ensemble, dansé, chanté, prié, nous aurions peint nos visages et nos corps pour marquer ce passage et nous aurions demander quête de vision pour les événements à venir. Nous aurions médité ensemble, raconter les contes d’antan, et cherché des idées pour le quotidien, et les mois à venir. Nous aurions médité sur la paix, la guerre et surtout la Justice. Nous aurions médité sur la Terre. Nous aurions allumé des veilleuses, chanté pour les morts, prié pour leur paix et leur passage, nous aurions dressé un cairn. Et nous aurions réfléchi ensemble à ce que veut dire être humain, et comment agir, soi-même, au quotidien. Qu’est-ce qu’une valeur, et comment respecter sa cohérence, comment l’agir au quotidien.

Faire ce qui est juste est rarement facile. Prendre du recul quand on est bouleversé d’émotion est rarement facile. Mais c’est ce dont nous avons besoin. De reculer, de faire silence, de réfléchir, et de remettre en question. De trouver comment agir. Et pendant ce temps, nourrir les liens profond de solidarité avec nos proches, nos connaissances, nos membres de clan. Réfléchir à l’être ensemble, à construire.

For She breathes heavily over my shoulder, and over the shoulder of every devotee :

« Réveillez-vous ».


Avancer sur la voie spirituelle vs être « avancé » spirituellement

J’ai trouvé une citation qui résume parfaitement les questionnements, doutes, rejets que j’ai eus par le passé au sujet de la prêtrise, de la voie guerrière et du cheminement spirituel il y a quelques années. La raison pour laquelle j’ai longtemps refusé ces signes, ces pistes qui m’étaient envoyés, ces demandes qui m’ont été faites, cette voie naturelle qui se présentait à moi. Probablement aussi à cause d’un système éducatif européen, non pardon, français, qui a longtemps placé l’enseignant sur un piédestal dans l’inconscient collectif (probablement à cause des débuts de la IIIe République). L’enseignant possède un rôle fondamental, mais on en rencontre malheureusement beaucoup « d’anciens » qui sont devenus très sûrs d’eux et rigides, et qui s’adaptent peu aux profils variés des jeunes, qui se remettent peu en question. — Attention, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne suis pas ici pour lancer un débat sur les enseignants, qui sont d’ailleurs depuis très mal vus. Peut-être qu’il y en a une minorité de professeurs rigides et bougons, autoritaires. Je parle ici uniquement de la vision qui se trouve inconsciemment dans beaucoup de têtes, et qui fut la mienne étant jeune, que l’enseignant est « au-dessus » et qu’il a probablement toujours raison. Du coup, malgré mes expériences ultérieures qui m’ont fait rencontrer des professeurs forts intéressants, humbles, qui n’avaient pas de honte à dire « je ne sais pas », cette vision s’est facilement étendue à d’autres types d’enseignements, d’ateliers (y compris créatifs…) où la personne qui guide doit nécessairement tout savoir à fond, et ne faire aucune erreur. Etrange reflet de perfection que je sais ne pas exister, mais qui revient toujours à l’assaut de l’esprit quand on n’y prête pas attention ! Je me suis longuement battue contre, pour prendre du recul. Malheureseument, le phénomène de « gouru », bien répandu dans le milieu ésotérique et spirituel, n’a pas aidé. Même si je ne parle pas nécessairement du gouru perverti qui cherche à mettre les gens sous sa dépendance pour l’argent ; non, je parle simplement de la tendance à penser avoir la grande vérité. Tout le monde n’est pas comme ça et heureusement, mais certaines personnes, derrière leur écran ou en face de moi, étaient trop promptes à asséner leurs  « grandes » expériences sur les plus jeunes ou plus débutants (puisque ça n’est pas qu’une question d’âge). On devait rester poser là, écouter, et dire oui à tout parce que l’on n’avait pas l’expérience nécessaire (on était jugé comme tel). Bref.

Quoiqu’il en soit, nous nous battons au quotidien. Contre nous-mêmes. Pour être conscients, lucides, et apprendre le détachement ; juger moins. C’est très difficile. Ce que j’ai appris avec le temps, compris, vraiment observé et intégré, notamment au contact d’amis, d’autres praticiens, de druidisants (qui ont une fonction sacerdotale bien identifiée dans leur tradition cadrée), et autres, c’est que nous devons garder à l’esprit que nous sommes perpétuellement étudiants. Alors oui, elle est évidente cette phrase, on la connaît depuis longtemps en fait. Mais je me suis rendue compte qu’il y avait un décalage énorme entre la connaître et la vivre. C’était le garde-fou que je cherchais, pour clarifier ces histoires de légitimité, d’ego, etc. Intégrer que je peux effectivement avoir prêté un serment, porter un titre, avoir des devoirs, sans pour autant être parfaite, sans pour autant avoir 60 ans, sans pour autant être un imposteur. Parce que je ne prétends rien. Parce que j’ai passé du temps, j’ai vu, testé, appris, mais que je continue de le faire. C’est « juste » un bagage qui se construit, dans des domaines spécifiques, et mis en oeuvre pour moi et autrui dans des buts spécifiques. Il ne s’agit aucunement d’être « avancé » spirituellement. Tant que nous ne reculons pas, nous avançons tous, perpétuellement. Nous ne sommes tous que des cheminants. Avec plus ou moins de volonté d’engagement, d’implication, de serments prêtés, aux hommes, aux Esprits, aux Dieux, de responsabilité, et ainsi de suite.

Voici donc la citation, qui résume tout ça :

« I do not pretend to be enlightened, spiritually advanced, or complete in my learning. I consider myself a determined Warrior and a sassy Goddess, a fabulous work in progress. I’m a woman, like you, learning, growing, laughing, and crying. I make mistakes. I step on people’s toes. I get caught in fear and self-doubt. I still take things personally. Sometimes I feel invicible, sometimes I feel fragile and vulnerable. I honor and cherish all these parts of myself – even the ones I don’t like so much. »

—- Warrior Goddess Training (xxi), Heatherash Amara

Ma traduction en français :

« Je ne prétends pas être plus éclairée, spirituellement avancée, ni avoir achevé mon apprentissage. Je me considère comme une guerrière déterminée, une déesse fougueuse, un fabuleux ouvrage en cours de développement. Je suis une femme, comme vous, qui apprend, grandit, rit, et pleure. Je fais des erreurs. Je marche sur les plates-bandes des autres. Je me fais piéger par la peur et le doute. Je prends encore les choses personnellement. Parfois je me sens invincible, parfois je me sens fragile et vulnérable. J’honore et chéris toutes ses parties de moi, même celles que je n’aime pas trop. « 


Retour au gardiennage

Voici un article d’une thématique à la fois plus vaste que celle de l’Antre, qui parle de ma pratique, ce qui explique que je l’ai posté plus aisément sur mon blog personnel, et ciblée sur le travail avec la Terre. Je le « reblog » ici avec le système très pratique de WordPress, pour que ceux qui ne suivent pas les deux sites puissent retrouver quand même ce jalon qui attendait sur le feu depuis de longs mois, et qui illustre une partie du travail que j’effectue pour Morrigan.

Valiel sur la Voie des Dieux

Ouais, il faut bien l’avouer, le terme français « n’est pas bandant ». Ca manque de précision et de poétique… Ou alors je suis trop impliquée pour me rendre compte que non. Mais je trouve que les désignations anglaise sont bien plus précises et imagées : land stewardship, land guardianship.

Nota: Rappelons-le d’entrée, je ne suis pas une experte, je livre mes ressentis, et des fragments d’expérience obtenus sur le terrain. Très peu de monde « ose » (ce n’est peut-être pas le terme exact évidemment) parler de ça en français, or on m’a demandé d’écrire plus dans cette langue, donc je me lance. D’autant plus que ceci illustre une petite partie du travail que je réalise pour Morrigan, et tant qu’à faire autant parler un peu plus de ce que je fais, puisque c’était un engagement pour l’Antre également.

C’est une pratique que j’avais eue il y a longtemps, dans mon adolescence, et que…

Voir l’article original 1 588 mots de plus


The Morrigan Speaks

– 30/11/2014 –

 

« Between the shadows of the worlds
I call your name
Reclaiming what has been lost
And what is being stolen

You are my children
Lost in a time of despair
Isolated 
Feeling weak

Don’t let yourselves be fooled
By the doubts and the false voices
There is only you and me
Look for my shadow and my marks
There is no authority but me
Only your heart can tell the difference

From the edges of the worlds
I roam and roam and wander
Waiting for you to wake up, to listen
In that silent place I watch and wait
For your devotions
For your own sake

Rise, rise, my children
Don’t let yourselves be fooled
Don’t let them crush you
Dominate you
Eat you
You’ll lose only if you permit it
They’ll eat you only if you let them

You are my warriors
You have that fire within your soul
That flickering light of life
That inextinguishable power

They will try to erase it
Or to use it 
As they will try to undermine me
To get you away from me 
But only your love
The love of yourselves
And the love of me 
Can prevent it »


Un été Morrigannien et une année qui se clôture… anniversaire

Une photo personnelle pour commencer, ça faisait longtemps, mais c’est tellement « inapproprié » en soi. J’aurais voulu revenir vous parler du chemin et de Morrigan depuis bien longtemps, mais je n’arrive pas à mettre des mots pour d’autres que moi. Après Beltane, j’avais essayé de partager quelques réflexions sur la Souveraineté, et des pistes de pratique sur les mythes, pour partager un peu de mon chemin, de loin, mais je n’ai pas pu le faire plus. Or le mois de mai n’a été qu’un tremplin. En fait… Quand je regarde le temps qui s’est écoulé, cette année a été particulièrement dense et intense, faites de plein de petits tremplins.

– Il y a eu la communauté de dévots de Morrigan que j’ai intégrée, les leçons, les échanges;
– Les épreuves personnelles envoyées dans ma vie privée;
– Les symboles et outils nouveaux (comme le modèle chevalier dont je parlais en mai);
– Les rencontres, nombreuses !
– L’écriture beaucoup, y compris ma participation à l’anthologie US, et puis beaucoup d’autres textes en préparation;
– Et puis… les rituels. Ca c’est neuf. On y reviendra.

Si cette photo n’est pas « appropriée », c’est parce qu’elle représente un livre, or on est bien loin de ça. Il n’y a pas eu que des études livresques ou méditatives. Cette année a été remplie en tests et en pratique, comme jamais auparavant, à chaque cran un peu plus haut et un peu plus fort, jusqu’à un final complètement, hum… explosif. Un test de foi très important raconté sur mon blog personnel, et des épreuves de vies corsées. Et puis Morrigan, encore et toujours, malgré ses silences, sa discrétion… A chaque coin de rue, de campagne, partout dans l’expérience, dans la découverte du soi et dans la conquête de ma propre force, de mes propres ressources, gagner en confiance et en assurance, savoir écouter ce qui dit mon coeur, ce que dit mon corps, mes intuitions, et puis les murmures. Suivre les corneilles aussi. Et tout s’enchaîne. Tout le travail symbolique préparatoire de la période sombre de la fin 2013 prend forme, en chair et en os, à partir de Beltane 2014 fin avril.

Il a fallu suivre les miettes, les cailloux, comme le Petit Poucet, or cette année j’ai vraiment appris à saisir à fond les opportunités qui me sont données. J’hésite un court instant pour savoir si le timing est bon, si cette porte se rouvrira ou combien de temps elle restera ouverte… et je fonce. J’ai foncé, à toute allure, et même si c’est un peu dur et parfois intense et violent, je sais que j’ai fait les bons choix. Et ça a demandé de vraiment me faire confiance et m’écouter à fond, et aussi de réussir à me détacher autant que possible de mes craintes d’image. De qui va dire quoi, qui va penser quoi, comment je serais perçue, des remarques qui seront faites. A la fois dans la vie profane, mais aussi dans le sacré. Morrigan m’a permis de boucler une des plus belles histoires qu’il m’ait été donné de vivre.

En 2011 je commençais les sessions oraculaires, et certaines personnes ont reçu des réponses qui ont provoqué de véritables réactions en chaîne, si bien que j’ai été très effrayée. De la portée que peut avoir un tel travail, des répercussions énormes pour les quêteurs. Cela a à la fois permis à deux personnes de rediriger entièrement leur vie, et aussi, cela les a amené à travailler encore plus avec la Terre, ainsi que de commencer un cheminement avec Morrigan. Nous avons échangé d’abord brièvement, et puis beaucoup, beaucoup. Ils sont devenus deux amis extrêmement proches, et cette année, en mai 2014, a eu lieu leur mariage druidique. Il a été évident, à cause de la date, et aussi de l’ensemble, qu’il serait de bon ton que je fasse quelque chose… Et puis ça n’a pas tardé : fin janvier, j’ai commencé à recevoir les directives de la Grande Reine. Et pour la première fois, en fait… j’ai cumulé beaucoup de premières fois (lol) ; j’allais pratiquer « à la druidique » dans un grand groupe pour la première fois, j’allais assister à un premier mariage druidique, et puis, j’allais pratiquer devant des gens. Ben oui, ça paraît anodin dit comme ça, sauf que je suis une grande solitaire, et que mes pratiques sont extrêmement intimes, je ne ritualise pas en groupe (ou peu jusqu’à cette année). Sauf que pour quelque chose d’aussi important, je ne pouvais pas me défiler et il a fallu foncer dans le tas. Passer une commande très spéciale à un artisan pour avoir des outils symboliques (des épées en bois), et puis préparer un micro-rituel, rédiger le discours, l’invocation, … Et puis ensuite le célébrer devant non seulement les deux mariés, mais aussi quelques autres. Demander le soutien de plusieurs chevaliers porteurs-d’épée, avoir une personne pour faire le gardien du lieu, et gérer l’énergie (assez intense!) du discours de la Reine par procuration, et la remise symbolique des épées et de la Souveraineté… Un moment extrêmement fort et si particulier, qui ne pouvait que me marquer dans la chair étant donné le contexte, l’importance, et puis les deux personnes concernées.

Et puis de là, tout est parti. J’ai vraiment pu approcher et intégrer dans mon être ce « nouveau » (pour moi) visage de Morrigan,  la face claire de la Déesse, sa fonction après tout première mais tellement souvent laissée de côté au profit de son visage sombre de Reine Corbeau, la Souveraineté et la Terre. Ce n’est pas comme si je n’en avais pas déjà connaissance, mais je n’avais pas assez travaillé avec, mis « les mains dedans ». Tout ce que j’avais lu et appris depuis les deux dernières années a été complètement remis en perspective, un grand clic dans la matrice, transcendé par des expériences à répétition. Par rapport à mon chemin spirituel, et à mes devoirs. Par rapport à certains motifs chevaliers, à d’autres motifs d’errance, à l’archétype de la prêtresse sur lequel je travaillais. Tellement de choses. PAF, dans la gueule. Ah oui, d’accord, le principe c’est ça. Et c’est avant tout ça, et pas le reste. Autant pour moi.

Et puis ensuite le début d’autre chose. Quelques jours après Beltane, la deuxième déflagration de l’année, entièrement parallèle à celle de Samhain, implosion de la vie et du chemin, tout quitter du jour au lendemain (quelques mots dans l’article cité au début de cet article). Un été hors norme qui restera dans les annales, au même niveau que toute cette Roue de l’Année. Des occasions en or, des pratiques extrêmement intensives, probablement trop, mais j’en avais besoin. Des lieux, des énergies, des découvertes, pouvoir mettre les mains dedans, approcher au plus près, pour vivre de l’intérieur, comprendre. Le chemin d’errance que Morrigan avait commencé à dessiner en début d’année, celui qui me faisait très peur… fut le mien. 550 kilomètres à l’Ouest, puis retour au centre, puis 550 kilomètres à l’Est, puis retour au centre. Puis rebelote à l’Ouest, et finalement retour à la maison familiale, et à la terre d’accueil principale. Et là j’ai commencé à mesurer ce qui m’avait été appris sur les Dieux, les Esprits, et la Terre. Sur ce qu’on m’avait demandé de faire. Sur les responsabilités, la peur des responsabilités, la question du regard, etc. Et un deuxième rituel à Morrigan organisé sur mesure. Et puis un troisième dans la foulée 15 jours après. Des cascades en urgence, comme les dominos, moi qui ne ritualisais pas comme ça, et surtout surtout jamais devant les autres, même mes amis… Un peu haut en couleur.

Ce qui est bien, c’est que Morrigan a le sens de l’humour. Elle est quand même incroyablement patiente quand je regarde, parce que même si elle prend un air exaspéré, la colère reste contenue (relativement, et en ce qui me concerne, et seulement dans ce cas précis lol). En tout cas, après ce que j’avais appris sur mon chemin personnel entre janvier et avril, et sur un chemin autre en douce Cornouaille entre mai et juillet, elle a pris la petite manie de se glisser en présence dans les rituelles et de balancer les trucs à la tronche. Aux autres, et puis à moi aussi, et quand je ne me souviens pas, c’est pas grave, les autres me le rapportent… J’ai été dure d’oreille donc, et fuyante, et ça, ça ne lui plaisait pas. Il était temps. Or comme les choses sont bien faites, après le rituel du 13 août, un Lammas extrêmement remuant le 17, avec serment sacré, il a été ensuite temps de revenir au foyer juste avant la fin de l’année… et toutes les dates anniversaires, autour de l’équinoxe d’automne. D’où cet article.

– La date anniversaire de mon entrée dans le paganisme et le polythéisme en 2008 (une voix plus abstraite avant)
– Celle de ma rencontre avec Morrigan en 2009
– Celle de l’anniversaire de la création de ce sanctuaire en 2010
(et accessoirement, les un an de l’ouverture de mon projet « on the threshold », avec une ouverture prochaine du site j’espère)

Une fois la liste mise à plat pour moi-même, avant cet article, c’est sûr que ça fait un drôle d’effet. Cela va faire déjà 5 ans que j’ai rencontré Morrigan, et pour moi c’est énorme. Et donc, 4 ans que je lui ai construit ce petit site-blog. Or justement, comme j’en parlais dans mon article sur les serments il y a quelques mois, je ne prends pas tout ça à la légère, ça n’est pas dans mon caractère ; et, autant que possible, j’aimerais continuer de faire de cet espace un lieu vivant, avec des nouvelles ressources, en continu. Quatre ans, je trouve que c’est une jolie date, et je souhaitais regarder la structure actuelle du site pour méditer sur comment la refondre, comment l’améliorer etc. Il me semble qu’elle pourrait être rendue plus claire (arbre des catégories) mais ça n’était pas le plus important apparemment. Non, cet été, j’ai pris les premiers engagements concrets, et par conséquent, ce qui devait recevoir l’accent ici, c’était les services offerts en ces lieux.

Quand je lui ai demandé son avis, Morrigan m’a clairement répondu que la réponse était déjà dans la question (lol), à savoir que je n’avais qu’à méditer sur le chiffre 4. Et effectivement, ça a pris tout de suite du sens. Je ne connais pas les sources rattachées aux différentes symboliques du chiffre, mais j’ai lu plusieurs fois dans ma « jeunesse » que le chiffre 4 était associé à la terre et à la stabilité. Ca m’a semblé complètement opportun par rapport à la date, à ma visée, et à la Déesse du lieu. Il m’est alors apparu que si on schématisait, le sanctuaire était construit autour de 4 piliers, dont le dernier était encore manquant :

– Les études et la fédération d’un groupe ; bien qu’apparemment le forum n’ait jamais vraiment attiré les internautes, le sanctuaire se construit comme il peut par mes articles et les images qu’on me donne, les prières d’autrui, les traductions… Je fais de mon mieux pour l’alimenter régulièrement, pour qu’il propose de nouvelles choses, et surtout, des visions de la Morrigan différentes. Il est important que chacun puisse s’y retrouver, ou y découvrir d’autres visages. Que la multiplicité, à notre image, soit présente. Il était important dès le départ pour moi que, si quelqu’un travaillant comme moi cherchait un lieu de regroupement sur une déesse, il puisse le trouver. J’ai l’habitude de jongler entre deux langues, et d’aller chercher tout ce que je souhaite aux Etats-Unis (ou sur tous les sites anglophones du moins) surtout que ma façon de travailler se rapproche énormément de ce qui « se fait » là-bas. Mais il était important que nous, français, ayons un lieu à nous, à notre image. Car le paganisme français n’est pas le paganisme anglophone, et que tout le monde n’a pas la chance de pouvoir accéder à cette langue.

– Les échanges et la « guidance ». Depuis le début, j’ai toujours répondu aux gens qui ne connaissaient pas Morrigan et qui souhaitaient en apprendre plus. Cela a pu avoir lieu sur le forum, sur le blog, ou en privé, et dans la vie de tous les jours. Il y a une blague courante (running joke/gag) dans un certain milieu que, quand on se met à me fréquenter, il faut se méfier parce qu’on devient dévot de Morrigan assez rapidement… Quoiqu’il en soit, autant que possible, si l’on cherche un lieu pour parler de ses expériences avec Morrigan, de ses difficultés, de ses doutes, j’essaie d’être présente. (Quelque part, tous les articles du site, même ceux qui ne sont pas les miens, remplissent aussi une fonction « didactique » qui permet aux lecteurs de faire de recoupements avec leurs propres expériences.)

– Les oracles. Ce troisième pilier m’avait mise dans une position très délicate ; j’avais reçu cette vision, et donc je l’avais très rapidement mise en place, mais il était assez « tôt » en terme de timing et de cheminement. En 2011 donc si je ne me trompe pas, un peu plus d’un an après le début de mon travail concret avec Morrigan. Il avait évidemment été très important et plein de difficultés vu que je n’avais jamais fait ça d’une part, et puis d’autre part, il avait aussi clairement échappé à mes petites mains à certains moments. Un gros manque de confiance avait éclaté, et la volonté de combler des lacunes. Comme ma pratique avec les cartes étaient hyper restreintes et personnelles à ce moment-là, je ne pouvais pas faire de parallèle entre les deux pratiques pour répondre à mes questions. Sur la responsabilité, sur le compte-rendu délivré qui nous échappe, le fait que la personne en face est libre d’en faire ce qu’elle souhaite, sur le non retour des quêteurs qui ne font pas de suivis des oracles, … Rattrapée aussi par la peur de me tromper, l’énorme poids sur mes jeunes épaules de proposer quelque chose d’aussi important, l’impression de mettre la charrue avant les boeufs… Après 2 sessions, j’ai clôturé cette branche jusqu’à nouvel ordre, afin de me recentrer et de travailler plus sur mon propre cheminement avant d’offrir ces services. J’ai tellement appris depuis, 2011 me paraît tellement loin… On avance, encore et toujours, on approfondit sans cesse, et le temps file. Or justement, il s’avère que j’ai peut-être aujourd’hui une réponse pour remettre en place ces sessions, à la fois une méthodologie personnelle, mais aussi peut-être la possibilité (nécessité?) d’organiser ces sessions en rituel, pour que les gens soient clairement en présence. Ce qui ne doit pas retirer au fait que je m’étais repliée sur moi-même pour encourager chacun à chercher ses propres réponses et de converser directement avec la Déesse.

– Les rituels. Ca, je m’y étais bien refusée, ça n’apparaissait même pas dans le panorama mental d’ailleurs. Mais à partir de maintenant, il me semble important que, pour agrandir la communauté, ou renforcer la foi de chacun, ou les deux, nous puissions célébrer ensemble. Se rencontrer pour célébrer, dans ma région, ou dans la vôtre si j’ai la possibilité de me déplacer ou d’être accueillie. Quand un rituel de type spécifique a vraiment besoin d’être effectué, si vous avez besoin d’être aidé, guidé, ou d’une présence pour diriger le rituel ; ou pour des rituels saisonniers ou typiques ouverts à ceux qui sont disponibles / dans le coin ; pour recevoir une session oraculaire. Plus de précisions à venir dans un sujet réservé quand j’aurais mieux cerné la chose verbalement.

J’ai donc reformé un tout petit brin les catégories. Tout ce qui a trait au fonctionnement du sanctuaire a désormais une partie attitrée « Sanctuaire » (ben oui, autant ne pas compliquer), avec une partie pour les prières, une partie pour les sessions oraculaires même si elles sont en attente de refonte, les sessions rituelles à venir, et les news, ou « actualités » (en utilisant un mot français, je fais un effort :p).

D’ici les prochains jours, je publierai deux articles pour présenter la nouvelle possibilité du côté rituellique, et aussi pour lancer une projet collectif anniversaire pour les quatre ans de l’Antre. Ne partez-pas trop loin, je vais avoir besoin de vous ! 😉