Bienvenue dans le Sanctuaire virtuel de la Déesse irlandaise

Prêtrise

Extrait de journal – Son Omniprésence

[English version of the article available on the Instagram post quoted below]

Cet article est la version française d’un partage instagram . J’ai hésité à le partager ici ou sur mon site principal (sur le Seuil) qui accueille toutes les explorations avec les cartes et les Dieux, puis finalement, Morrigan s’est fait tellement insistante… me voici par ici. Je livre ce texte comme un extrait de cheminement. Un bilan de la période débordé par la présence de la Déesse.

Incroyable. Il y a certaines choses auxquelles on ne peut pas échapper quand on est spirit-worker. Pas que j’ai voulu Lui échapper particulièrement, mais quand j’ai pris un des prompts du challenge de Samhain de @memento_morrigan, je voulais méditer sur quelque chose de beaucoup plus large. La saison d’Automne est particulièrement coriace cette année pour moi. J’espère à chaque fois que cela ira mieux… mais faut croire que c’est le cycle. Je souhaitais m’offrir une petite pause dans mon emploi du temps chargé et matériellement entravé, pour faire un peu d’introspection. Où est-ce que j’en suis ? Comment je pourrais mieux organiser mes pratiques ? Je voulais rogner un peu d’espace pour faire de la place à quelque chose de différent : réfléchir sur le plan général, prendre quelques pas de recul plutôt que d’avoir le nez dans le guidon. Pour accompagner ce mouvement, j’avais choisi un jeu que j’utilise très peu et qui était resté depuis longtemps sur l’étagère. C’était une façon de multiplier les possibilités, de m’ouvrir à des énergies et à des surprises.

Évidemment Elle a débarqué. Son regard glacé et glaçant qui me transperce tourné vers moi. Le frôlement de ses plumes.

« Comment organiser mes pratiques ? » était le prompt du 4e jour du challenge des « Enfants de Samhain ». J’étais ouverte à tout. Recevoir un conseil, ou bien au contraire des reproches de la part des Esprits, n’importe quoi qui révèle un angle mort. Et aussi étonnant que cela puisse paraître je ne l’avais pas prévu. Cela a beau être logique qu’Elle ait débarqué en force, je m’attendais à autre chose. Mais non. Elle se tient là imparable en plein milieu du chemin. Elle prend toute la place. Il y a beaucoup de cartes dans un tarot évidemment (lol), il y avait du choix… mais non, les deux cartes que j’ai choisies, à deux endroits bien différents de mon arc de cartes étalé devant moi, sont deux cartes complètement hantées par Morrigan. Deux mois…. deux 8. Incroyable. Après le petit hoquet de surprise je ris jaune. L’énergie je la reconnais très bien… tranchante, et pleine de l’archétype de la guerrière. Après tout, cela fait longtemps que je n’ai plus de doute sur le fait que mon chemin de dévotion et de service en est imprégné.

La rudesse de la période se voit bien dans le 8 d’épées. Avec son monde de Nuit et d’Ombre, puis ses dangers qui rôdent. L’Aspect invisible de ma pratique toujours trop présent à mon goût. Du désincarné, des Ombres, des choses hors de vue et impalpables. Le 8 d’épées parle d’un chemin, ou d’une solution, qui demeure invisible voire caché. O combien de fois je suis frustrée d’avancer à l’aveuglette… les mains tendues dans le noir, à tester le sol sous mes pieds. J’ai beau obtenir des réponses avec les années, cette caractéristique fait partie intégrante de mon chemin de spirit-worker, et cela s’exprime aussi dans mon travail donc. Autant dans l’écriture, la création, que les services que je propose (et vais intensifier), leurs thématiques, leurs rythmes… ce qui n’est pas sans provoquer beaucoup d’angoisses étant donné le monde capitaliste dans lequel on vit, réglé comme du papier à musique (pour rester polie). C’est un chemin de foi, testée et renouvelée sans cesse : j’avance vers mes objectifs même quand je ne les vois pas, et que je sais que certains bords de la route sont des pièges réellement dangereux. Diligent practice and study are keys nous dit Barbara Moore (autrice du livre) : l’étude et la pratique assidues sont la clé. L’Esprit est ton arme.

Le 8 de bâtons lui se rapporte moins à un état introspectif et plus à une tension active vers un objectif. La nature ardente de la femme représentée me rappelle tellement Macha. Chevelure déchaînée dans le vent, sensation de mouvement, et pourtant totalement absorbée par son devoir. Dans l’attente du moment exact. Relâcher la tension. Tirer. On nous dit que les années d’entrainement derrière Elle peuvent constituer un socle pour asseoir sa confiance. Elle va réussir. Elle va atteindre sa cible. Le 8 de bâtons me parle de rythme. L’autrice décrit un moment qui est le résultat d’une accumulation et construction, mais dont la résolution se déroule en un instant. Cette flèche soudain relâchée ne peut pas ne pas me rappeler mon spirit-work. Mon chemin entier, ma pratique, sont construits selon une sorte de logique. Cela grandit depuis des années. J’avance les yeux bandés, et pourtant quand les éléments une fois réunis je suis capable de le reconnaître et d’agir immédiatement. Que cela soit par accident, à coups de circonstances extérieures, ou bien par des étapes soigneusement préparées, la même dynamique s’applique. Peut-être que cette carte apparaît pour me rappeler que même si je ne vois pas toujours le grand objectif, ou avec clarté, que j’avance dans le noir (le 8 d’épées), je suis quand même là à participer au grand schéma. Mes petites gestes, mes petites actions, mes petites prières…. toute pratique participe d’un grand ensemble et à la réalisation du but. Je peux m’atteler aux petites choses sur le bord du chemin tracé par les Esprits sans pour autant penser que ce sont « des riens ».

Jeu : Tarot of the Hidden Realm de Julia Jeffrey. (Traduit en français par « le Tarot du Royaume Caché »)


Service – Espace sacré païen en ligne pendant la pandémie

[English Summary: I’ll be holding an online pagan sacred space every Saturday night at 9pm Paris time. It’s a live on Youtube, offering a moment of welcoming one’s emotions and connecting to the Powers. There will be first 10 to 15 min of silence: prayer, meditation, inner work, what calls to you. Then there will be a moment of exchange (through the chat) about what happened, how we felt, or any pagan discussion. I take prayer request to the Morrigan specifically, for people who can’t make it but would like to be added to the group intention. It is more than probable that I end the live with a collective reading to reflect on our feelings and the work to be done (no predictive reading).]

 

[Lire l’article en pdf, police noire sur fond blanc]

Positionnement éthique

Si ça n’est pas encore fait, vous devriez lire la page de présentation de l’initiative collective.
Et mon propre journal de cheminement vous donnera des éclaircissements supplémentaires également.

Présentation du projet d’espace sacré en ligne

Alors, tentons de poser des mots sur ce qu’il m’est apparu comme proposition à vous faire, et qui s’est intégré dans le cadre d’un soutien spirituel collectif présenté ce matin. J’espère que vous me pardonnerez mes maladresses dans ce post, et je vois bien aussi qu’il y a des répétitions, mais je ne suis pas en très bon un état aujourd’hui. Je me sens un peu désolée également de n’avoir pas réussi à faire plus court.

Cela m’a demandé pas mal de temps de méditation pour savoir exactement quoi proposer, et quand j’ai clarifié les informations reçues j’étais un peu perturbée, parce que cela ne coïncidait pas avec une espèce d’image que je m’étais faite. (Encore une fois, il y a beaucoup de déconstruction à faire en ce moment) Ce que je vais proposer n’a rien d’extraordinaire, de spectaculaire, de particulièrement fin, c’est une chose très simple, rien de glamour en soi : il n’y aura pas de rituel, il n’y aura pas de choses particulières à voir ou à entendre, il n’y aura pas de magie… Ce que l’on m’a demandé d’ouvrir c’est un espace (plusieurs en fait, dont j’ai parlé ici et ici). Un espace sacré, païen, où pourrons venir se retrouver des personnes aux profils probablement différents, si elles ressentent le besoin de communier en groupe, à distance, dans un contexte de confinement. Plus de détails en bas de la page.

J’ai tenté de regrouper les idées en catégories et en points pour que cela soit plus évident.

Ce que cette proposition n’est pas :

  • Une injonction à pratiquer ;
  • Une injonction pour vous dire quoi ressentir ;
  • Un rituel magique ;
  • Un rituel pour « guérir la terre » ;
  • Un rituel d’amour ;
  • Un rituel pour élever la conscience et les vibrations collectives ;
  • Un rituel à Morrigan ;
  • Un rituel druidique ;
  • Un rituel tout court ;
  • Un soin ;
  • Un soin contre le coronavirus ;
  • Une consultation psychologique ;
  • Un cours de méditation – je ne vais rien vous enseigner ;
  • Une méditation guidée – ce sera un moment de recueillement en silence majoritairement ;
  • De quoi remplacement vos pratiques personnelles

A cette liste, je rajoute quelques rappels qui demandent quand même à être rédigés sous forme de phrases.

1) Je ne partage pas les croyances New Age que la Terre ait soi-disant besoin de nous et que nous puissions l’aider ou la guérir par des prières. Quand je veux travailler avec la Terre, je me tourne vers l’écologie radicale et associative. 2) Je ne suis pas une « lightworker », terme qui a été pas mal importé chez nous. C’est à dire que je ne me bats par pour la « Lumière » qui est un concept dans lequel je ne crois pas. Je ne me bats pas pour l’amour (love and light) etc. Je ne souhaite pas effacer les difficultés et la négativité qui sont inhérentes à l’être humain. Je ne travaille pas avec la notion de « taux vibratoire », et encore moins avec l’idée d’éveiller le taux vibratoire de la planète etc. Je ne souhaite pas forcer la guérison des autres sans leur demander leur avis, etc. 3) C’est lié en fait, mais je précise quand même au cas où, je ne crois pas non plus en fait le fait de nourrir des égrégores d’amour.

Donc si vous cherchez ce genre de groupe, il faudra continuer votre route. Ce que je vais proposer est beaucoup plus terre à terre, et centré sur vous.

4) Ce n’est pas un rituel où il faut suivre le maître, le guru, ou autre. Nous polythéistes et païens modernes avons la chance d’avoir une spiritualité et/ou une religion libre. Nous n’avons besoin d’aucun intermédiaire pour entrer en relation avec les Divinités. Ce principe m’est extrêmement précieux, pour moi aucune prêtrise païenne ne saurait venir contredire ce fait. Le prêtre ou la prêtresse n’est qu’un.e spécialiste (il y dédie une partie de sa vie, donc il.elle y passe plus de temps, il.elle a potentiellement plus d’expérience, mais tout peut se relativiser) et un.e facilitateur.trice. C’est à dire qu’il.elle rend plus facile le déroulement d’une action ou d’un processus, c’est tout.

Les principes et objectifs de cette permanence sont :

L’objectif est à la fois simple et multiple. Quelques pistes en vrac :

  • offrir un lieu de recueillement à plusieurs pour briser l’isolement ;
  • offrir un cadre pour pratiquer recueillement et centrage ;
  • offrir un cadre pour faire silence ;
  • offrir un cadre et un lieu pour chercher de la reliance, en étant pas tout.e seul.e ;
  • offrir un lieu et un moment dédié pour prendre soin de soi (je considère que prendre du temps pour soi est un « soin », mais au sens de « care« , pas de « cure » mais aussi parce que 🙂 ;
  • offrir un cadre pour prier ou méditer, ce qui est démontré comme favorisant la chute du stress et des tensions dans le corps ;
  • offrir un cadre régulier à rejoindre pour un moment de pratique spirituelle (prière / méditation, pas d’acte magique) ;
  • offrir un cadre calme et safe pour vous autoriser à ressentir ce qui vous traverse, quoi que cela soit ;
  • offrir un cadre pour faire de l’introspection, émotionnelle et spirituelle/religieuse ;
  • offrir éventuellement une guidance du divin (probablement à travers Morrigan) ou un échange sur le paganisme ;

Je suis une prêtresse polythéiste et animiste, pour vous donner une idée de l’ambiance et du cadre qui va être donné. Cela sera donc une réunion spirituelle / religieuse (selon votre sensibilité). Dans un contexte où il faut rester chez soi, la pratique en groupe avec son cercle ou ses amis n’est plus possible. La pratique dans la nature est probablement très peu disponible à beaucoup de personnes. Donc la réunion répond à 1) l’éventuel besoin de faire communauté, de communier à plusieurs, mais à distance, et 2) au fait que certaines personnes ont du mal à passer à l’action seules, que c’est plus facile de rejoindre un groupe (tout comme pratiquer son yoga chez soi c’est possible, mais c’est plus facile avec un cours hebdomadaire avec d’autres personnes).

Ce que l’On m’a demandé est donc la chose suivante :

  • Ouvrir un espace sacré spécial dans ma demeure tous les samedis du mois à venir, et ouvrir son pendant virtuel en ligne pour accueillir d’autres païens qui ressentent le besoin de se recueillir en groupe.
  • Il s’agit donc d’une forme d’autel et/ou de temple païen en ligne, même si j’ai du mal avec ces mots. J’ai préféré insister sur celui « d’espace » pour ces raisons.
  • Ce lieu sera donc consacré, et aura comme modalités d’être un lieu de calme et de centrage.
  • Chacun.e sera accueilli.e tel.le qu’il.elle est : avec son vécu, ses émotions, ses croyances, ses pratiques.

Vu que c’est Morrigan que je sers, et qui m’a fait cette demande, Morrigan sera au centre de l’autel. Mais j’ouvre un lieu sacré « neutre », qui n’aura pas de critères ni historiques, ni culturels marqués, bien qu’il y aura une « teinte » en raison de mes propres affinités. Car ce n’est pas un temple de Morrigan, mais un bien espace païen générique (celles et ceux qui me connaissent en seront probablement étonné, car je ne suis pas universaliste pour un sou, donc je ne m’attendais vraiment pas à proposer ce genre de choses). Mais en l’état de ma proposition, toute personne païenne viendra avec ses propres croyances, ses théories, ses pratiques. Elle aura ses propres divinités, ses propres envies et ses propres objectifs. Encore une fois, ce n’est pas un rite, c’est un lieu sacré temporaire rendu accessible. Il n’y a donc pas d’intention particulière autre que celle de venir se recueillir, et chacun.e aura ses propres raisons et sa propre façon de le faire.  Tout personne pourra méditer ou prier (ou les deux) selon ce qu’elle préfère, et de la façon qui lui plaît. Je ne vais donner aucune marche à suivre, chacun.e est libre. Le lieu se voudra calme et sécuritaire, mais vous êtes maître.sse de votre personne ; ce qui vous occupe ou vous traverse le sera, pas de diktat : c’est un espace d’accueil. Personne ne va vous diriger, il n’y aura pas de discours ou de prêche.

La seule chose que je suis certaine de pouvoir prétendre donner à travers cet espace est une occasion de se recentrer sur soi, de ralentir, d’être présent à soi, à ce que l’on ressent, en tant que personne spirituelle, chercher potentiellement la connexion au divin. Si le besoin des participant.e.s de rentrer en contact avec le divin émergeait, la seule divinité que je serais pleinement à même de contacter en public est Morrigan, puisque je suis sa prêtresse. Je pourrais l’appeler ou la prier pour vous, s’il y avait des demandes. Mais ce n’est pas l’objectif principal, la réunion n’est pas un rituel à Morrigan ni une leçon sur Morrigan. C’est un lieu de recueillement, de prière ou de méditation.

A quoi cela va ressembler ? Comment se déroule la réunion ?

Informations techniques

Lieu de la réunion : sur ma chaîne Youtube.
Date de la réunion : le samedi.
Heure de la réunion : à 21h, puisque l’on m’a indiqué qu’il y avait déjà d’autres rituels en ligne prévu le samedi après-midi.
Durée de la réunion : entre 45 minutes et 1h30.

Que va-t-il se passer ?

  • Je vais vous donner rendez-vous sur Youtube en live cette fois-ci, pour que personne ne soit pénalisé.
  • Vous aurez donc accès à une vidéo avec du son, et à un chat sur le côté ou en dessous.
  • Comme à l’habitude sur ma chaîne, vous ne me verrez pas car cela n’est pas important.
  • Ce que vous aurez à la caméra est un petit autel païen, et vous entendrez non pas mes paroles, mais de la musique.
  • Selon que vous arrivez au début ou non, selon les indications complémentaires qu’On me donnera, je réaliserai des offrandes avant la vidéo ou au début de la vidéo.
  • Les 15 premières minutes seront donc entièrement silencieuses ; vous serez invité.e.s à simplement écrire un message pour marquer votre présence dans le chat, pour que l’on sache qui est présent, et qui est dans l’intention de communier, mais pas de discussion.
  • Chacun.e sera libre de : prier ses ancêtres, prier une divinité, méditer, réaliser des exercices de respirations, réaliser une forme d’introspection méditative.
  • L’idée est de se retrouver soi, avec soi, et le divin ; c’est une occasion de vivre l’instant présent, dans ses émotions et dans son corps, et de se connecter au divin.
  • Celles et ceux pour qui 15 min est un temps déjà long seront libres de poursuivre ce moment collectif en écrivant dans leur journal / grimoire ou autre.
  • Celles et ceux qui travaillent avec Morrigan et en ressentiraient le besoin peuvent m’écrire en amont pour me demander de soutenir leur propre prière ou bien de prier pour elles.eux.
  • A l’issue de ces 15 minutes de recueillement silencieux, je marquerai la fin du recueillement, et nous entrerons dans 15 minutes d’échange (Notez : je ne souhaite pas que cela soit trop contraignant pour l’emploi du temps en termes d’organisation et de plage horaire, donc 30 minutes me semblait bien, mais si certain.e.s ont envie de discuter plus longtemps, ou si on rajoute un tirage, cela sera possible). Plusieurs choses sont possibles selon les besoins des participant.e.s :
    • parler de nos ressentis, de nos prières,
    • parler plus généralement de paganisme et de pratiques,
    • parler de la Morrigan,
    • réaliser un micro tirage de guidance collective.

Et c’est tout. J’avais prévenu, cela ne sera rien d’extraordinaire. Mais ces moments de recueillement, de centrage, de dévotion sont essentiels pour nos émotions, notre corps, et notre spiritualité. Comme je suis là pour rendre  service, on pourra adapter à la prochaine session selon vos remarques, questions, suggestions en 2e partie de réunion.

De quoi avez-vous besoin ?

Techniquement, vous n’avez besoin de rien d’autre que d’être présent. Mais voici quelques rappels / possibilités :

  • Un compte Youtube si vous souhaitez écrire dans le chat.
    NB : Si vous ne voulez rester anonyme, il faudra ne vous connecter avec aucun compte google. Ou bien, il faudra ne pas publier dans le chat (je suis la seule à voir la liste des participants).
  • Une bougie, si vous décidez de pratiquer devant votre propre autel, ou un autel improvisé, pour l’allumer et répondre à la mienne.
  • De l’encens, si vous souhaitez compléter les gestes sacrés.
  • Un ou plusieurs bols d’offrande, ainsi que des offrandes liquides à verser.

Déroulement approximatif :

  • début du live 21h
  • si je peux, j’arrive à 20h50 pour vous accueillir avant qu’on commence bien tôt
  • 10 min de rappel et présentation, offrandes et allumage
  • 21h10, début du recueillement en silence, de 10 à 15 min ; chacun est libre de prier ses Ancêtres ou des divinités, pas forcément Morrigan, qui est simplement la divinité commanditaire ;
  • je peux recevoir des demandes de prière spécifique si vous ne pouvez pas être présent.e ou souhaitez recevoir du soutien ;
  • 21h25, fermeture du moment de recueillement, cercle de parole libre, pour celles et ceux qui sont à l’aise pour partager leurs ressentis et/ou intentions ;
  • 21h30/35, discussion libre, réponse à vos questions ;
  • 21h45, clôture de séance avec un micro tirage non prédictif, tirage miroir qui reflète nos intentions, nos travaux du soir. Échanges et discussions.
  • Fin du live espéré vers 22h (la dernière fois nous avons pris 1h30, et si vous le souhaitez c’est possible, mais je crois que tout le monde ne peut pas libérer autant de temps, donc j’aimerais bien faire tenir ça en 1 heure).

Cherchez-vous des prières à réciter, ou souhaiteriez-vous que je lise des prières ?

L’Antre en comporte pas mal, explorez les différentes sections « prières ».


Journal de prêtrise (2) – Réflexion sur le service

Je vais vous partager juste après le détail du service que je souhaite ouvrir le samedi pour le mois qui arrive, mais avec ce que j’ai entendu, lu, et vu, mes pensées roulent à fond la caisse, et je suis sans cesse plongée dans des méditations sur différents sujets.

(J’hésite à vous mettre ici une petite miniature pour représenter toute la série, car j’ai cru comprendre que certain.e.s préfèrent les articles avec une illustration)

Lire l’article en version pdf, police noire sur fond blanc.

Se livrer

Me voici donc d’abord pour ouvrir une deuxième entrée dans ce « journal de prêtrise » improvisé, dont le nom ne me plaît pas, dont ce que cela renvoie peut être problématique… Mais je n’ai pas le temps de méditer des heures juste pour un titre, juste pour avoir l’air pleine de recul et de sagesse, pour avoir l’air poétesse. C’est le fond qui compte, pas la forme. Comme depuis de nombreux mois, j’apprends à être imparfaite, à faire des erreurs aux yeux de tous, à expérimenter. Donc je ne bloque pas le flux d’écriture sous prétexte que ça n’est pas le bon titre ou la bonne catégorie ou que sais-je encore. Me voici pour faire ce que je peux, ce dont je suis capable : écrire. Et prendre une position qui m’est inconfortable pour travailler : être exposée, avec toutes mes imperfections, partir de mes failles et de mes ombres, et les présenter à tous.tes mes lecteurs.trices.

C’est une véritable surprise pour moi que dans ce moment bizarre et tendu cela refasse surface. En effet, cela faisait des années littéralement que je ne m’étais pas vraiment vidé les tripes sur mes espaces publics en publiant des extraits de journaux et de ce qui m’habite. Pas que cela soit non plus une écriture canalisée viscérale. Mais ce sont des réflexions hautement intimes à mon niveau. J’ai pourtant commencé avec cela, en 2009, « La Voie des Dieux », mon premier journal d’apprentie polythéiste et prêtresse – dont les archives ne sont plus accessibles (ceci dit, quand on regarde les vieux articles de l’Antre, qu’on m’a demandé de laisser en ligne malgré tout ce que je leur reproche, on y retrouve cette même façon d’écrire enthousiaste et souvent un peu fantasque, avec des connaissances et des termes maladroits, y compris des façons de pratiquer que je trouve totalement obsolètes aujourd’hui, voire irrespectueuses). Mais depuis la fin 2014 (il me semble) j’avais arrêté de poster des articles assez approfondis sur mes réflexions spirituelles ; j’ai arrêté de me livrer, de m’exposer.

Ce qui est d’autant plus troublant pour moi, cette reprise d’activité concerne en plus un sujet sur lequel, au final (quel comble), je ne me suis jamais vraiment exprimée : la prêtrise. En 2014 encore, je rejetais la charge, et je publie un témoignage de John Beckett « Not Her Priest » (je ne suis pas son prêtre). Et pourtant après cela, des serments ont été prêtés devant témoins. J’ai continué d’y réfléchir et d’agir plus que jamais. Et même avant, je l’ai cherchée longuement puisqu’on a pu me rencontrer en ligne comme cela au départ (formation de prêtrise celte en ligne, formation de prêtrise générique), donc ça n’était pas du tout un secret. Je l’ai étudiée, et je l’ai aussi pratiquée dans l’ombre ; mais pas que, ce site dévotionnel en est quand même la trace la plus précoce (2010) et continue (toujours en activité). Ce que je remarque, et cela m’est apparu d’autant plus fortement ces derniers jours que j’ai eu quelques retours et questions au sujet de mon précédent article, c’est qu’au final je n’ai jamais pris la parole pour définir clairement une prêtrise païenne, ou au minimum quelle prêtrise je pratique, etc. Et là, du jour au lendemain, me voilà à livrer mes méditations personnelles avec vous.

Mais malgré mes incompréhensions et mes réticences, cela m’apparaît au fur et à mesure avec une certaine logique : je ne suis pas là pour prêcher, pour donner des leçons ou même pour proposer de la théorie. Je pars de ce que je connais, donc de mon Être, de mon ressenti, de mes expériences. Je livre mes vulnérabilités.

Agir et réfléchir en temps de crise

Qu’est-ce que l’éthique d’un praticien spirituel ? Comment maintenir son éthique en temps de crise ? Comment gérer la pression extérieure (situation stressante) ? Comment gérer la pression spirituelle (interne, mais aussi de mes Alliés (externe)) ? Dois-je me précipiter pour aider ? Mais aider qui, aider comment ? Dois-je attendre que l’on vienne me trouver ? Les questions n’en finissent pas. Je me sens inutile et inadéquate. Peut-être qu’il aurait fallu se taire et faire silence. Peut-être que dans 2 mois je me rendrais compte que j’ai mal agi, que je me suis précipitée, que j’ai alimenté un flux que je réprouve. Je baigne dans des incertitudes. Pourtant la pression de faire est trop grande. Mon travail spirituel sera donc notamment de réaliser une grosse introspection sur cette pression. Quelle est-elle ? Quelle est sa nature ? A quoi elle correspond ? D’où vient-elle ? Est-ce qu’il s’agit d’un simple effet domino de stress ? Est-ce que je suis en capacité d’écrire en ce moment ? Est-ce que cette pression est interne ou externe ou les deux ? Est-ce que je suis capable de faire la différence ? Comment la réaliser ? Est-ce que la source est authentique ou floue ? Est-ce que mon ego s’est emballé ? Est-ce qu’il y a bien une pression spirituelle distincte ? Accepter que la réponse que j’ai trouvée pour l’instant est peut-être fausse et que je me trompe totalement… Accepter d’avoir l’air ridicule ou malvenue. Faire malgré tout.

Quel(s) service(s) spirituel(s) dans un contexte de pandémie ?

Nous sommes dans une situation du monde commun, un virus, qui se traite de façon médicale, sociale, sociétale. Que vient faire la spiritualité là-dedans, quelle place lui donner, quelle place ne pas prendre ? Il y a beaucoup de choses à remettre à plat de ce côté.

Déjà, le spirituel ne remplace pas le commun. Aucun service spirituel ne saurait se substituer à des actions dans le monde commun (des actions pratiques) : ce qui prime sur tout le reste, ce sont les recommandations des scientifiques et des médecins, et petit à petit (parce que oui, il est arrivé à la bourre après les autres) de l’Etat. C’est pour cela que la première chose que j’ai commencé à faire, ce fut de partager des informations sur la pandémie. Je voyais des choses que d’autres personnes ne semblaient pas voir (manque de temps, pas les mêmes sources d’informations, etc), alors il m’a semblé essentiel de chercher et de relayer. Entre le mercredi 11 mars, avant l’annonce du chef de l’État, et le lundi 16 mars, j’ai partagé des informations que j’ai trouvées sur la nécessité capitale de procéder à la distanciation sociale et donc à un isolement chez soi. J’ai lu des témoignages de journalistes, de scientifiques, de médecins, qui allaient tous dans le même sens au sujet de la situation en Italie, la gravité et la vitesse de la contagion, et du fonctionnement d’une épidémie pandémie (courbe exponentielle, et comment l’endiguer ; même si un article a été très critiqué, il n’était pas le seul à donner ce genre de conclusion) et des problèmes structurels d’accueil des malades (saturation et manque de moyens). Depuis le départ, depuis le 11 mars et l’annulation de mes propres voyages, rdvs, activités, il m’est apparu que la solution la plus efficace pour limiter tous les risques était l’isolement, et je l’ai recommandée (sur Instagram beaucoup, et aussi sur Facebook un peu) de suite. Malgré la peur d’être ridicule, malgré la peur d’être critiquée, d’avoir l’air parano etc. Les informations factuelles que j’ai trouvées m’ont paru fiables, et elles ont rejoint les gros warnings de mon intuition que je n’avais pas écoutés jusqu’à ce moment (j’en ai parlé dans mon premier article linké plus haut).

Ma position à l’heure actuelle n’a donc pas changé. Avant toute chose, il faut suivre les scientifiques et la communauté médicale, et puis le chef de l’Etat (en prenant soin de continuer à réfléchir, car il a annoncé les mesures trop tard, et il fait également plein de contradictions, je trouve que le maintien du vote était une aberration en regard de ce qu’il avait ordonné ; et même lundi soir, il a encore fait des déclarations contradictoires). Bref, en tout cas, protégez-vous et protégez les autres en restant chez vous. J’ai été sidérée des gens qui ont osé contredire ces règles et qui se sont déplacés partout dans les espaces publics, de rassemblement, et les transports en commun pour changer de lieu de « confinement » (le mot n’a même pas été prononcé). Mais c’est trop tard maintenant, on en paiera le prix et je n’y peux rien.

Dans cette situation très réelle donc, il y a énormément de dangers et d’enjeux non seulement locaux mais aussi sociaux. Les « services » à privilégier sont donc potentiellement très réels, très humains, très concrets. Trouver et soutenir les personnes fragiles (et pas juste les personnes âgées), les personnes précaires, les personnes isolées, les personnes racisées, les sans-abris… Le tissu de solidarité doit se jouer à ce nouveau-là, pas de façon virtuelle mais bien présentielle. A travers des actes, qui répondent à des besoins concrets très spécifiques, et pas des prières. Alors qu’est-ce que je fiche ici en ligne sur mes espaces de blog et autre ? Cela m’a fait me sentir coupable. Cela m’a fait me sentir complètement incohérente et vaine. Et puis les choses ont décanté, et je commence à dresser le tableau de quelques apprentissages. Je crois qu’il y a beaucoup d’Ombre là-dedans. Et j’en tente la déconstruction.

Accepter d’écrire en ce moment, c’est prendre mes contenus au sérieux. Accepter d’être autrice, créatrice, et prêtresse donc, posture de service religieux/spirituel. Rejeter tout cela pour courir dans vers des grands actes politiques et sociaux, c’était en partie nier la valeur intrinsèque à la création, qui est censée exister en tout temps d’ailleurs, pas juste maintenant. Or, ce qui est très révélateur, c’est que je suis capable de reconnaître l’immense valeur des artistes, auteurs.trices, et créateurs.trices, que je suis en ce moment. Je recherche ardemment leur travail, je cherche leurs œuvres pour me nourrir intérieurement. Mais j’érige des barrières et des classements, je ne me situe pas dans le même panier… Ombre te voilà. Il m’est apparu également un autre élément signifiant : en ce moment crucial de crise j’ai immédiatement pensé devoir me tourner vers autre chose que l’écriture et la création. Cela dresse non seulement une barrière entre les « vrais actes » de service et mon écriture, comme si mon écriture était moins que, mais cela dresse aussi une barrière entre mon écriture et d’autres types de service spirituels que je peux offrir. J’ai beau avoir commencé à identifier ce nœud fin 2018, après avoir fermé ma boutique Etsy, cela revient donc ici sur le devant de la scène pour me rappeler que je n’ai toujours pas fait la paix avec cela. A l’époque je me sentais déjà vaine de me dire que mes écrits sur les cartes allaient passer au premier plan, et que c’était censé aider des gens plus qu’en proposant mes tirages de cartes (que je pensais plus « réels », plus concrets). Écouter mes guides et fermer cette page de ma vie spirituelle (la boutique ayant été ouverte en consultation avec eux), c’était le premier pas vers la compréhension d’une autre façon de servir possible. Je n’avais clairement pas tout compris quand je l’ai fait, mais j’ai avancé à moitié à l’aveugle en leur faisant confiance.  En effet, cela faisait déjà de nombreuses années qu’On me disait d’écrire ; j’avais conscience, et en partie intégré, que tout ce que je produisais en ligne participait du service et des offrandes que je leur rendais. Une clé a été notamment qu’en 2014 j’avais ouvert un site spécial pour publier des écrits dévotionnels, qui forment la base du recueil que je travaille actuellement. C’est à ce moment-là que j’ai compris que mon « service d’écriture » dépassait largement le cadre de l’Antre de Morrigan – c’était plus facile d’accepter l’entretien de ce lieu, et son écriture, comme une offrande, alors que l’élargir au reste par contre, me posait une réelle difficulté.

Depuis une petite semaine donc, les réflexions s’enchaînent, je médite beaucoup, et j’éclaircis petit à petit ma vision et ma compréhension de mon cheminement, et de mon rôle de « servante » (difficile de débarrasser ce terme de sa connotation négative). Et j’ai déblayé du chemin encore une autre partie de mes propres Ombres.

Je suis sur un chemin perpétuel d’apprentissage vis à vis de la Morrigan, et clairement depuis plusieurs années j’explore la question de la Souveraineté sous toutes ses formes. Je lis, je m’informe, sur la question des Souverainetés individuelles et collectives, donc sur les questionnements politiques et sociaux très divers vis à vis de la « justice sociale ». A petits pas, je m’informe sur le queer, les lgtb+, le féminisme, les diverses formes de précarisations, le racisme, les combats indigènes, la grossophobie… C’est difficile pour moi de servir Morrigan sans me poser ses questions, et de continuer à écrire ici sans en aborder des morceaux. Je ne me sens pas assez formée, pas assez adéquate. J’ai eu beau ouvrir des brouillons sur des sujets qui me semblent cruciaux (la souveraineté du corps et notamment des femmes et les problèmes de violences médicales) je ne me sens pas légitime à publier mes réflexions. J’ai peur et je recule. Je me dis que c’est à d’autres de le faire. Et pourtant, en ne le faisant pas, je ressens un manque terrible dans le panorama que j’offre ici. Or justement, ces jours-ci, je me suis rendue compte d’une chose : je trouve les combats sur le terrain essentiels et nobles, je vois notamment mes confrères.soeurs des USA et d’Irlande agir en ce sens (directement des prêtresses païennes) mais aussi certaines sorcières en tout genre, et donc j’avais projeté qu’il était nécessaire que je fasse pareil. Ce dont je me suis aperçue, c’est que j’avais donc non seulement projetée une attente (faire X chose), mais aussi une hiérarchie de valeurs, et aussi dressé un joli autel à mon ego. Ce sont les émotions de surprise et de déception qu’ont mise sur la piste. C’est très facile de tomber dans le piège de la romantisation : Morrigan étant une divinité de la Guerre, il fallait donc être une guerrière moi aussi ; il fallait aller au front la crinière au vent. Être pompier, être soignant, être membre d’une association, … tout cela est plus évident. A mon niveau, il y avait d’autres façons de « fantasmer ». J’étais persuadée que j’allais être prise d’une canalisation prophétique, ou d’une canalisation de fureur comme cela m’a déjà été demandé par le passé. C’était beaucoup plus beau et noble de me mettre à écrire frénétiquement des odes à la colère, des odes pour le champ de bataille, de proposer une rituel guerrier collectif, … Mais ça n’est pas parce que c’est déjà arrivé que cela va se reproduire. Projection. Ce n’est pas parce que c’est plus éclatant que c’est nécessaire. Projection.

Ce n’est pas ça qu’on te demande ma fille. J’ai bien de la peur, de la colère, de la rage, du dégoût, mais ça n’est pas cela que je dois mettre en avant et partager. Il y a bien des idées, des actes très concrets à poser, mais lorsque j’ai voulu coucher les mots sur le papier on m’a dit « NON ». Je n’ai pas de conseils à donner, je ne dois pas me mettre dans cette posture-là. Les informations seront trouvables ailleurs, livrées par des personnes plus qualifiées. J’ai changé mon fusil d’épaules et j’ai voulu livrer mon propre partage, mais on m’a crié « NON » encore plus fort que précédemment. Ce que je fais à ce niveau dans ma vie personnelle ne doit pas être partagé non plus. Est-ce un tabou ? Est-ce une recommandation pour éviter tout phénomène de performance, de représentation ? La cause pour l’instant m’importait peu, je continuerai à travailler sur moi pour en trouver les réponses. Ce qui comptait c’était surtout d’écouter ce non. De changer encore mon fusil d’épaule.

Ici n’est pas le lieu pour cela, pas ma mission. Justement, contre mes propres attentes et préjugés, ça n’est pas ce qui m’a été demandé. Je n’aurais pas l’air souveraine, je n’aurais pas l’air guerrière. Je n’aurai pas l’air noble, je ne serai pas présentée en train de réaliser des actions plus urgentes. Je serai présente dans une fonction pas reluisante, dans des domaines qui ont l’air vains en ce moment : l’écriture et la religion / spiritualité. Je serai présente pas pour l’urgence, et pas pour la majorité non plus. Je sers après tout une toute petite partie de la population (les « païens », et même pas tous). Je serai peu lue, et mes lecteurs.trics ne seront pas tous touché.e.s par ce que j’écris. Beaucoup n’auront pas besoin de me lire en ce moment, et n’auront pas non plus besoin de la permanence que je vais ouvrir samedi. Ce que je vais proposer n’est pas essentiel, et donc en le proposant je prends le risque d’être inadéquate. Mais certain.e.s en ressentirons le besoin, et même si nous sommes 5, ma mission sera remplie. Il peut même y avoir une leçon si je suis toute seule samedi. Une grosse leçon d’humilité, et de faire le travail quoiqu’il arrive.

Conclusion

Je crois que je pourrais continuer encore un moment à réfléchir à ses Ombres, mais je vais m’arrêter là après cet article déjà long. En résumé, bien qu’il me semble essentiel de se battre sur le terrain, d’établir des solidarités dans le commun, sur mon chemin public actuellement ça n’est pas ce qui m’a été demandé. Il y a les besoins vitaux, les besoins de survie, manger, dormir, avoir un toit, et les besoins de santé… et il y a les besoins émotionnels et spirituels. Je ne vais soigner personne. Je ne vais pas combattre. Cela peut sembler complètement étrange ou futile de répondre en ce moment au spirituel, mais c’est là que mon rôle se joue. D’un côté, je vais donc continuer à créer. J’ajouterai probablement avec le temps des ressources à la banque que j’ai commencée, et surtout, je vais continuer à écrire et à créer du contenu ; c’est à dire continuer mon « simple » travail habituel. Traduire, compiler, écrire, tourner des vidéos. D’un autre côté, dans le service spirituel plus « direct » (?), on m’a demandé de créer des lieux et des initiatives. Il n’y aura pas de brouhaha autour, il n’y aura pas d’emphase. J’ai ouvert un premier espace de regroupement et de solidarité en ligne, je vous l’ai offert, et celles et ceux qui en trouveront le besoin viendront me trouver. Il n’a aucune prétention, il ne remplace pas toutes vos idées, toutes vos envies, il ne remplace pas vos proches et vos amis, vos réseaux plus urgents. C’est une opportunité, un lieu d’accueil, qui sera ouvert quoiqu’il arrive, comme un temple où vous pouvez passer si l’envie s’en fait ressentir.

Et samedi je vais donc vous ouvrir un deuxième espace, proprement spirituel cette fois-ci, pour répondre à ce besoin spécifique-là. Il ne remplace pas vos pratiques à la maison, il ne remplace pas le fait de communier avec votre coven, votre cercle, votre clairière… Mais il sera présent, il sera ouvert, pour vous accueillir si vous avez envie de retrouver d’autres personnes dans l’acte spirituel du recueillement. Nous ne sommes pas chrétiens, nous n’avons pas d’églises. Beaucoup diront que la nature est notre temple, mais tous n’auront pas la possibilité de s’y rendre. Et encore moins en groupe, puisque nous devons nous isoler les uns des autres. Donc pour celles et ceux qui auraient envie de prier à plusieurs et de discuter de paganisme, ce lieu sera là. Tout ceci demande pas mal de précisions, et je vais publier sous peu un article pour expliquer spécifiquement le principe de ce temple en ligne.