La Reine des Ombres ?

•août 11, 2016 • Un commentaire

Voici une vidéo que je connais depuis longtemps à force de suivre les travaux de Morpheus Ravenna, mais je ne crois pas que ce soit le cas de tout le monde, et je ne me souviens pas l’avoir jamais postée ici. Alors voici. Antero Alli a réalisé un film dont l’une des séquences est la suivante : il s’agit d’un rêve qui présente la Déesse Morrigan dans une danse rituelle. Le montage est réalisé à partir d’une des « célèbres » performances de Morpheus.

Note : j’ai intégré la vidéo directement au blog, mais pour la voir directement sur la page de l’auteur et en plus grande taille, rendez-vous sur Vimeo.

The Morrigan (dream sequence) from Antero Alli on Vimeo.

Bénédictions de Lughnasad

•août 5, 2016 • Laisser un commentaire

Avec un petit peu de retard, je vous transmets ici des bénédictions pour Lughnasad rédigées par Morpheus Ravenna, prêtresse de Morrigan de Californie, membre de l’association du Coru. (Pour plus d’informations sur Lughnasad, cliquez ici.)

(version irlandaise)

Ith, blicht,
síth, sáma sona,
lína lóna,
lerthola,
fir ríglaich,
co combáid cind.

(version anglaise)

Corn, milk,
peace, wellness, full nets,
ocean’s plenty,
wise guidance,
strong allies.

May mighty Lugh bless you with skill, brilliance, and victory in all your endeavors; may your spears be strong, your harvest be rich, and your land be sovereign. And in the name of Tailtiu who died in the labor of providing for Her people, may we never forget to honor the cost of what we hold dear.

(ma traduction pour les non anglophones)

Maïs, lait,
Paix, bien être, filets pleins,
Océan abondant,
Guidance sage,
Alliés puissants.

Puisse le puissant Lugh vous accorder talent, intelligence, et victoire dans tous vos efforts ; puisse vos lances être forte, votre récolte riche, et votre terre souveraine. Et au nom de Tailtiu qui est morte au travail pour son peuple, puissions-nous ne jamais oublier d’honorer le coût de ce qui nous est cher.

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De l’importance de gérer ses peurs

•juillet 15, 2016 • 2 commentaires

Je n’ai pas la force, l’énergie, ni le temps de proposer un texte personnel et un peu réfléchi sans remâcher les idées déjà répandues sur le sujet. Mais je trouvais important de rappeler brièvement ces essentiels étant donné ce qui vient de se produire, à nouveau.

La peur n’est pas un défaut. La peur peut être utile. Elle est utile quand elle nous apprend sur nous-mêmes, notre histoire, nos blessures, notre inconscient. Elle est utile quand elle nous fait garder les pieds sur terre sans partir dans un fantasme, fut-il au sujet d’une personne ou d’un projet (en bien ou en mal). La peur peut servir de garde-fou, de balancier, et aussi de perche d’équilibriste pour traverser le fossé, quand elle est notre motivateur, notre adrénaline (un peu comme le stress). Mais pour cela il faut travailler avec elle. Vous le savez, dans les combats anciens, la peur jouait un effet majeur, comme chez les combats animaux : on dresse le poil, on crie, on fait du bruit, on espère être plus impressionnant que l’on est, on espère se montrer supérieur, plus fort, …. Et l’ennemi aussi. Car l’ennemi peut se servir de nos peurs. Ne le sait-on tous pas, aujourd’hui aussi à cause des films hollywoodiens, que les méchants utilisent les failles de leurs ennemis, leur peur de perdre leurs proches ? Si vous refoulez vos peurs, elles prendront le pas sur vous, elles donneront lieu à des mécanismes émotionnels très puissants clairement identifiés par la psychologie. Vous ne serez plus maître de votre vie, de vos choix, de vos mots, de vos réactions (un peu comme la colère parfois). Et si vous refusez de travailler avec votre peur, elle deviendra votre point faible, et elle sera utilisable par ceux qui vous cherchent du tort.

Un article du NouvelObs sur ce thème explique comment fonctionne la peur en tant que stratégie première du terrorisme (cliquez). C’est très bien écrit, très explicite, facile à lire. Si vous cédez à la peur, vous répondez ainsi exactement à la manipulation de l’ennemi. Vous serez la cible parfaite, pour vous divisez, pour arrêter de réfléchir, pour dresser des amalgames, d’eux, mais aussi des politiques et des médias. C’est difficile, évidemment. Mais prendre du recul, avec ses émotions, permet de se recentrer, et surtout, de ne pas arrêter de réfléchir. Ne pas être embarqué dans un mouvement de foule, un mouvement d’opinion, des amalgames, des insultes… Bref. On pourrait tergiverser longtemps. A lire, et à méditer.

Nouveau cycle de dévotion

•juillet 15, 2016 • Un commentaire

Edit : Quel étrange timing… J’avais pré-programmé cet article, je remets les mains dans le cambouis depuis peu…. J’ai vu l’annonce des événements à Nice après coup. Je suis dégoûtée, et peinée, c’est peu de le dire. Pour l’instant je ne me vois pas dire quoique ce soit. Simplement, j’envoie toutes mes pensées envers les victimes et leurs familles, ainsi que tous les habitants de la ville et de la région.

***

C’est décidé, je tente autre chose, encore. Comme je l’ai expliqué il y a quelques temps sur mon blog principal, mon « cheminement » (si c’en est encore un) a pris une drôle de tournure. La distance, le manque d’alignement… tout résiste. Tout est silencieux.

Mais après des questionnements nombreux, déchirés, sans réponse, j’ai essayé de repasser à l’action, de tenter des choses. Rien ne marche jusqu’ici, autant dire que je suis dépitée. J’ai confié mes doutes à quelqu’un qui me renvoie souvent le miroir de la Déesse sans le savoir, que je remercie toujours. Bien que je reste lointaine, brève, je me suis laissée aller à exprimer mon déchirement, voire mon désespoir. Mais comme toujours, je répète aussi que je n’ai pas abandonné. Encore un peu, j’attends, je vais voir. Je vais essayer. Puis, comme c’est également souvent le cas, je toque à la porte de mon confident pour ce genre de choses. J’interroge, je chouine aussi. « Mais quoi c’est possible ? Comment dois-je faire ? Tout va-t-il s’arrêter ? », et lui de dire que non, que c’est passager, que c’est une épreuve. Et moi de chouiner encore plus, que ça va bientôt faire un an, que c’est très long, que je ne supporte plus le vide. Que je me sens terriblement vaine, et indigne ; d’avoir certains rôles, certains « titres ». Que plus rien ne se canalise entre mes mains, que je n’ai plus « de jus » pour faire x ou y. L’inspiration n’est pas là. Rien n’est comme avant. Et puis, bon, je me dis, essayons autre chose encore.

Je voudrais y passer du temps. Pas non plus des heures hein, je veux dire, simplement faire symboliquement de la place dans mon quotidien, plus que ça n’était le cas depuis quelques temps – car malheureusement, pendant plusieurs mois j’étais encore pas mal dans l’espoir que ça roule, offrandes régulières, méditations, etc, mais avec l’absence de résultats, je n’ai pas persévéré. Du coup, j’aimerais reprendre les prières. Au moment des sessions de travail, le soir surtout, peut-être le matin, à voir. Brûler des bougies, reprendre les offrandes « au bol » (soit glisser des choses dans le bol régulièrement, soit commencer par un liquide). Remettre de l’énergie, cette énergie, dans mon environnement. Donner surtout. Montrer que c’est important. Faire sans retour.

Puis, il y a quelque chose qui m’a fait tiquer. Une chose à la con, vraiment, que j’ai laissé de côté pour de multiples raisons rationnelles. Ca ne devrait pas être un secret pour certains qui m’ont suivi ici et là, sur Facebook, sur mon blog créatif, et autres, je suis complètement férue de papier, de crayons, de plumes, d’encres etc. C’est mon dada. Malgré le fait que j’ai effectuée ma « transition technologique », autant au niveau personnel qu’au niveau du travail (j’y étais bien obligée), je garde toujours cette passion des carnets, des journaux et de l’écriture. Un beau papier, une belle texture, l’encre qui s’écoule, le stylo qui glisse, c’est toujours un moment privilégié. Or en rentrant plusieurs fois je suis repassée devant cette boutique-librairie-papeterie qui propose milles carnets, stylos, et, à ma grande surprise, un petit rayon calligraphie. Et les encres m’ont fait chavirer. Je n’ai pas emporter de quoi faire mon encre de chine dans la valise, trop lourd et trop fragile. Je me suis contente d’un stylo plume à réservoir qui m’a été offert. J’ai vu les encres et puis… je ne sais pas. Je suppose que mon amour des couleurs, mon fonctionnement vibratoire, comme quand je dessine, peins, crayonne des mandalas, c’est mis en route. Le plaisir d’écrire avec une belle encre, ah, ça n’a pas de pareil. D’adapter son encre à son but (selon le type de lettre, de carte, de papier, de destinataire…). Puis, j’ai tenté de me raisonner : « tu dois faire attention à ton budget » ; « est-ce que c’est une décompensation financière ? » ; « tu ne vas pas encore accumuler quelque chose » ; « vas-tu vraiment t’en servir ou est-ce qu’au bout d’une semaine ça va rester dans un tiroir pour ne plus en sortir? » ; « les prix des produits de calligraphie ont l’air bien plus chers qu’en France, méfie-toi » ; « regardes-donc le prix avant sur internet, je suis sûre que c’est plus cher parce que produit importé » (bingo, c’est le double!) ; « repars sans, et tu verras si l’impression te reste avec le temps » ; (lors de la deuxième visite) « repars encore sans, teste-toi sur une plus longue durée » ; etc etc…. la liste est longue. J’ai mis du temps, j’ai regardé toutes les couleurs, je me suis demandée, si je ne devais en avoir qu’une seule ? laquelle ? Très difficile de choisir avec moi comme toujours, car je voyais déjà cents utilisations, cents projets… Puis j’ai réduit, progressivement, une en moins à chaque fois. Je me suis arrêtée sur 4 couleurs, chaque pour une raison différente, et je ne pense pas que ça soit absurde. Puis j’ai réduit encore. « Là maintenant, qu’est-ce que tu voudrais faire ? Qu’est-ce que ça t’inspire ? » Et puis…. j’ai osé me formuler cette pensée sous-jacente qui était là depuis le début. « Je veux une couleur de terre… Je veux une couleur qui me rappelle d’où je viens, ce que je suis. Je veux une couleur…. qui me rappelle Elle. »

Alors la troisième fois, je me suis dit, « puisque ça vaut le double, c’est vraiment dommage, c’est quelque chose de spécial que tu t’offres, tu devras en faire bon usage. Tu devras être volontaire, tu devras le mettre à profit ». Et puis, ben, j’ai repensé à la façon dont je fonctionne. L’écriture, toujours. D’où les blogs, les sites. D’où les 3 projets d’ouvrage. Et puis mes journaux personnels. J’aimerais bien essayer de lui écrire de nouveau. Ecrire des lettres peut-être, le soir, pour lui parler, pour prier, à voir selon ce que je ressens, ce que j’imagine. Ecrire, peut-être, pour s’exalter, pour se donner du courage, pour retrouver l’inspiration. Ecrire peut-être les pièces manquantes du recueil à son nom qui est dans un tiroir. Peut-être même juste recopier des prières écrites par le passé, en m’appliquant. Les glisser dans mes livres ? Dans mes poches ? Ou publier de nouvelles choses ici ?

Pour l’instant je n’ai aucune idée de là où ça mènera. Mais je vais essayer ; encore. Je nous dois bien ça. J’aimerais parvenir à remplir ce gouffre qui nous sépare. Le vide et le manque sont trop présents, on verra si ma dévotion peut en combler une partie. Je dois apprendre à redécouvrir d’autres façons de relationner. Je dois trouver un pont.

 

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La Souveraineté Guerrière de l’Irlande

•juin 30, 2016 • Un commentaire

Je l’avais annoncé sur Facebook il y a plusieurs mois maintenant, j’ai complète oublié de le poster sur le blog de l’Antre. Cette une excellente nouvelle pour nous que voici, ouvrage culte réédité.

La Fille de Samhain

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Je n’aurais jamais pensé que ce livre soit de nouveau édité aux éditions Yoran Embanner.

Cet ouvrage a été co-écrit par de très bons chercheurs en études celtiques, Françoise LE ROUX et Chr.-J. GUYONVARC’H. Je viens de me le commander et j’ai hâte de l’avoir entre mes mains pour le parcourir et dénicher des informations très intéressantes et de source sure.

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Résumé : « Guerriers redoutables autant que redoutés, les Celtes, de l’Antiquité au Moyen Âge, furent des combattants hors de pair. Leur bravoure et leur connaissance du métier des armes en firent des mercenaires très recherchés tant dans l’Antiquité qu’à la période médiévale. À cette excellence militaire s’ajoute une conception particulière de la guerre, différente de celle de Rome et de l’Occident moderne avec une divinité symbolisant la souveraineté guerrière, la Mórrígan. Car le dieu de la guerre pour les Celtes, est une déesse :  Mórrígan, la « Grande Reine », épouse du…

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Témoignages et dévotions en français

•juin 29, 2016 • Laisser un commentaire

Bonjour à tous,

J’ai posé cette question sur Facebook il y a quelques temps, je la partage ici pour avoir votre attention. J’aimerais mettre en valeur les blogs français qui racontent des expériences avec la Morrigan. Que le blog soit païen en général ne pose pas de problème, simplement, qu’il propose régulièrement (ou l’ait fait dans le passé?) des articles de cheminement auprès de Morrigan. Je tente autant que possible de proposer ici que vous puissiez proposer aussi vos témoignages, vous n’osez pas toujours. Quand il s’agit d’écrits récurrents, j’aimerais pouvoir tout de même avoir cette banque de ressource là, que nous puissions nous suivre de temps à autre, pouvoir se retrouver, par un endroit qui répertorie tout le monde. Alors vous, lecteurs, connaissez des blogs en français qui parlent d’une pratique avec la Grande Reine?

La guerre contre la culture du viol

•juin 10, 2016 • Un commentaire

Une affaire qui bat son plein aux Etats-Unis, au sujet d’un « fait de société » très répandu, ancré depuis des années, qu’il est toujours aussi difficile de déconstruire (les crimes commis leur des fêtes universitaires des fraternités). Je ne vais pas résumer ici l’affaire car je n’ai pas le temps, entre les faits, les propos entièrement choquants du père et de son fils comme défense, le verdict annoncé complètement ridicule de 6 mois de prison…. Non, si je viens aujourd’hui, c’est parce que j’ai été éberluée par la réponse d’un politicien à cette affaire :

Joe Biden s’est fendu d’une lettre ouverte particulièrement personnelle et lyrique, pour reconnaître la souveraineté de la jeune victime, et pour vanter son combat guerrier. Les détracteurs pourront reprocher qu’il s’agit d’une manœuvre politique, que, évidemment, ce n’est pas lui qui l’a écrite…. mais peu importe les circonstances. Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est la teneur du fond. La justesse et la beauté d’un tel texte sur les combats des femmes, et aussi, remarquez-le des hommes. De toute une société qui doit travailler ensemble peu importe son genre, qui a des responsabilités, pour régler un fléau.

La chance ici c’est que j’ai trouvé une traduction française :

« Je ne connais pas votre nom – mais vos mots sont gravés à jamais dans mon âme. Des mots que l’on devrait faire lire aux hommes et aux femmes de tout âge.

Des mots que j’aurais voulu que vous n’ayez jamais eu besoin d’écrire.

Je suis impressionné par votre courage d’avoir parlé, d’avoir nommé si clairement le mal que l’on vous a fait, et d’avoir si passionnément défendu votre droit à une dignité égale à celle des hommes.

Et je suis empli de colère – à la fois que cela vous soit arrivé, et que notre société vous ait demandé encore de défendre votre propre valeur.

Cela devait être déchirant, de revivre ce qu’il vous a fait encore une fois. Mais vous l’avez fait quand même, dans l’espoir que votre force puisse empêcher ce crime de faire d’autres victimes. Votre bravoure me coupe le souffle.

Vous êtes une guerrière, vous êtes aussi solide que l’acier.

Je ne connais pas votre nom – mais je sais que beaucoup de gens vous ont abandonnée, cette terrible nuit de janvier et les mois qui ont suivi.

Tous ceux qui, à cette soirée, vous ont vue incapable de réagir et ont quand même choisi de regarder ailleurs au lieu de vous offrir de l’aide. Tous ceux qui ont balayé ce qui vous est arrivé en disant que ce n’était rien de plus qu’une énième “nuit de folie”. Tous ceux qui vous ont demandé “tu t’attendais à quoi ? Il ne fallait pas boire autant”, ou qui ont pensé que vous l’aviez cherché.

Vous avez été victime d’une culture qui existe sur nos campus, où une femme sur cinq subit une agression sexuelle, année après année. Une culture qui promeut la passivité, qui encourage les jeunes filles et les jeunes gens à fermer les yeux sur ce qui s’y passe.

Les statistiques des agressions sexuelles sur les campus n’ont pas baissé ces deux dernières décennies. C’est obscène, c’est un échec qui se tient là, sous nos yeux à tous.

Et vous avez été abandonnée par quiconque a osé questionner cette vérité simple et claire : un rapport sexuel non consenti est un viol. Point. C’est un crime.

Je ne connais pas votre nom – mais grâce à vous, je sais que les héros font du vélo.

Ces deux hommes qui ont vu ce qui vous arrivait – qui ont pris la responsabilité de s’interposer –, ils ont fait ce qu’ils savaient instinctivement être juste.

Ils n’ont pas dit “ce ne sont pas mes affaires”.

Ils ne se sont pas inquiétés des implications sociales, de leur sécurité, ou de ce que leurs pairs allaient penser, avant d’intervenir.

Ces deux hommes incarnent ce que signifie “être un témoin responsable”.

Faire autrement – voir une agression sur le point de se produire et ne rien faire – fait de vous une partie du problème.

Nous avons tous la responsabilité de faire cesser ce fléau de la violence faite aux femmes, une fois pour toutes.

Je ne connais pas votre nom – mais je vois que vous êtes invincible.

Je vois le potentiel illimité d’une jeune femme incroyablement talentueuse, pleine de promesses. Je vois les épaules sur lesquelles nos rêves d’avenir reposent.

Je vous vois.

Vous ne serez jamais définie par ce que le père de l’accusé a durement décrit comme “vingt minutes d’action”.

Son fils le sera.

Je rejoins le chœur de ceux qui vous soutiennent, car on ne dira jamais assez aux survivants : “Je te crois. Ce n’est pas de ta faute.”

Ce que vous avez enduré n’est jamais, jamais, jamais, JAMAIS de la faute d’une femme.

Et alors que la justice a rendu son verdict dans votre cas particulier, la nation n’en est pas satisfaite.

Et c’est pourquoi nous continuerons à parler.

Nous parlerons pour changer la culture de nos campus, une culture qui continue à poser les mauvaises questions : que portiez-vous ? Pourquoi étiez-vous là ? Qu’avez-vous dit ? Combien d’alcool aviez-vous bu ?

Au lieu de demander : comment a-t-il pu penser qu’il avait le droit de violer ?

Nous parlerons contre ceux qui veulent nier, contre ceux qui savent que ces crimes se produisent, mais qui ne veulent pas y être mêlés. Ceux qui pensent que ce crime atroce est “compliqué”.

Nous parlerons pour vous – vous qui restez anonyme non seulement pour protéger votre identité, mais parce que vous représentez si bien “n’importe quelle femme”.

Nous deviendrons des phares, comme vous l’avez fait, et nous brillerons.

Votre histoire a déjà changé des vies.

Vous avez aidé à changer cette culture.

Vous avez sorti des milliers de gens de leur torpeur et de leur indifférence envers la violence sexuelle, ceux qui permettent à ce problème de perdurer.

Vos mots aideront des gens que vous n’avez jamais rencontrés, que vous ne rencontrerez jamais.

Vous leur avez donné la force de se battre.

Et, je le crois, vous sauverez des vies.

Je ne connais pas votre nom – mais je ne vous oublierai jamais.

Les millions de gens qui ont été touchés par votre histoire ne vous oublieront jamais.

Et si tous ceux qui ont partagé votre lettre sur les réseaux sociaux, ou qui ont eu des conversations chez eux avec leurs fils et leurs filles, si tous ceux-là savent puiser dans cette passion, cette colère, cet engagement qu’ils ressentent en ce moment, la prochaine fois qu’ils auront le choix entre intervenir et passer leur chemin, alors je crois que vous aurez contribué à changer le monde, en mieux. »

Merci Le Monde pour cet article. (cliquez)